Notre sélection réunit neuf titres parus ou à paraître en septembre et octobre 2026, pour découvrir une nouvelle série ou relire une œuvre dans une édition renouvelée.
1 Ryukyu Buccaneer, chez Glénat le 7 octobre
Muta Hanagusuku a hérité d’un nom de samouraï, mais pas de la fortune qui devrait l’accompagner. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le jeune homme vole pour nourrir sa famille déchue lorsqu’une rumeur commence à circuler : un pirate aurait dissimulé un immense trésor sur une île de l’archipel des Ryukyu. Accusé d’un crime qu’il n’a pas commis, Muta se retrouve précipité dans cette chasse au butin.
Déjà connu pour Witch and Hound, publié chez Mana Books, Rainy Kamitsuki signe le scénario de cette aventure dessinée par Nau Doi. Le duo choisit un territoire rarement exploré par le manga historique : les Ryukyu à la fin du shogunat. Parmi les références évoquées par le scénariste, Golden Kamui pour la quête du trésor et Hell’s Paradise pour l’aventure insulaire.
2 Twisted Tale, chez nobi nobi ! le 14 octobre
En général, le dragon est vaincu, le prince arrive au château et embrasse la princesse. Sauf qu’ici, Aurore ne se réveille pas et Philippe s’endort à son tour. Dans Il était un rêve, la jeune femme se retrouve prisonnière d’un univers de cauchemars et de ronces. Pour échapper à la malédiction de Maléfique, la Belle au bois dormant devra compter sur ses propres forces.
Avec Profondeurs de l’océan, c’est la fin de La petite sirène qui bascule : Ursula a gagné. Cinq ans plus tard, Ariel, toujours privée de sa voix, règne sur Atlantica, tandis que la sorcière contrôle le royaume d’Éric à la surface. L’espoir de retrouver Triton vivant pousse alors la sirène à retourner chez les humains. Elle doit désormais sauver son père et son peuple, mais aussi le prince qu’elle n’a jamais oublié.
Ces deux mangas adaptent les romans de Liz Braswell issus de la collection Twisted Tale, qui réécrit les histoires Disney en modifiant un événement décisif. Publiés simultanément le 14 octobre chez nobi nobi !, ces récits complets offrent deux chemins de traverse dans des contes dont on croyait connaître l’issue.
3 Ma belle poupée est un super darling, chez Kurokawa depuis le 3 septembre
Son surnom laisse peu de place à l’imagination : « Belle poupée » serait forcément une héritière délicate, docile, décorative. Promise à Gilbert, un prince réputé maudit, Laëtitia cache pourtant sous ses bonnes manières une personnalité et un pouvoir qui pourraient bouleverser leur union.

Au dessin, Selen n’est pas une inconnue : également connue sous le nom de Kei Saiki, elle a notamment signé Gambling School Twin et Puisque vous m’abandonnez, je vous mettrai à genoux. Elle adapte ici le light novel d’Asaki Asagiri, dont elle réalisait déjà les illustrations.
4 Veritas Oculis – Les investigations sacrées, chez Pika depuis le 16 septembre
Après les intrigues de cour des Carnets de l’apothicaire, Natsu Hyuuga déplace l’enquête dans les coulisses du pouvoir religieux. Adapté de son light novel et dessiné par You Asami, Veritas Oculis retrouve le goût de l’auteur pour les héroïnes observatrices, les secrets compromettants et les affaires criminelles. Son premier tome est disponible depuis le 16 septembre chez Pika.
Chloé, novice dans une petite église, a une occupation nocturne peu conforme à sa vocation : elle fréquente les tavernes et gagne aux cartes grâce à sa mémoire et à son sens du détail. Des talents qui attirent l’attention d’Herald, un paladin venu lui proposer une mission délicate. Elle devra infiltrer la cathédrale du royaume, briguer le titre de grande prêtresse et élucider un meurtre.
5 Bug Ego, chez Kazé le 7 octobre
Tout commence par un échange de bons procédés. Hitsujiya, nouvel élève, donne une astuce pratique à Kokudô, un camarade solitaire. Pour le remercier, celui-ci lui révèle un secret autrement plus précieux : la réalité possède des « bugs ». En suivant des règles absurdes, il serait possible de contourner les lois qui gouvernent le quotidien. Les deux garçons entreprennent naturellement de tester ces raccourcis, sans mesurer jusqu’où leurs expériences pourraient les entraîner.

Avec Bug Ego, ONE, le créateur de One-Punch Man et de Mob Psycho 100, retrouve son terrain de prédilection : une idée extravagante confiée à des personnages très ordinaires. Kiyoto Shitara assure le dessin de cette nouvelle série.
6 Dark Colors, chez Mangetsu le 7 octobre
Les cauchemars de Junji Ito changent de palette. Avec Dark Colors, Mangetsu rassemble plusieurs récits du maître japonais de l’horreur dans une édition colorisée. Une autre manière de découvrir son œuvre ou d’y revenir sans retrouver exactement les mêmes sensations.

Au programme : une famille qui veut utiliser Tomie pour fabriquer de l’alcool, un marchand de glaces aux intentions sinistres ou une créature gigantesque venue des profondeurs marines. Le recueil de 240 pages réunit ces variations macabres dans un grand format relié, accompagné d’une préface de Frederico Anzalone et d’une analyse de Morolian. De quoi préparer Halloween avec quelques images difficiles à chasser de sa tête.
7 Le marchand de mort, chez Pika le 7 octobre
Dans les quartiers pauvres de Londres, un inconnu proposerait assez d’argent pour changer de vie. Sa condition : les bénéficiaires doivent lui céder leur mort. Lorsqu’une succession inexplicable de suicides frappe la ville, Jerry Springer, un policier écarté du service après un grave accident, se lance sur les traces de cet énigmatique marchand.
Écrit par Nova DeCendres et dessiné par Saga DeCendres, Le marchand de mort est une création originale publiée dans la collection seinen de Pika. Le duo associe investigation policière et thriller psychologique, dans un Londres où la précarité nourrit les propositions les plus monstrueuses.
8 Baptism, réédité chez Glénat le 23 septembre
Izumi ne supporte pas de voir son visage vieillir. Pour retrouver sa beauté, cette célèbre actrice abandonne les projecteurs et donne naissance à Sakura. La fillette grandit entourée d’attentions, sans savoir que sa mère l’a conçue pour servir un projet monstrueux. Dans Baptism, Kazuo Umezu transforme le foyer familial en lieu de terreur.
Prépublié au Japon de 1974 à 1976, ce manga compte parmi les œuvres majeures de l’auteur de L’école emportée. Près de 20 ans après sa première publication française, Glénat le réédite en quatre volumes, dans un format agrandi qui restitue également les pages en couleurs. Une occasion de découvrir ce classique de l’horreur psychologique dans de meilleures conditions de lecture. Le premier tome est disponible depuis le 23 septembre.