La St-Valentin approche et avec lui, son avalanche de comédies romantiques. Et si cette année, on célébrait la douceur du célibat ? Pour tous ceux qui saturent des « Je t’aime, moi non plus » et autres rendez-vous foirés, on vous a concocté une sélection de films qui calment instantanément toute envie de vie à deux.
Entre les belles-familles intrusives, les manipulateurs flippants et les partenaires toxiques, on peut très vite regretter nos années de célibat. Et ça, le cinéma l’a bien compris tant il regorge de longs-métrages nous faisant réaliser que, finalement, manger en solo devant un bon film n’est pas une punition, mais un privilège. Sélection.
Wedding Nightmare, Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett (2019)
Grace (Samara Weaving) pensait vivre le plus beau jour de sa vie en épousant Alex (Mark O’Brien). Seulement, la jeune mariée déchante rapidement lorsqu’elle apprend que, pour intégrer officiellement le clan de son époux, elle doit d’abord se plier à une tradition ancestrale : une partie de cache-cache revisitée façon « il faut tuer la mariée ».
On a connu des comités d’accueil plus chaleureux. Au-delà du guilty pleasure de voir Grace cavaler en robe de mariée, fusil à la main et baskets aux pieds, Wedding Nightmare nous rappelle surtout que toutes les belles-familles ne sont pas des cadeaux et qu’on a de quoi relativiser sur nos déjeuners dominicaux. Et pour celles et ceux qui n’ont pas eu leur dose, le film s’offre une deuxième partie en salles le 8 avril 2026.
Get Out, Jordan Peele (2017)
Chris (Daniel Kaluuya), un photographe, s’apprête à rencontrer les parents de sa petite amie Rose (Allison Williams). Craignant qu’ils n’acceptent pas leur relation interraciale, il se rend tout de même dans leur luxueuse propriété isolée. Si les Armitage font d’abord preuve d’une grande hospitalité à son égard, le jeune homme comprend vite que cette dernière dissimule un projet bien plus sinistre…
Si vous redoutiez votre première rencontre avec vos beaux-parents, le génial Jordan Peele ne va clairement pas vous aider à l’appréhender sereinement. Get Out, cauchemar absolu, nous rappelle avec brio que derrière le sourire bienveillant d’une famille apparemment parfaite peut se cacher un véritable piège… et des monstres.
Gone Girl, David Fincher (2014)
Le jour de son cinquième anniversaire de mariage, Amy (Rosamund Pike), icône d’une série de livres pour enfants et femme de Nick Dunne (Ben Affleck) disparaît dans des circonstances suspectes. Alors que la police et les médias s’emparent de l’affaire, le vernis du couple idéal craque, laissant entrevoir une relation toxique.
Finalement, pourquoi se contenter d’un divorce ? Avec Gone Girl, David Fincher met en scène une conjointe d’une intelligence terrifiante, capable d’orchestrer la chute de son cher et tendre avec une précision chirurgicale. Mais ne vous y trompez pas : Nick n’est pas un ange non plus. De quoi dégoûter durablement du mariage.
Companion, Drew Hancock (2025)
Josh (Jack Quaid) et Iris (Sophie Thatcher) forment un couple d’apparence parfaite. Mais, durant un week-end entre amis dans une propriété proche d’un lac, la jeune femme découvrira que celui qu’elle considère comme l’amour de sa vie n’a pas été 100 % honnête la concernant.
Qui n’a jamais rêvé d’être le simulateur affectif d’un mec un peu trop frustré ? Personne. Dans Companion, Iris, loin de s’imaginer qu’elle n’est qu’un jouet, a été dupée par un homme incapable de gérer une relation saine avec une véritable femme. Son dada ? S’acheter une version technologique sur mesure. Niveau prince charmant, on a connu mieux.
Invisible Man, Leigh Whannell (2020)
Cecilia (Elisabeth Moss) vit l’enfer aux côtés d’Adrian Griffin (Oliver Jackson-Cohen), un brillant scientifique dont la fortune n’a d’égale que la violence. Forte de courage, elle réussit à s’extraire de son emprise en s’enfuyant avec sa sœur. Alors qu’on lui annonce, deux semaines plus tard, le suicide de son bourreau, une série de phénomènes inexpliqués vient bousculer sa nouvelle liberté.
Même mort (enfin, à peu près), ils ne nous lâchent pas la grappe. Invisible Man, c’est cet ex ultra-toxique qui ressurgit et décide de vous ruiner la vie. Un thriller angoissant qui vous fera apprécier le silence de votre salon.
Malcolm & Marie, Sam Levinson (2021)
Après l’avant-première de son dernier film, Malcolm Elliott (John David Washington), un réalisateur en pleine ascension, rentre chez lui en compagnie de sa femme, l’actrice Marie Jones (Zendaya). Ce qui aurait alors dû être une célébration se transforme en une joute verbale nocturne interminable quand cette dernière lui reproche de l’avoir oubliée dans son discours de remerciements.
Malcolm & Marie, c’est le fracas tonitruant d’un couple qui se meurt. Reproches, égo froissé, révélations blessantes, tout y est. On ressort du visionnage vidé, mais surtout immensément reconnaissant de ne pas être à leur place. Le célibat n’a jamais eu autant de charme.
Promising Young Woman, Emerald Fennell (2020)
Cassie (Carey Mulligan) mène une double vie. Serveuse le jour, elle se transforme en piège à prédateurs la nuit, feignant l’ivresse pour donner une leçon aux hommes qui tenteraient de profiter d’elle. Alors qu’elle ne croit plus en rien, elle croise la route de Ryan (Bo Burnham), un ancien camarade de fac dont le charme et l’humour semblent enfin pouvoir la réconcilier avec l’amour.
C’était évidemment trop beau pour être vrai. Cassie est l’exemple même de l’adage « mieux vaut être seule que mal accompagnée ». Sous ses airs de comédie romantique acidulée, Promising Young Woman nous rappelle que même le nice guy peut cacher la pire des ordures. Au passage, le film fait office de piqûre de rappel salutaire : ne pas dénoncer, c’est protéger.
L’Amour et les Forêts, Valérie Donzelli (2023)
Quand Blanche (Virginie Efira) rencontre Grégoire (Melvil Poupaud), elle croit vivre un conte de fées. Il est tout ce qu’elle recherche, charmant, passionné, aimant. Mais une fois installés ensemble, le prince se change en crapaud, l’isolant de sa famille, de ses amis, et contrôlant ses moindres faits et gestes.
Petit rappel : aimer ne veut pas dire contrôler. L’Amour et les Forêts, leçon magistrale sur l’emprise, met la lumière sur une situation vécue dans encore bien trop de couples. Dans cette adaptation du livre d’Éric Reinhardt, le malaise est total. Melvil Poupaud est si terrifiant en mari possessif qu’on a envie de hurler à Blanche de fuir. Si vous avez un Grégoire dans votre vie, considérez ce film comme un signal d’alerte et prenez vos jambes à votre cou.
Mon Roi, Maïwenn (2015)
Tony (Emmanuelle Bercot) se remet d’un accident de ski dans un centre de rééducation. Ce temps mort lui permet de revenir sur sa relation tumultueuse avec Georgio (Vincent Cassel). À travers des flashbacks, on découvre leur histoire, de leur rencontre électrique, à leur mariage passionné, en passant par la toxicité d’un homme imprévisible et narcissique.
Vincent Cassel excelle en roi des connards, jouant du chaud et du froid avec une perversité glaçante, d’un réalisme troublant. Mon Roi nous rappelle ainsi que la « passion » est souvent l’excuse préférée des gens toxiques pour justifier leur propre bordel émotionnel. Sauve qui peut.
Liaison Fatale, Adrian Lyne (1987)
Dan (Michael Douglas), un avocat new-yorkais, profite de l’absence de sa femme pour la tromper avec Alex Forrest (Glenn Close), une éditrice. Pour lui, il s’agit d’une simple aventure sans lendemain. Pour elle, c’est bien plus que ça. Refusant d’être mise de côté, la maîtresse d’une nuit s’immisce dans la vie de Dan, devenant une menace de plus en plus concrète.
Pauvre lapin. En regardant Dan perdre pied, on se dit qu’il aurait mieux fait de rester sagement dans son canapé. Liaison Fatale ou le rappel salutaire que le célibat (ou la fidélité) est une assurance-tranquillité contre celles et ceux qui n’ont pas la même notion que vous du « sans lendemain ».
On vous laisse méditer là-dessus, mais une chose est sûre : après ce marathon cinématographique, vous chérirez votre statut de célibataire.
Et pour celles et ceux qui, malgré tout, auraient encore foi en l’amour, on vous a quand même préparé une sélection des meilleures comédies romantiques (pas niaises). On ne sait jamais, sur un malentendu…