Le printemps arrive, mais pas question de délaisser nos écrans ! Mars 2026 s’annonce comme un mois charnière pour les cinéphiles : retour très attendu des héros de « Zootopie », thriller d’anticipation musclé porté par Glen Powell et pépites d’auteur qui bousculent nos certitudes. Préparez le pop-corn, votre salon se transforme en salle obscure.
Après un début d’année déjà riche en émotions, les éditeurs passent à la vitesse supérieure. Que vous soyez amateur d’animation poétique, de fresques historiques glaçantes ou de science-fiction visionnaire, cette sélection de mars a de quoi vous.
La Disparition de Josef Mengele (Kirill Serebrennikov) – 3 mars 2026
Adaptation du prix Renaudot de 2017 d’Olivier Guez, le film suit la cavale de Josef Mengele (August Diehl), le tristement célèbre médecin d’Auschwitz, en Amérique du Sud. De l’Argentine au Brésil, le récit chronique la traque intérieure et la paranoïa d’un homme qui tente par tous les moyens d’échapper à la justice internationale tout en s’enfonçant dans la clandestinité.
Kirill Serebrennikov livre une œuvre d’une puissance visuelle rare, portée par l’interprétation habitée d’August Diehl. La Disparition de Josef Mengele réussit le pari de traiter de l’horreur à travers l’errance et la décomposition morale, offrant un thriller historique aussi glaçant que nécessaire.
Valeur sentimentale (Joachim Trier) – 3 mars 2026
Après une absence prolongée, un réalisateur de renom revient dans la vie de ses deux filles, Agnes et Nora (Renate Reinsve). Il propose à cette dernière, comédienne de théâtre, de tenir le rôle principal dans son nouveau projet. Face à son refus, il se tourne vers une jeune star américaine (Elle Fanning), ravivant des tensions familiales et des souvenirs enfouis que chacun aurait préféré oublier.
Le réalisateur de Julie (en 12 chapitres) retrouve sa muse Renate Reinsve pour une exploration chirurgicale des liens familiaux. Dans Valeur sentimentale, la mélancolie scandinave rencontre le glamour hollywoodien pour une réflexion brillante sur la création artistique et le deuil.
The Chronology Of Water (Kristen Stewart) – 3 mars 2026
Pour son premier passage derrière la caméra, Kristen Stewart adapte les mémoires de Lidia Yuknavitch. On y suit le parcours de Lidia (Imogen Poots), une jeune femme issue d’un milieu marqué par la violence et les addictions, qui trouve dans l’écriture et la littérature une bouée de sauvetage inattendue pour transformer son traumatisme en une force créatrice brute.
C’est l’événement cinéma d’auteur du mois. Avec The Chronology Of Water, Kristen Stewart prouve qu’elle est une réalisatrice à l’identité visuelle forte. La performance physique d’Imogen Poots est tout simplement époustouflante dans ce récit de résilience qui ne laisse personne indemne.
Le Rire et le couteau (Pierre Pinaud) – 3 mars 2026
Sergio (Sérgio Coragem), un ingénieur envoyé en Afrique de l’Ouest pour un projet routier titanesque, se retrouve plongé dans le quotidien de la ville. Entre ses relations complexes avec deux habitants locaux, Diara (Cleo Diára) et Gui (Jonathan Guilherme), et la disparition inexpliquée de son prédécesseur italien, sa mission prend une tournure de plus en plus mystérieuse.
Le Rire et le couteau est une œuvre sensorielle et dépaysante qui brouille les pistes entre le drame intime et l’enquête atmosphérique. La mise en scène de Pierre Pinaud capte avec brio l’ambivalence des rapports humains dans un contexte de mutation industrielle.
Yoroï (David Tomaszewski) – 4 mars 2026
Désireux de faire une pause après une tournée épuisante, Aurélien (Orelsan) part s’installer dans la campagne japonaise avec sa femme Nanako (Clara Choï), qui attend leur premier enfant. Leur tranquillité est de courte durée : la découverte d’une armure ancestrale dans un puits réveille des créatures folkloriques, les Yokaïs, forçant le futur père à un combat inattendu.
C’est le projet le plus audacieux d’Orelsan. Mélangeant habilement culture japonaise et fantastique, Yoroï est un film de genre à la française qui ose l’aventure totale. David Tomaszewski signe un univers visuel riche, parfait pour une séance home-cinéma immersive.
Deux Procureurs (Serguei Loznitsa) – 5 mars 2026
En 1937, en pleine purge stalinienne, le procureur Alexander Kornev (Aleksandr Kuznetsov) intercepte une lettre de détenu clamant son innocence. Convaincu qu’il s’agit d’une erreur administrative, il entame une quête de vérité qui le mènera jusqu’aux plus hautes sphères de Moscou, le confrontant à l’implacable machine totalitaire de l’Union Soviétique.
Serguei Loznitsa nous plonge dans les rouages du pouvoir avec une précision documentaire. Deux Procureurs est un thriller politique tendu, porté par le charisme d’Aleksandr Kuznetsov, qui interroge la place de l’individu face au système.
L’Étranger (François Ozon) – 11 mars 2026
Dans l’Alger de 1938, Meursault (Benjamin Voisin) apprend le décès de sa mère mais reste étrangement détaché. Sa rencontre avec Marie (Rebecca Marder) et ses liens avec un voisin douteux, Raymond Sintès (Pierre Lottin), l’entraînent malgré lui vers un acte irréparable sur une plage écrasée de soleil. Un drame qui le mènera devant une justice plus prompte à juger son manque d’émotions que son crime.
François Ozon s’attaque au monument d’Albert Camus avec une modernité saisissante. En confiant le rôle principal à Benjamin Voisin, le réalisateur offre une relecture solaire et tragique de L’Étranger, rendant ce texte classique plus vivant et troublant que jamais.
Arco (Ugo Bienvenu) – 17 mars 2026
En 2075, Iris, une fillette de dix ans, assiste à la chute d’un mystérieux visiteur venu du ciel : Arco, vêtu d’une combinaison arc-en-ciel. Ce dernier vient d’un futur lointain où le voyage temporel est une réalité. Ensemble, ils vont tout tenter pour renvoyer Arco chez lui, au cœur d’une aventure qui va lier leurs deux époques.
L’univers d’Ugo Bienvenu est un enchantement pour les yeux. Avec Arco, l’animation française prouve encore sa vitalité. La voix de Swann Arlaud apporte une douceur mélancolique à ce voyage temporel qui ravira autant les amateurs de science-fiction que les familles.
The Running Man (Edgar Wright) – 25 mars 2026
Dans une société dystopique, Ben Richards (Glen Powell) participe au jeu télévisé le plus populaire et le plus cruel : « The Running Man ». Traqué par des tueurs professionnels et observé par des millions de téléspectateurs, il doit survivre pendant trente jours pour espérer gagner sa liberté et sauver sa famille.
Edgar Wright aux manettes d’un remake du classique de Stephen King, c’est la promesse d’un spectacle nerveux, stylisé et furieusement efficace. Glen Powell confirme son statut de star d’action dans ce The Running Man version 2025, qui critique avec acidité notre propre obsession pour les écrans.
Zootopie 2 (Jared Bush, Byron Howard) – 26 mars 2026
Les célèbres enquêteurs Judy Hopps et Nick Wilde sont de retour pour une nouvelle mission. Cette fois, ils doivent traquer un reptile mystérieux qui sème la zizanie dans la métropole de Zootropolis. L’enquête les mène dans des quartiers inexplorés où leur duo devra faire preuve d’une solidarité sans faille pour déjouer un complot de grande ampleur.
Dix ans après le premier volet, Disney réussit son retour à Zootropolis. Zootopie 2 conserve l’humour et le rythme qui ont fait le succès du film original, tout en élargissant cet univers fascinant. C’est le rendez-vous incontournable de ce mois de mars pour petits et grands.