Avec le MacBook Neo, Apple propose l’ordinateur portable le moins cher de son histoire. Un pari d’autant plus risqué sur le papier que la nouvelle machine se trouve animée par une puce d’iPhone et 8 Go de RAM seulement. Voyons comment le Neo s’en tire au quotidien.
En résumé
À l’heure du bilan, il est difficile de ne pas s’enthousiasmer pour ce MacBook Neo. Apple ne s’est pas contenté de proposer un MacBook Air dégradé. La marque nous sert un tout nouveau produit, pensé pour être à la fois performant et moins onéreux que tous ses devanciers. La mission est remplie avec brio puisqu’en plus d’être tout à fait recommandable pour toutes les tâches informatiques du quotidien, cette machine se paie le luxe d’offrir un écran et une qualité de fabrication totalement inédits dans cette gamme tarifaire. Nos craintes concernant les performances d’une puce de smartphone dans un ordinateur se sont par ailleurs révélées en grande partie infondées. Le A18 Pro assure dans les usages courants, et il est même tout à fait possible de jouer à des jeux en 3D, tant qu’ils ne sont pas trop exigeants. L’absence de rétroéclairage clavier, la connectique USB asymétrique et le Touch ID réservé au modèle un peu plus cher sont toutefois autant de petites frictions qui rappellent qu’on est sur un produit d’entrée de gamme. Pour les utilisateurs aux workflows plus exigeants, avec du multitâche intensif, du montage, du développement, le MacBook Air reste le choix à privilégier. Mais le Neo reste un Mac, un vrai, sans aucun petit astérisque. Pour les étudiants, les primo-accédants ou quiconque cherche un ordinateur fiable sans se ruiner, ce Neo représente la meilleure porte d’entrée vers l’univers Mac jamais proposée.
- Qualité de fabrication aluminium digne d'un MacBook Air
- Écran Liquid Retina bien au-dessus de la concurrence à ce prix
- Performances single-core solides pour les tâches quotidiennes
- Trackpad mécanique cliquable sur toute la surface
- Silencieux et froid en toutes circonstances
- Intégration parfaite avec l'écosystème iPhone/iPad
- macOS sans bloatware, prêt à l'emploi
- Impossible d'augmenter les 8 Go de RAM
- Clavier non rétroéclairé
- Ports USB-C non étiquetés, dont un limité à l'USB 2.0
- Touch ID absent sur le modèle de base
- Charge assez lente
699 euros. Oui, vous avez bien lu. Apple vend désormais un MacBook neuf pour le prix d’un PC portable Windows de milieu de gamme. Et pas n’importe quel MacBook puisqu’il est ici question d’un ordinateur entièrement repensé. Ce MacBook Neo n’est ni un MacBook Air au rabais, ni un recyclage de vieux design. C’est un produit à part entière, pensé pour les étudiants, les primo-accédants et tous ceux qui voulaient un Mac sans y laisser un mois de salaire.
Avant de passer au test à proprement parler, commençons par nous pencher sur sa fiche technique. Le MacBook Neo embarque une puce Apple A18 Pro, un SoC à six cœurs CPU (deux performance, quatre efficience) accompagné de cinq cœurs GPU et d’un Neural Engine 16 cœurs, avec 8 Go de mémoire vive LPDDR5. Côté stockage, Apple propose 256 Go de SSD sur le modèle de base (ici testé) ou 512 Go sur la version embarquant aussi Touch ID. L’écran est une dalle IPS Liquid Retina de 13 pouces affichant une définition de 2 408 x 1 506 pixels à 60 Hz, avec une luminosité mesurée aux alentours de 500 nits.

Quant à la connectique, elle se résume à deux ports USB-C (un USB 3.2 Gen 2 à 10 Gb/s avec DisplayPort et un USB 2.0 à 480 Mb/s) ainsi qu’un jack 3,5 mm, le tout positionné sur le côté gauche. Le sans-fil repose sur du wifi 6e et du Bluetooth 6. Enfin, l’ensemble est alimenté par une batterie de 36,5 Wh, pèse 1,23 kg pour des dimensions de 297,5 x 206,4 x 12,7 mm, et tourne sous macOS Tahoe 26.3.1.
Enfin, rappelons que comme ses concurrents, Apple a pris de l’avance sur la Directive 2022/2380 réglementation européenne sur le chargeur universel qui rentrera en vigueur à partir du mois d’avril prochain pour les ordinateurs portables et ne fournit plus de chargeur avec ses Mac.
L’interface (macOS Tahoe)
Le MacBook Neo tourne sous macOS Tahoe 26.3.1, avec le nouveau langage graphique « Liquid Glass » qui utilise des effets de transparence et des icônes remaniées. L’interface est familière pour quiconque possède déjà un iPhone ou un iPad. Et c’est là que réside l’un des atouts les plus puissants du Neo : l’intégration avec l’écosystème Apple. D’iMessage, à FaceTime en passant par la synchronisation Photos, Notes, Rappels, Recopie de l’iPhone (le jour où cette fonction daignera sortiren France…), tout fonctionne de concert et à la perfection, comme sur n’importe quel Mac. Pour quelqu’un qui possède un iPhone et qui n’a jamais eu de Mac, le Neo offre une excellente porte d’entrée. Apple fournit aussi ses applications gratuites (Pages, Numbers, Keynote) et l’App Store propose les grands classiques (Microsoft Office, entre autres) en version native Apple Silicon.

On apprécie d’autre part l’absence de bloatware. Là où de nombreux PC Windows abordables arrivent chargés de logiciels d’essai et de publicités, le Neo se présente avec un système propre et fonctionnel dès le démarrage. La configuration et le lancement se font comme sur n’importe quel Mac. Si nous répétons sans arrêt « comme sur n’importe quel Mac », c’est parce que ce nouvel ordinateur portable est le tout premier à tourner avec une puce de smartphone, la A18 Pro en l’occurrence. Pour mémoire, cette puce est celle qui équipait les iPhone 16 Pro et 16 Pro Max en 2024. L’initiative a de quoi étonner quand on sait que même les iPad les plus proches des Mac dans l’esprit (les Air et les Pro) embarquent depuis quelques années déjà les mêmes puces M que les ordinateurs. Mais autant spoiler la surprise d’entrée de test : la présence de la puce A18 Pro est finalement un non-sujet. Plus loin dans l’article, nous allons bien sûr nous pencher sur ses performances, mais jamais sur d’éventuels problèmes de compatibilité, car il n’y en a tout simplement aucun.

Le design et la qualité de fabrication
Au premier contact avec la bête, le ton est donné. Le MacBook Neo ne ressemble à rien de ce qu’on trouve à ce tarif dans le monde PC. Châssis aluminium intégral, finitions soignées, charnière parfaite… nous avons du mal à croire qu’il s’agit d’un ordinateur à 700 euros. Le Neo reprend les lignes des MacBook actuels avec des bords plats et des angles arrondis, tout en affichant un gabarit légèrement plus compact que le MacBook Air 13 pouces.

Il mesure 297,5 x 206,4 x 12,7 mm pour 1,23 kg, soit exactement le même poids que le Air. Quatre coloris sont ici proposés, avec du Silver, Citrus (un jaune-vert quelque part entre la balle de tennis et le surligneur fluorescent), du Blush (rose pâle) et de l’Indigo (bleu foncé). La finition brossée de l’aluminium nous est apparue un tantinet plus prononcée que sur d’autres MacBook. C’est peut-être lié au fait que la machine intègre 60 % d’aluminium recyclé, un record pour un produit Apple. Le rendu est en tout cas flatteur.

Les teintes ne s’arrêtent pas au châssis et se prolongent sur les touches du clavier, les pieds en caoutchouc, les fonds d’écran macOS et même certains éléments d’interface comme les icônes de dossiers et les boutons de confirmation. Non seulement cela flatte l’œil, mais cela montre en plus que le Neo a été pensé comme un produit à part entière et non comme un sous-produit.

Le logo Apple, embossé en ton sur ton sur le couvercle, abandonne la finition miroir réservée aux Air et Pro. Quant à la webcam, elle vient se loger dans le bandeau supérieur de l’écran sans recourir à l’encoche (notch) qu’on retrouve sur les MacBook plus onéreux.

Pour parvenir à caser cette webcam, Apple a légèrement épaissi les bordures de la dalle. Le compromis reste honnête, et certains y verront même un avantage esthétique par rapport à l’encoche.

Passons à la connectique du MacBook Neo, qui est sans doute son point le plus discutable. On trouve ici deux ports USB-C et un jack 3,5 mm, le tout regroupé sur le côté gauche. Pas de Thunderbolt ni de MagSafe donc. Un détail vient compliquer les choses à nos yeux : ces deux ports USB-C ne sont pas identiques. Le premier (le plus proche de la charnière) est un USB 3.2 Gen 2 à 10 Gb/s avec sortie DisplayPort, capable de piloter un écran externe 4K à 60 Hz. Le second ? Un USB 2.0 à 480 Mb/s. Soit un standard vieux de 25 ans. On a connu plus moderne. Le problème est que ces deux ports ne sont pas étiquetés. Apple se contente d’envoyer une notification macOS si l’on branche un moniteur ou un périphérique rapide dans le mauvais port. Bien sûr, on s’y fait très vite et cela reste fonctionnel, mais c’est le genre de friction qu’on n’attend pas d’un produit Apple.

Cette asymétrie a tout de même une raison technique. Elle s’explique par les limitations du A18 Pro, un SoC conçu à l’origine pour un smartphone n’ayant qu’un seul port. Ajouter un second port USB, fût-il en USB 2.0, a déjà nécessité un travail d’ingénierie non négligeable d’après les dires de la marque. Il n’empêche qu’on aurait aimé que les deux ports soient au minimum USB 3, et qu’un marquage visuel permette de les différencier sans recourir à un message logiciel.
L’écran et la webcam
Après la qualité de fabrication, c’est probablement au niveau de son écran que le MacBook Neo frappe le plus fort sur la concurrence. Sa dalle IPS Liquid Retina de 13 pouces affiche en effet une très belle définition de 2 408 x 1 506 pixels, supérieure au 1080p et même au 1440p que l’on retrouve généralement sur les PC portables vendus à ce prix. Le taux de rafraîchissement reste à 60 Hz, ce qui paraît logique pour cette gamme tarifaire.

Côté luminosité, Apple promet 500 nits, ce que nous ne manquerons pas de vérifier dès que ce Neo aura passé notre batterie de tests Labo. Mais à l’œil nu, nous pouvons d’ores et déjà vous dire que le rendu de cet afficheur est très supérieur à ce qu’offrent bon nombre de PC portables concurrents, dont certains plafonnent à 250 ou 300 nits. En matière de colorimétrie, la dalle couvre l’essentiel du spectre sRGB, avec une profondeur de couleur 10 bits, ce qui est là encore rare à ce niveau de prix. On note toutefois que l’écran ne prend pas en charge le gamut DCI-P3, le HDR, le True Tone ou encore le nano-texture antireflet. Autant de concessions compréhensibles au regard du positionnement tarifaire.

À l’usage, l’écran se révèle très agréable pour la consommation de contenu vidéo, la navigation web et même la retouche photo occasionnelle. Les angles de vision restent corrects, même si une légère perte de luminosité se fait sentir en inclinant la dalle.
Au-dessus de cet afficheur, la webcam 1080p FaceTime HD se montre honnête, avec une bonne balance des blancs et des détails corrects en visioconférence. Elle perd en revanche la fonction Center Stage (suivi automatique du sujet) et le capteur 12 mégapixels des MacBook Air récents. On note aussi l’absence de LED physique d’activité à côté de la caméra. Elle se trouve remplacée par un indicateur logiciel dans la barre de menus de macOS.
Le clavier et le trackpad
Le clavier du MacBook Neo reprend le mécanisme à ciseaux des autres MacBook. La course est d’environ 1 mm, la frappe est dans l’ensemble agréable, et les touches teintées dans la couleur du modèle apportent une touche de personnalité bienvenue. Jusque-là, pas grand-chose à redire donc.
Sauf que ce clavier n’est pas rétroéclairé. Il s’agit-là du principal compromis à faire en matière d’ergonomie. Même si les dactylos chevronnés s’en accommoderont sans peine, les étudiants qui travaillent tard le soir ou les utilisateurs occasionnels moins familiers du placement des touches risquent d’être parfois frustrés. Absolument tous les MacBook vendus ces 15 dernières années bénéficiaient d’un rétroéclairage. Son absence se fait donc ici sentir.

L’autre point à noter concerne Touch ID, présent uniquement sur le modèle 512 Go. Sur le modèle de base, la touche d’alimentation en haut à droite fait office de simple bouton marche/arrêt. En conséquence, chaque déverrouillage, chaque achat sur l’App Store, chaque authentification Apple Pay passe par la saisie manuelle du mot de passe. Cela reste certes fonctionnel, mais on perd la fluidité à laquelle l’écosystème Apple nous a habitués. Notez qu’il s’agit-là de la remarque de quelqu’un qui est habitué depuis fort longtemps au confort de cette identification Touch ID. Un utilisateur qui n’y a jamais eu le droit ne verra évidemment pas la différence.
Côté trackpad, Apple a opté pour un mécanisme physique en lieu et place du Force Touch haptique des MacBook Air et Pro. Mais la Pomme a fait les choses proprement. Ce trackpad se montre en effet cliquable sur toute sa surface, du coin supérieur au coin inférieur, ce qui est rare pour un trackpad mécanique. Les gestes multitouch de macOS fonctionnent tous correctement. Le clic est un peu plus sonore et la surface légèrement plus petite que sur le Air, mais l’expérience reste très satisfaisante au quotidien. On perd en revanche la possibilité d’ajuster la sensibilité du clic et les fonctions de retour haptique, comme le Force Click permettant de renommer rapidement des fichiers dans le Finder. Rien de bien grave en somme.
Les performances
Alors, une puce d’iPhone dans un Mac, ça vaut quoi ? Le cœur du MacBook Neo bat en effet au rythme de la puce Apple A18 Pro, celle-là même qui animait l’iPhone 16 Pro en 2024. Six cœurs CPU (deux performance, quatre efficience), cinq cœurs GPU (un de moins que la version iPhone), un Neural Engine 16 cœurs et 8 Go de mémoire unifiée LPDDR5. C’est la première fois qu’Apple utilise un processeur de la série A dans un Mac, et les sceptiques n’ont pas manqué de le faire remarquer. Mais nous vous avons un peu divulgâché cette partie en introduction.

En single-core, le A18 Pro se montre très convaincant. Sur Geekbench 6, le Neo obtient aux alentours de 3500 points, soit un score qui surpasse le M1 (environ 2400 points) et le Snapdragon X Plus (environ 2500 points). Pour les tâches quotidiennes comme la navigation web, le traitement de texte, la messagerie, c’est plus que suffisant pour procurer une expérience si fluide et réactive qu’on oublie vite son prix.
Sans surprise, la chanson n’est pas la même dès qu’il est question de multi-core et de charge soutenue. Le A18 Pro n’a que deux cœurs performance contre quatre sur le M1, et ça se ressent évidemment. Ainsi, sur Cinebench 2024, le Neo atteint un score multi-core d’environ 330, contre 500 pour le M1 MacBook Air.
Passons maintenant à la RAM. Les 8 Go de RAM en 2026 ont fait grincer des dents. D’autant qu’ils ne sont pas évolutifs qui plus est, car soudés au SoC, et qu’Apple avait généralisé les 16 Go sur l’ensemble de sa gamme MacBook fin 2024, ce qui met d’autant plus en exergue la chose sur le Neo. Pourtant, en usage courant, avec une vingtaine d’onglets Safari, une appli de messagerie, un document texte, de la musique en fond, tout roule sans l’ombre d’un accroc. Le Neo reste fluide et agréable. Mais dès qu’on pousse un peu l’usage, la pression mémoire peut se faire sentir. Ouvrir Photoshop en parallèle d’une session Safari bien garnie suffit à faire toussoter l’ensemble. Le moniteur d’activité de macOS passe régulièrement au jaune, signalant que le système recourt activement au swap sur le SSD pour compenser le manque de RAM physique.

Concrètement, cela se traduit par des onglets qui se rechargent quand on y revient, des applications qui prennent une seconde de plus à s’afficher, ou un appel vidéo qui saccade ponctuellement. Il faut avoir conscience de ces limitations avant de craquer ou pas pour la machine, tout comme il faut bien avoir en tête que cela n’a rien de rédhibitoire. Au même tarif, la concurrence ne fait pas mieux, même en proposant souvent le double de RAM.
De plus, le fait de comparer la puce A18 Pro du Neo à des processeurs plus chers devrait vous en dire long sur les capacités de la bête dès lors que l’on se rappelle de son positionnement tarifaire. En terme de performances globales à l’usage, le nouveau MacBook ne craint pas grand-monde dans sa gamme de prix. Il délivre tout au long de la journée une expérience fluide et réactive pour un usage classique. Si vous êtes du genre à vous soucier de la quantité de RAM ou du nombre de cœurs GPU dans un processeur, cette machine n’est sans doute pas faite pour vous.
Le gaming et l’audio
Aussi étonnant que cela puisse paraître, il est parfaitement possible de jouer sur ce nouveau Mac. Et pas qu’un peu. Pour commencer, un grand nombre de jeux iOS sont compatibles depuis belle lurette avec macOS. Pour ceux-là, il suffit de se rendre dans le Mac App Store et de les télécharger. Ils fonctionnent sans autre forme de procès. En bonus, les sauvegardes sont synchronisées avec tous les appareils connectés au même compte iCloud. Vous pouvez donc commencer une partie sur votre iPhone et la continuer sur le Neo sans problème. Oceanhorn 3 ou NBA 2K26 Arcade Edition tournent correctement, et tirent parti de l’écran coloré du Neo.

Nous étions en revanche plus curieux de voir ce que cela allait donner du côté de Steam. Après quelques heures à installer et essayer plusieurs jeux, le constat est simple : tout fonctionne normalement. Tous les titres compatibles Mac de notre bibliothèque se sont lancés sans aucun problème, comme ils le feraient sur un Mac doté d’une puce M1. Avec des réglages par défaut évidemment revus à la baisse, en fonction de l’exigence de chaque jeu. Mais les titres en 2D comme Streets of Rage 4 sont ultra-fluides. C’est bien sûr pour ceux en 3D que les choses peuvent sans surprise se compliquer.

Toutefois, nous avons été assez étonnés de constater que la plupart des anciens jeux assez costauds tournaient très bien sur le Neo. Nous avons par exemple pu nous adonner à Rise of the Tomb Raider avec un niveau de détails moyen en 720p à 30 fps. Ce n’est pas fou, bien entendu, mais cela reste tout à fait praticable, surtout sur un écran de 13 pouces.

Mieux, le très bon BioShock Remastered se lance en 1080p, avec des niveaux de détails et de framerate très corrects qui plus est. Cyberpunk 2077, en réglages bas/moyen, tourne quant à lui autour de 32-33 i/s à une résolution inférieure au 1080p, avec du MetalFX en renfort. C’est jouable, mais pas agréable sur la durée.

Le terrain de jeu naturel du Neo reste les titres Apple Arcade et les jeux légers. Pour les AAA récents, il faudra se tourner vers un MacBook Air ou un Pro. Mais le Neo obtient de bien meilleurs résultats qu’on ne l’aurait cru sur les classiques en 3D.
Terminons avec les deux haut-parleurs latéraux du Neo, qui font mieux que la plupart des PC portables à ce prix, avec des voix claires et un volume suffisant pour remplir une petite pièce. Pas de miracle toutefois côté basses, avec un son qui reste un peu maigre et légèrement métallique dans les médiums. À volume élevé, on perçoit de légères vibrations au niveau du repose-poignets, mais elles ne sont ni vraiment gênantes, ni rédhibitoires.

L’autonomie et la recharge
La batterie de 36,5 Wh du MacBook Neo est nettement plus petite que celle du MacBook Air (53,8 Wh). Mais la puce A18 Pro a un avantage ici, à savoir sa sobriété énergétique. Son enveloppe thermique réduite joue ici en faveur de l’autonomie.
En lecture vidéo locale, le Neo tient entre 13 et 15 heures, ce qui est cohérent avec la promesse d’Apple (16 heures de lecture vidéo). En usage mixte réel (Safari, Google Chat, visioconférence, musique et vidéo en streaming), il faut plutôt compter une dizaine d’heures. C’est une autonomie très correcte pour ce tarif. On boucle une journée de travail sans souci.

En revanche, la recharge est un point perfectible. Il faut compter environ une heure pour passer de 0 à 45 % avec un chargeur USB-C de 20 W. Avec un chargeur tiers de 45 W, soit le maximum reconnu par le Neo, on grimpe à environ 65 % en une heure. Pas de charge rapide donc, et pas de MagSafe non plus.