Le nouveau livre de Nicolas Domenach et Maurice Szafran revient sur la présidence mouvementée d’Emmanuel Macron.
Les essais consacrés aux hommes politiques fascinent, qu’ils soient écrits par eux ou qu’ils en soient le sujet principal. Alors que le livre de Nicolas Sarkozy, Le journal d’un prisonnier (Fayard) continue d’être en tête des ventes de la catégorie essais, un autre livre du genre s’est hissé à la seconde place du classement Livres Hebdo, quelques jours seulement après sa sortie. Néron à l’Élysée : comment il a tout gâché (Albin Michel), écrit par Nicolas Domenach et Maurice Szafran, disponible depuis le 7 janvier en librairie, est un livre politique qui revient sur les deux quinquennats d’Emmanuel Macron.
Les journalistes, soutiens du Président lors de sa campagne en 2017 — et auteurs de l’essai Macron : pourquoi tant de haine ? (Albin Michel) en 2022 –, reviennent sur les échecs de la macronie et sur la situation politique instable du pays depuis la dissolution de 2024. Ils comparent ainsi Emmanuel Macron à l’empereur romain Néron (mais aussi au général De Gaulle), évoquant, selon eux, un « narcissisme aigu » et une volonté d’écarter « tous ceux qui auraient pu l’aider à reprendre le contrôle de la situation ».
Engagé dans le discours et le parti pris, Néron à l’Elysée part du principe que le second quinquennat du président est un échec et revient sur les épisodes marquants des premiers mois, de la dissolution à la nomination de François Bayrou au poste de Premier ministre, en passant par la crise financière ou la chute du Parti Renaissance.
Ils se basent sur des témoignages et des anecdotes pour analyser l’ère Emmanuel Macron, mais aussi pour parler de la Ve République ou de son fonctionnement.
Que vaut Néron à l’Élysée ?
Forcément orienté politiquement, le livre aura ses convaincus et ses sceptiques. Au niveau de la presse, La Tribune considère que Néron à l’Élysée ne parle pas vraiment du fond et pose Emmanuel Macron comme un bouc émissaire « que nous nous sommes donnés pour nous mentir à nous-mêmes ». Pour Le Monde, l’essai dresse « un réquisitoire implacable du second quinquennat » avec de « piquantes analyses ».
Pour Marianne, « le duo signe un réquisitoire sévère qui vise juste sur le fond, mais dont la méthode et le timing interrogent », alors que Libération profite du livre pour soulever une autre problématique : « l’absence de femmes dans l’entourage du chef de l’Etat et, plus largement, dans les équipes ministérielles ».