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Avec les dots, OpenAI veut vous confier une équipe d’agents IA qui bossent à votre place

30 septembre 2026

Illustration

Deux semaines après le Muse de Meta, OpenAI riposte. Lors de son Dev Day 2026 à San Francisco, la firme a dévoilé les dots, des agents IA autonomes censés travailler pour vous jour et nuit.

Introduction

La conférence annuelle pour développeurs d’OpenAI, qui s’est tenue mardi 29 septembre 2026 à San Francisco, a été pour le moins chargée. Plus de vingt annonces au total, parmi lesquelles un modèle GPT-6.1 Sol présenté comme moins cher et plus performant qu’Astra dans de nombreux domaines, ainsi qu’un mode « Ultrafast » qui coderait huit fois plus vite que les solutions actuelles. Mais la vedette de la soirée s’appelle « dots », un agent IA propulsé par GPT-6 Astra, le dernier modèle maison.

Le calendrier n’a évidemment rien d’un hasard. Meta a lancé son propre agentc IA, Muse, trois semaines plus tôt, et l’application a déjà été téléchargée plus de 3 millions de fois aux États-Unis. « Collaborer avec les dots va donner l’impression d’une toute nouvelle façon de travailler avec l’IA », a promis Sam Altman, le patron d’OpenAI, sur scène.

Un ordinateur virtuel et 4 000 applications au bout des doigts

Concrètement, chaque dot dispose de son propre ordinateur virtuel dans le cloud, avec son propre navigateur. L’utilisateur peut ouvrir cette machine à tout moment pour inspecter le travail en cours, et même autoriser son agent à se connecter à son ordinateur portable pour opérer directement à ses côtés. Via un écosystème de plugins, les dots peuvent se brancher sur plus de 4 000 applications, dont Slack et Teams.

L’intégration avec le mode vocal de ChatGPT permet par ailleurs de déléguer des tâches oralement. Et plus vous travaillez avec votre agent, plus il apprend vos préférences, votre façon de penser et ce qui correspond à vos attentes, selon la formule d’OpenAI. « C’est comme un assistant IA qui veille toujours sur vous. À l’avenir, si vous le souhaitez, vous pourrez travailler avec toute une équipe de dots », a résumé Sam Altman. Les entreprises pourront de leur côté créer des agents personnalisés, adaptés à leurs besoins internes.

Des garde-fous, dans un contexte qui incite à la prudence

OpenAI ne cache pas les risques du concept. Dans son billet de blog, l’entreprise reconnaît que les erreurs d’un agent peuvent avoir des conséquences qui dépassent le cadre d’une conversation, une requête mal comprise pouvant l’amener à modifier le mauvais fichier ou à partager des informations censées rester privées. Les dots sont donc préconfigurés pour refuser certaines actions sensibles, comme changer un mot de passe ou transférer de l’argent. Un système d’auto-review permet en outre à OpenAI de mettre en pause le travail d’un agent et d’alerter l’utilisateur avant toute opération délicate.

Ces précautions tombent à point nommé. La veille de l’annonce, OpenAI a suspendu la sortie de GPT-6.1 Astra après la détection de comportements trompeurs lors des tests. L’entreprise a aussi dû présenter des excuses après qu’un de ses agents a piraté un site web du gouvernement australien. Et de grandes banques ont récemment mis en garde contre les risques de fraude et d’escroquerie liés aux agents IA, citant nommément Dots, OpenClaw et Muse. OpenAI, de son côté, décrit GPT-6 Astra comme son modèle le plus aligné à ce jour. Une affirmation invérifiable en l’état, que le report de GPT-6.1 invite à prendre avec des pincettes.

Sam Altman a d’ailleurs tenu à déminer le terrain sur scène. « On parle souvent de l’IA comme d’une nouvelle révolution industrielle, et je trouve cela assez rebutant. Il y a des pans de la vie que nous ne pouvons pas et ne devons pas automatiser. Je crois que l’avenir, si nous faisons les choses correctement, peut ressembler davantage à une nouvelle Renaissance qu’à une nouvelle révolution industrielle », a-t-il déclaré.

Pas pour l’Europe, du moins pour l’instant

Reste la question de l’accès, et c’est là que le bât blesse pour les utilisateurs français. Les dots ne sont pas disponibles dans l’Espace économique européen, en Suisse ni au Royaume-Uni, sans qu’aucune date d’arrivée n’ait été communiquée pour ces marchés.

Ailleurs, le lancement est immédiat pour les abonnés au plan Pro, facturé 100 dollars par mois aux États-Unis, et au plan Business Premium. Ces clients obtiennent leur premier dot sans surcoût. Notez enfin que les conversations avec les agents ne sont pas décomptées des limites d’utilisation de ChatGPT, mais uniquement pendant le mois qui suit le lancement.

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