Prise en main

Test E-Twow Booster Evolution S : la trottinette électrique parfaite en ville

22 juin 2018
Par Nicolas L
Test E-Twow Booster Evolution S : la trottinette électrique parfaite en ville
©DR

Si vous habitez en ville, il est impossible de ne pas remarquer ces engins à la pointe de la technologie. Sur les trottoirs, les pistes cyclables et la chaussée, les trottinettes électriques surprennent et fascinent par la même occasion les autres usagers. Pratique et surtout rapide, nous avons eu l’occasion de tester la Booster Evolution S d’E-Twow. Un modèle haut de gamme qui donne envie de se mettre à la trot’.

Faîtes de la place

Avant de se lancer dans l’aventure, il faut bien réfléchir à l’usage que l’on compte faire de sa trottinette électrique. C’est un moyen de locomotion avant tout pensé pour les espaces urbains. Elle s’avère (très) pratique pour rejoindre rapidement une destination, parcourir une distance à pied en trois fois moins de temps ou pour optimiser ses temps de transport –comme c’est le cas pour votre humble rédacteur-. Pas de prise de tête, agréable, ça va vite et c’est surtout pratique.

À Paris par exemple, il n’est pas toujours facile -et déconseillé- d’utiliser sa trottinette sur les trottoirs en raison de la forte affluence des piétons. La législation indique d’ailleurs que dans ce cas, l’engin ne doit pas excéder la vitesse moyenne de marche qui est de 6 km/h. Heureusement, les pistes cyclables sont légions et il est ainsi possible d’utiliser tout le potentiel de l’appareil. Il arrive souvent d’aller plus vite que les cyclistes. La chose se corse en banlieue où l’on aura davantage la nécessité de passer sur la route (trottoirs déformés, pas de pistes, vitesse trop élevée, etc).


trot_feux

En appuyant sur le frein, le feu arrière s’active. C’est mieux que rien. 


Trot_phare

Le phare avant. 


Au niveau de la loi, un flou juridique flotte encore autour de la trottinette électrique. En principe, un véhicule équipé d’un moteur pouvant aller à plus de 25 km/h est censé être muni d’une plaque d’immatriculation. Le port d’un casque et de protection est vivement conseillé. Je vous laisse imaginer les dégâts en cas de glisse ou de collision. Actuellement, vous ne devriez pas rencontrer de soucis avec les policiers si vous ne mettez personne en danger. Une forme de tolérance est de mise. 


Ceci n’est pas un jouet

La Booster S Evolution est un modèle haut de gamme. Dès le déballage de l’appareil, l’objet impose par ses dimensions une fois dépliée (940 x 1160 x 135 mm) et même pliée (940 x 330 x 150 mm). La taille est la même pour toutes les Boosters, seules les modèles Eco et Master sont un peu plus petits. Les matériaux utilisés transpirent la solidité. Le plateau pour poser ses pieds est assez grand pour accueillir un conducteur et même un petit enfant à l’avant (charge maximale supportée de 100 kg).


Trot_plateau


Les finitions sont ainsi très propres. Le guidon ajustable est parfait pour les grandes comme les petites personnes, les fils sont bien protégés, tout comme la batterie sous le plateau. On regrettera peut-être les poignées qui peuvent fournir des fourmis sur de très longs trajets. L’écran LCD permet d’avoir des informations sur la vitesse, la charge de la batterie, le mode de course et la distance parcourue. Point assez étrange : le compteur semble parfois passer d’un pourcentage à un autre en fonction de l’utilisation de la trottinette sur la même course. En passant du plat à une légère montée, la batterie est passée de 20 à 0% -grosse frayeur-.  On regrettera aussi la faible luminosité rendant la lecture difficile en plein soleil. Cela étant dit, mieux vaut regarder la route, parce que la vitesse est de mise.


Trot_compteur

On retrouve la vitesse de course, les kilomètres parcourus, la température l’autonomie et le mode activé. 


YOLO : la puissance au rendez-vous

Quatre boutons sont à disposition : un klaxon, un bouton pour activer le phare avant, un pour changer de mode et le dernier pour démarrer/éteindre la trottinette. L’accélération s’effectue à l’aide de la gâchette de droite. Accrochez-vous, car le moteur peut monter jusqu’à 950 tours/min et vous fera atteindre les 30 km/h en moins de 10 secondes. Beaucoup de puissance. On démarre au quart de tour, ce qui peut surprendre notamment les automobilistes. Vous allez les dépasser parfois et même rouler à leurs vitesses dans les rues limitées à 30 km/h. Attention aux priorités à droite, car le code de la route est le même pour tous.

À noter que l’effet punchy diminue au fur et à mesure que la batterie se vide. Vous n’aurez pas la même accélération ni la même vitesse de pointe à 100 % qu’à 40 % de batterie. Dommage, mais c’est sans doute afin de préserver la plus grande autonomie possible. Il est possible d’accéder à de multiples options un peu cachées avec des manipulations de touches. Loin de demander la même dextérité qu’un combo dans Street Fighter, certaines sont compliquées à retenir à cause du code à composer (une gachette à enfoncer, démarrage de la trot’, puis composition d’un code pour activer le phare arrière par exemple). Il est aussi possible d’activer un régulateur de vitesse (5 positions enregistrées).

Reste encore une gâchette, celle de gauche. Elle enclenche un frein très puissant qui surprend la première fois, surtout à pleine vitesse. L’avantage, c’est qu’on peut récupérer de la batterie par ce biais. Reste aussi la possibilité d’appuyer sur le frein arrière avec son pied en cas d’urgence. Tout cela rejoint un point très important : il faut faire très attention à sa conduite.


Trot_gachette


Beaucoup de puissance, mais aussi, du contrôle

Au-delà de la force du moteur, la Booster S Evolution offre une excellente tenue de route. C’est un véritable plaisir d’emprunter la route et de longer les canaux parisiens. Le moteur s’active davantage sur les montées. À plus de 25 degrés, il faudra donner un peu d’aide en poussant ou en descendant de la trottinette.

Ici, le constructeur a décidé d’employer des roues molles. Elles apportent un confort de glisse, mais peuvent être assujetties à des crevaisons, contrairement aux roues pleines. Elles ne permetront pas de passer les trottoirs trop hauts sans risquer de perdre l’équilibre. Passé le long du canal de l’Ourcq du côté joggeur où les pierres règnent, nous n’avons pas rencontré de problèmes. Ça tremble de partout, mais rien d’anormal une fois sortis de ce terrain miné. 


Trot-2

La roue arrière. Il est possible de freiner en urgence comme sur une trottinette normale. 


J’ai pas le temps

Acheter son pain, déposer un chèque rapidement un samedi matin, chercher ses enfants à l’école… Ces tâches courtes à exécuter peuvent prendre un peu de temps à pied. En trottinette, on gagne énormément de temps –et pas la peine de sortir la voiture pour des trajets si courts-. Et pour aller au boulot, l’engin à deux roues peut être une alternative intéressante au bus/métro.

Toujours un peu en avance, ou en retard, il m’est arrivé très rarement de pouvoir enchaîner l’ensemble des transports que je dois prendre pour arriver à mon poste de travail. La question ne se pose plus avec la Booster S Evolution. Je parcours près de 7 km en moins de temps que le bus, qui lui peut se retrouver coincé dans les bouchons. Je rejoins ma station de tram-train en 5 minutes contre une dizaine à pied, m’évitant ainsi de louper mon RER. Au-delà du temps gagné, je transpire aussi moins –et oui, on est seul sur sa trot’-, et la chemise en est bien contente.

Par contre, il faut plier la trottinette dans les transports (un simple appui avec son pied sur un bouton et le tour est joué). À 10 kg, si en plus vous portez un sac à dos, vous allez vous faire des muscles. Le poids est inégalement réparti vers l’avant et faire rouler l’ensemble est parfois gênant. Une solution consiste à plier le tout et à la faire rouler en la tenant par le guidon. Avec de la chance, dans les transports, une place assise permet de glisser la trot’ sous un banc/siège. Dans le cas contraire, c’est debout qu’il faut la maintenir et l’exercice s’annonce long quand on a beaucoup de stations à avaler et du monde autour de soi.


Trot_parking

Le mode parking assez singulier, car il n’y a pas de béquille. 


Trot_plié

Une fois pliée, ça donne ça !


Trot_brouette

Plus facile à transporter comme ça…


« Low battery incoming »

Le constructeur assure une autonomie entre 25 et 30 km. Il semblerait que ces chiffres ne soient pas à côté de la plaque. Dès la première grosse course, la trottinette est passée de 100 % à 40% après avoir traversé près de 14 km avec un homme de 82 kg. Mais comme dit plus haut, le compteur peut faire des siennes (lors du constat, nous avions fait beaucoup de plat). La recharge à 100 % s’effectue en un peu plus de 2 heures, ce qui semble être très rapide.


Trot_embout

Un capuchon protège la conectique. Le levier rouge permet de plier la trotinette. 


Le chargeur a le mérite d’être assez léger et commun. Si vous voyagez sur de longues distances, mieux vaut l’avoir avec soi –une prise n’est jamais loin au bureau-. Au cas où la batterie est épuisée, les roues sont libres et l’on peut utiliser la E-Twow comme une trottinette lambda. Sauf qu’elle est bien plus lourde.


trot_chargeur-2

Le chargeur est planqué sous le bureau pour recharger la trottinette au travail. 


La trottinette Booster S, pour qui ?

Il faut réfléchir à deux fois avant de sauter le pas sur cette E-Twow. Pour le citadin en quête de nouveautés, qui souhaite gagner du temps sur la route et trouver une alternative aux transports en commun, la Booster S Evolution est un choix à ne pas négliger, malgré son prix. Et pour cause, le confort est vraiment là et l’autonomie avec. Si vous en voulez plus, optez pour le modèle Evolution V ! 

Trot_1

Article rédigé par
Nicolas L
Nicolas L
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