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Championne : le nouveau Nina Bouraoui qui pourrait marquer la rentrée littéraire

29 juillet 2026

Par Louise Lepense

Illustration
“Championne”, le 19 août 2026 en librairie. ©JC Lattès

Attendu le 19 août en librairie, Nina Bouraoui livre un roman d’apprentissage traversé par la violence familiale, le désir d’émancipation et l’Algérie en arrière-plan. Déjà sélectionné pour plusieurs prix, le texte pourrait compter parmi les titres marquants de la rentrée.

Introduction

Une adolescente, une raquette et un mur. Avec Championne, Nina Bouraoui resserre son récit sur ce geste obstiné : frapper une balle, encore et encore. Attendu le 19 août chez JC Lattès, le roman figure parmi les 30 titres sélectionnés pour le Prix du Roman Fnac et parmi les dix ouvrages en lice pour le prix littéraire Le Monde.

Que raconte Championne ?

L’histoire se déroule durant l’été 1979, dans un pays que le roman ne nomme pas. Au pied de son immeuble, une jeune fille s’entraîne seule au tennis contre un mur. Elle rêve de devenir championne pour échapper à ce qui l’enferme : la fureur de son père, l’amour désordonné de sa mère et la fragilité de sa sœur.

À mesure que la balle revient, les mots affluent. L’adolescente laisse remonter ses peurs, ses désirs et une faute qu’elle doit parvenir à avouer pour grandir. Le mouvement répétitif de la raquette donne au livre son rythme hypnotique.

À partir de 20,90€

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Le tennis n’est ici qu’un point d’appui. Nina Bouraoui raconte surtout la manière dont une jeune fille tente de reprendre possession de son corps et de son histoire. La colère rejoint une dimension politique : derrière ce pays se dessine une société traversée par la violence, l’autorité et le poids des rôles.

Que retrouve-t-on de Nina Bouraoui ?

Née en 1967, Nina Bouraoui explore depuis plus de 30 ans la mémoire, l’identité, le désir, l’exil et les liens. Révélée en 1991 par La voyeuse interdite, prix du Livre Inter, elle a reçu le prix Renaudot en 2005 pour Mes mauvaises pensées. Plus récemment, elle a publié Otages, Satisfaction et Grand Seigneur, consacré à la disparition de son père.

Championne ne se présente pas comme une autofiction mais le roman prolonge un territoire central dans l’œuvre de Nina Bouraoui : l’Algérie de l’enfance. Comme Assia Djebar, Leïla Sebbar ou Kaouther Adimi, Bouraoui appartient à ces autrices francophones qui racontent l’histoire algérienne par des trajectoires plutôt que par le seul récit politique. Les blessures du pays, la mémoire coloniale et les tensions de la société se lisent alors dans des existences parallèles.

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