Sélection

À la table des écrivains les plus gourmands

06 mars 2017
Par Mathilde1
À la table des écrivains les plus gourmands

Les écrivains sont parfois de fins gourmets et leur goût pour la bonne bouffe se retrouve dans leurs écrits. On vous propose une liste littéraire des festins culinaires les plus décadents. Jack Kerouac, Victor Hugo, Karen Blixen ou encore Colette sont aux fourneaux. À vos estomacs !

Les-Miserables

Les Misérables, Victor Hugo : le poulet en crapaudine pour épater vos convives !

L’écrivain français le plus célèbre avait un appétit d’ogre, mais surtout des goûts culinaires… originaux. Capable d’avaler un homard avec sa carapace, de relever son café au lait de vinaigre, son morceau de brie de moutarde ou de croquer dans une orange sans en ôter la peau, Victor Hugo n’avait peur de rien ! Pas même de mélanger dans son assiette tous les mets servis à un dîner pour en faire un « gribouillis » !

Sa viande préférée ? Le poulet, et en crapaudine, s’il vous plaît. Il est ainsi proposé dans le cabaret des Misérables. Enduit de beurre et de paprika, flambé avec du marc, il est servi ouvert en deux, d’où sa ressemblance avec un crapeau. On vous laisse vérifier par vous-mêmes…


Charlie-et-la-chocolaterieCharlie et la chocolaterie, Roald Dahl : quelques douceurs à l’heure du café

Que serait le café qui suit un déjeuner copieux sans son petit chocolat ? Ce n’est pas Roald Dahl qui contredirait cette délicieuse habitude culinaire, lui qui a partagé son obsession pour le chocolat dans son roman pour enfant Charlie et la Chocolaterie. Amoureux de la marque Cadbury, qu’il dégustait alors qu’il était élève en pension, le romancier a traduit sa passion dans ses récits. Mais attention, à être trop gourmand, l’on devient un glouton malheureux, à l’estomac tendu et douloureux. On pense bien sûr à Augustus Gloop, le garçon rondouillet digéré par une machine dans Charlie et la Chocolaterie, mais aussi à Julien Apolon qui englouti un gâteau au chocolat complètement décadent dans Matilda. Attention à l’overdose de cacao !


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La Promenade du phare, Virginia Woolf : un bœuf en daube revigorant

Dans la première partie de La Promenade du phare, Virginia Woolf évoque une soirée de septembre dans les îles du Nord, chez l’héroïne Mrs Ramsey. Sa cuisinière, Martha, signe à cette occasion son chef-d’œuvre : le bœuf en daube. Trois jours ont été nécessaires à l’élaboration du plat ! Cuisson, épices, tendreté de la viande, sauce, émotion et saveur… Tout y est. Et Martha est complimentée pour son travail : « C’est un triomphe » avoue Mr Bank.




mythologies-barthesMythologies
, Roland Barthes : le steak-frites, ou la base du plaisir

Ahhh… Le steack-frites ! L’un ne va pas sans l’autre : un steack avec une salade ? Ennuyeux ! Des frites sans steack ? Barbant ! Bleu, saignant, à point… Roland Barthes analyse tous les symboles qui se dégagent de la cuisson de la viande dans son essai populaire, Mythologies. Élément de base de la cuisine, le steak est, selon l’intellectuel, plus « nationalisé que socialisé ». Notre steak-frites est une richesse culturelle française, inscrite au patrimoine mondiale de l’humanité ! On le retrouve aussi bien à la table des jeunes étudiants célibataires, que des familles bourgeoises et établies, qu’à celle des bohèmes ou des tradis, des classiques ou des anticonformistes. Et pour les végétariens qui nous lisent, actualisons notre propos : un steack végétarien convient aussi très bien au plaisir des papilles !


Le-festin-de-Babette-et-autres-contesLe Festin de Babette, Karen Blixen : élaborer un dîner de A à Z

Karen Blixen, auteure danoise peu connue en France ou à travers les adaptations cinématographiques de ses romans (Out of Africa de Sydney Pollack et Le Festin de Babette de Gabriel Axel), a livré dans son roman Le Festin de Babette l’un des plus beaux hommages à la gastronomie française.

Babette est cuisinière chez deux sœurs célibataires, dans un petit village luthérien du Danemark. Autrefois chef cuisinière dans un grand restaurant parisien, Le Café anglais, elle décide de faire revivre le grand faste de la cuisine française à l’occasion de l’anniversaire du centenaire du défunt pasteur du village. 

À la table de Babette, l’on retrouve une soupe de tortue géante, des blinis au caviar et à la crème, des cailles en sarcophage au foie gras et sauce aux truffes… arrosés comme il se doit de champagne de la Veuve Cliquot ou du Clos de Vougeot. Un régal !  



sur la route poche


Sur la route, Jack Kerouac : une tarte aux pommes en dessert

Que trouve-t-on sur la route des États-Unis quand on a faim ? Le périple de Jack Kerouac et de ses amis est ponctué de tartes aux pommes accompagnées d’une boule de glace. Tant est si bien que le narrateur est capable de faire une analyse fine de ce dessert de motel ! « La qualité s’améliorait à mesure que je m’enfonçais dans l’Iowa, la tarte était plus grosse, la glace plus crémeuse ». Véritable obsession du jeune homme, la tarte aux pommes dégage son odeur de sucre, de vanille et de cannelle à travers les pages du livre. Ça colle aux doigts, ça rassasie. Et ça donne assez d’énergie pour reprendre la route.

… Et autres livres de cuisine

Carnets-de-cuisine-de-George-SandLe-petit-dictionnaire-de-cuisine-d-Alexandre-DumasLes-carnets-de-cuisine-de-Colette

Le saviez-vous ? Alexandre Dumas, Colette et George Sand n’ont pas écrit que des romans, mais ont également partagé leurs recettes favorites, dans des carnets ou des articles.
L’auteur des Trois Mousquetaires a publié un dictionnaire de cuisine, quand Colette livrait dans les colonnes de Marie-Claire, du Figaro ou du Journal ses mets favoris. Enfin, George Sand retranscrivait dans des carnets ses repas partagés avec Balzac, Alexandre Dumas (encore lui !) ou Chopin.
Bonne compagnie, bons mets et bons vins : le bonheur à la française.
Article rédigé par
Mathilde1
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