Photographie, peinture, art contemporain et œuvres les plus novatrices, L’Éclaireur a relevé plusieurs expositions à voir durant le printemps, à Paris.
1 Robert Capa : Photographe de guerre, au Musée de la Libération de Paris
Une exposition exceptionnelle consacrée au photographe emblématique Robert Capa. En proposant 160 pièces, Robert Capa : photographe de guerre revient à la fois sur le travail de l’artiste, mais aussi sur sa vie.
Entre les tirages de presse de l’époque et les objets personnels, cette exposition permet de mieux saisir le travail de Robert Capa tout en évoquant son enfance, son parcours et sa méthode méticuleuse de travail, ayant offert au monde certains des clichés de guerre les plus importants de l’histoire.
Robert Capa : Photographe de guerre, du 18 février au 20 décembre 2026, au Musée de la Libération de Paris.
2 Face au ciel, au musée de La Vie Romantique
Le musée de La Vie Romantique rouvre ses portes après plus d’un an et demi de travaux afin d’accueillir l’exposition consacrée à Paul Huet, Face au ciel. Le peintre français précurseur du paysage romantique est à l’honneur, l’occasion d’admirer certaines de ses plus belles peintures de plein air. À travers cinq sections différentes, le parcours de Face au ciel revient sur la carrière du peintre et l’évolution de son travail, allant du romantique au pré-impressionniste, pour un artiste qui a sans aucun doute révolutionné la nature vivante.
Face au ciel, du 14 février au 30 août 2026, au musée de La Vie Romantique, à Paris.
3 Passion Japon, à la Villette
Allant de Kyoto à Tokyo, l’exposition Passion Japon invite à découvrir le pays sans « quitter Paris », à travers une exposition immersive et complète à La Villette à Paris. Entre les décors grandeur nature, la retranscription de l’ambiance et de la culture japonaise, les objets authentiques et toute la création artistique entourant l’exposition, les visiteurs sont plongés dans une découverte sensible du Japon d’aujourd’hui, qui fait le lien avec son histoire et son passé.
D’une durée d’1h30, Passion Japon est un voyage qui devrait convenir à plusieurs publics, des plus petits aux plus grands.
Passion Japon, du 19 mars au 23 août 2026, à Paris La Villette.
4 Kourtney Roy: All Inclusive, à la Citée de l’Économie
La photographe canadienne Kourtney Roy est à l’honneur de Kourtney Roy: All Inclusive, une exposition à découvrir à la Citée de l’Économie à partir du 20 février et jusqu’au 20 septembre 2026. 30 œuvres de l’artiste sont ainsi exposées, issues de trois séries différentes (In Between/Entre deux mondes, The Tourist et Sorry, No Vacancy), permettant de mieux comprendre le regard de Kourtney Roy sur le monde qui l’entoure.
En traitant principalement de thématiques liées au tourisme mondialisé et à ses paradoxes, la photographe mêle l’approche artistique et l’interrogation scientifique et sociale, plus actuelle que jamais.
Kourtney Roy: All Inclusive, du 20 février au 20 septembre 2026, à la Citée de l’Économie, à Paris.
5 Hugo décorateur, à la Maison de Victor Hugo
Cette exposition à découvrir directement dans La maison de Victor Hugo revient sur une facette méconnue de l’auteur des Misérables (1862) et montre comment l’écrivain transformait ses intérieurs en œuvres d’art. La décoration devient une œuvre, entre les murs, les objets, les peintures et les meubles.
Sur deux étages, l’exposition invite à découvrir l’imagination graphique et l’obsession des formes de Victor Hugo, offrant de nouvelles pistes de réflexion sur son génie créatif, qui dépasse largement le cadre de la littérature. Une exposition immersive et complète, à découvrir jusqu’au 26 avril 2026.
Hugo décorateur, du 13 novembre 2025 au 26 avril 2026, à La Maison de Victor Hugo, à Paris.
6 Couleurs de Corée, au Centre Culturel Coréen
À l’occasion du 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et la France, le Centre Culturel Coréen propose de découvrir Couleurs de Corée, lumière sur l’art contemporain de Corée. Du 24 octobre 2025 au 29 août 2026, le musée propose de découvrir les travaux d’artistes coréens majeurs et émergents pour une dialogue entre tradition, modernité et création contemporaine. Imaginée comme un parcours immersif, l’exposition propose un voyage chromatique et sensoriel, et permet de questionner la couleur comme aspect esthétique, mais aussi vecteur de valeur mémorielle.
Couleurs de Corée, lumière sur l’art contemporain de Corée, au Centre Culturel Coréen du 24 octobre 2025 au 29 août 2026, à Paris.
7 L’exposition générale, à la Fondation Cartier
Le 25 octobre 2025, la Fondation Cartier pour l’art contemporain a investi de nouveaux quartiers à Paris, place du Palais-Royal. À cette occasion, les visiteurs pourront découvrir L’exposition générale qui se déroulera au cœur de l’institution jusqu’au 23 août 2026. Elle retracera 40 ans d’art contemporain entre axes fondateurs et fragments d’anciennes expositions choisies depuis 1984 par la Fondation Cartier.
Imaginée comme un best-of du travail de cette dernière autour de l’art contemporain L’exposition générale s’articule autour de quatre lignes de force entre laboratoire architectural (Machine d’architecture), la conservation des écosystèmes (Être nature), la création en tant qu’espace d’expérimentation (Making Things) ainsi que le lien entre l’art et la technologie (Un monde réel).
L’exposition générale, à la Fondation Cartier, du 25 octobre 2025 au 23 août 2026, à Paris.
8 Tisser, broder, sublimer, au Palais Galliera
Cet hiver, le Palais Galliera propose de mettre en avant le savoir-faire de l’ornementation entre tissages, impressions, broderies ou encore fleurs artificielles. L’occasion de plonger dans une pratique qui consiste à décorer des vêtements, mais surtout à les rendre plus nobles. Au total, 350 œuvres sont présentées dans cette exposition dont le fil conducteur est la fleur, motif incontournable de l’art textile depuis le XVIIIe siècle.
Outre son histoire, l’ornementation est également présentée à travers ses créateurs et ses artisans ; des acteurs et métiers qui travaillent souvent dans l’ombre de grandes maisons pour donner vie à un vêtement unique. Entre création et patrimoine, Tisser, broder, sublimer au Palais Galliera offre une nouvelle vision de la mode.
Tisser, broder, sublimer, du 13 décembre au 18 octobre 2026, au Palais Galliera, à Paris.
9 Martin Parr, Global Warning, au Jeu de Paume
Quelques semaines seulement après sa disparition, le Jeu de Paume rend hommage à Martin Parr. Photographe britannique iconique, le musée parisien lui consacre une rétrospective passionnante. Depuis la fin des années, 1970, l’artiste n’a cessé de capter, avec acuité et force symbolique, les travers de nos sociétés contemporaines. À une époque où la crise écologique atteint un niveau sans précédent, l’œuvre de Martin Parr résonne avec une intensité particulière. Tourisme de masse, dépendance aux technologies, domination de l’automobile, consumérisme glaçant : autant de thèmes centraux de son travail. Par son regard singulier et décalé, il propose une lecture du monde à la fois satirique et profondément lucide.
Du noir et blanc à la couleur, de la poésie à un cynisme typiquement britannique, Martin Parr, Global Warning retrace le parcours de l’un des photographes les plus emblématiques de notre ère moderne.
Martin Parr, Global Warning, du 30 janvier au 24 mai 2026, au Jeu de Paume, à Paris.
10 Momies, au musée de l’Homme
Le musée de l’Homme propose une exposition unique sur les momies. Associée à l’Égypte Antique, et source de nombreux récits légendaires, la momification va cependant plus loin. En analysant l’importance et la diversité de cette pratique à travers le monde, l’exposition revient également sur des individus momifiés – certains bien avant l’Égypte Antique – afin de mieux comprendre cette pratique aussi fascinante qu’intriguante.
Momies, du 19 novembre 2025 au 25 mai 2026 au musée de l’Homme, à Paris.
11 Matisse 1941-1954, au Grand Palais
C’est l’une des expositions incontournables du printemps. Matisse débarque au Grand Palais. À cette occasion, l’enceinte propose — en partenariat avec le Centre George Pompidou et aux côtés de nombreuses institutions artistiques — une rétrospective de 300 œuvres. Peintures, gouaches, dessins, livres illustrés… Les visiteurs pourront découvrir l’univers du peintre français durant les 13 dernières années de sa vie. Considérée comme l’ère du renouveau voire comme « une seconde vie » pour certains, cette période est au cœur de l’exposition et offre un nouveau regard sur l’œuvre de Henri Matisse.
Matisse 1941-1954, du 24 mars au 26 juillet 2026, au Grand Palais, à Paris.
12 Lee Miller, au musée d’Art Moderne de Paris
À partir d’avril, le musée d’Art Moderne de Paris propose de découvrir une rétrospective du travail de Lee Miller. Tout en présentant un nouveau regard sur l’œuvre de la photographe, cette exposition réunit près de 250 tirages anciens comme modernes — dont plusieurs inédits. Reconnue comme l’une des grandes artistes du XXe siècle, Lee Miller a voyagé aux quatre coins du monde et témoigne à travers son objectif d’un parcours dense.
Vingt ans après son exposition au Jeu de Paume, la photographe est de retour dans la capitale dans un parcours à la fois chronologique et thématique.
Lee Miller, du 10 avril au 2 août 2026, au musée d’Art Moderne de Paris.
13 Clair obscur, à la Bourse du Commerce
L’exposition Clair-obscur de la Collection Pinault réunit une centaine d’œuvres autour de cette technique picturale basée sur les contrastes entre lumière et ombre. Présentée à la Bourse de Commerce, elle retrace l’évolution du clair-obscur dans la peinture à travers les siècles et rassemble ainsi les travaux de 26 artistes majeurs, anciens et contemporains.
Au-delà de l’aspect esthétique, l’exposition propose une réflexion philosophique et poétique sur le temps qui passe. Le clair-obscur y est exploré comme un lien entre passé, présent et futur.
Clair obscur, du 4 mars au 24 août 2026, à la Bourse de Commerce, à Paris.
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