En salle ce mercredi 2 septembre La dernière patiente signe le retour au premier plan d’Anouk Grinberg dans un drame médical.
Introduction
Le mois de septembre s’annonce chargé pour Anouk Grinberg. À l’affiche non pas d’un mais de deux films, l’actrice présente Melpomène de Charlotte Dauphin et La dernière patiente de Rémi Bassaler. Ce dernier attendu dans les salles obscures ce mercredi 2 septembre suit Judith, une médecin qui la veille de son départ à la retraite va faire la rencontre d’Aïda (Luàna Bajrami), une femme enceinte de huit mois, en rupture de soin.
Durant la nuit, et confrontée à un système de santé à bout de souffle, Judith va voir ses convictions voler en éclats. En acceptant d’héberger la future mère, la soignante va également se confronter à la vie difficile de sa patiente et notamment à la violence de son compagnon (Félix Lefebvre).
Que vaut La dernière patiente ?
Pour son premier film en tant que réalisateur, Rémi Bassaler (scénariste de Paris est à nous, 2020) choisit de filmer la sororité en dressant le portrait de deux femmes. Le cinéaste aborde également plusieurs sujets comme les déserts médicaux, les hôpitaux en saturation mais aussi de façon plus intime l’emprise psychologique ou encore une carrière sacrifiée pour les autres.
Le Dauphiné y voit ainsi un « empilement, au risque de manquer de soin et de profondeur dans l’écriture des personnages et des situations, bousculées de surcroît par une temporalité accélérée ». Même constat du côté de Yahoo! Actualités qui salue l’interprétation de ses actrices, malgré un film plat et maladroit « d’autant plus pénibles qu’il prête à débat ».

En basculant dans le fait divers ou encore dans « le vrai-faux polar » comme le décrit La Tribune, La dernière patiente interroge les rouages de la violence et la revanche des femmes. Un élément aussi déstabilisant qu’intriguant.
Anouk Grinberg impeccable
Si la presse semble partagée vis-à-vis de cet argument scénaristique, elle s’accorde toutefois sur l’interprétation impeccable de son duo d’actrices menée par Anouk Grinberg. L’actrice, peintre et écrivaine incarne avec force cette femme médecin, accro à son travail et désireuse d’aider la jeune femme. Après le film d’action Les orphelins et la comédie Heureux gagnants en 2025, Anouk Grinberg revient au drame avec La dernière patiente.
Avant cela, l’artiste avait publié Respect (Julliard), un nouveau chapitre littéraire dans lequel elle revenait sur les violences sexuelles subies à l’âge de sept ans, la relation d’emprise avec le réalisateur Bertrand Blier ou encore l’omerta dans le monde du cinéma notamment au moment du procès de Gérard Depardieu.