Le cinéma perd l’un de ses visages embématiques. Mort à 78 ans, l’acteur néo-zélandais Sam Neill laisse derrière lui une carrière de plus de cinquante ans, jalonnée de rôles devenus cultes. De « Jurassic Park » à « La Leçon de piano », en passant par « L’Antre de la folie », retour sur six performances qui témoignent de l’étendue de son talent.
Introduction
Le cinéma est en deuil. Ce lundi 13 juillet 2026, la famille de l’acteur britannico-néo-zélandais Sam Neill a annoncé son décès à l’hôpital privé St Vincent de Sydney, à l’âge de 78 ans. Entouré de ses proches, le comédien s’en est allé avec la discrétion et la dignité qui le caractérisaient.
Quelles sont les causes de sa mort ?
En 2023, Sam Neill avait révélé dans ses mémoires qu’il luttait contre un cancer du sang rare, un lymphome angio-immunoblastique à cellules T. S’il avait confié que les chimiothérapies traditionnelles avaient cessé de fonctionner, il avait plus récemment annoncé être en rémission complète grâce à un traitement de thérapie génique expérimental.
Dans leur communiqué officiel, ses proches ont ainsi précisé que sa disparition a été « soudaine et inattendue », mais ont tenu à souligner qu’il est mort alors qu’il était toujours guéri de sa maladie. La cause exacte de ce décès soudain n’a pas été communiquée par respect pour l’intimité de sa famille (sa whānau, en maori).
Vigneron passionné dans sa région natale de Central Otago en Nouvelle-Zélande lorsqu’il s’éloignait des plateaux, Sam Neill laisse derrière lui une filmographie riche et le souvenir d’un homme profondément généreux. Au-delà de son chapeau de paléontologue, Sam Neill a balayé un demi-siècle de cinéma avec un charisme magnétique et une élégance rare. Retour sur cinq de ses performances les plus mémorables.
John Ingram dans Calme blanc (1989)
Ce huis clos maritime haletant a véritablement propulsé la notoriété internationale de Sam Neill aux côtés d’une toute jeune Nicole Kidman. Il y incarne un officier de marine qui tente de sauver sa femme prise au piège sur leur voilier par un psychopathe (Billy Zane). Un thriller étouffant qui prouvait déjà sa formidable présence à l’écran.
Le commandant en second Borodine dans À la poursuite d’Octobre rouge (1990)
Dans ce thriller technologique culte réalisé par John McTiernan, Sam Neill incarne le capitaine Vassili Borodine, l’officier en second du commandant Marko Ramius (Sean Connery). Son rêve touchant d’une nouvelle vie tranquille aux États-Unis — où il élèverait des lapins — reste l’un des moments les plus marquants et humains du film.
Le Dr Alan Grant dans Jurassic Park (1993)
C’est évidemment le rôle qui l’a inscrit à jamais dans l’histoire de la pop culture. Sous la direction de Steven Spielberg, il incarne ce paléontologue un poil bourru, peu à l’aise avec les enfants, qui se retrouve à fuir des vélociraptors et un T-Rex. Un rôle qu’il reprendra avec le même plaisir dans Jurassic Park III (2001) puis dans la conclusion Jurassic World: Le Monde d’après (2022).
Alisdair Stewart dans La Leçon de piano (1993)
La même année que le film d’aventure de Steven Spielberg, Sam Neill change radicalement de registre dans le chef-d’œuvre de Jane Campion, couronné par la Palme d’or à Cannes. Il y interprète l’époux rigide et froid d’Ada (Holly Hunter), un colon néo-zélandais dépassé par la passion charnelle et musicale de sa femme. Une performance dramatique d’une immense subtilité.
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John Trent dans L’Antre de la folie (1994)
Juste après le triomphe de Jurassic Park, Sam Neill s’offre un virage à 180 degrés en devenant la tête d’affiche de ce monument de l’horreur, réalisé par le maître John Carpenter. Il y incarne John Trent, un enquêteur pour les assurances, cynique et ultra-rationnel, chargé de retrouver un écrivain de romans d’épouvante disparu. Sa performance est magistrale : Neill y dissimule d’abord son flegme britannique habituel avant de sombrer, scène après scène, dans une démence totale et viscérale.
L’inspecteur Chester Campbell dans Peaky Blinders (2013-2014)
Les fans de séries télévisées retiendront son incroyable interprétation du grand antagoniste des premières saisons de Peaky Blinders. Face à Cillian Murphy (qui incarne le gangster Tommy Shelby), Sam Neill prête ses traits au cruel, sadique et implacable inspecteur de police Chester Campbell. Un personnage profondément détestable qu’il a joué à la perfection.