Décryptage

La fréquence d’une dalle d’écran : qu’est-ce que c’est ?

26 août 2016
Par Benoît Duval
La fréquence d’une dalle d’écran : qu’est-ce que c’est ?

Des films du début du siècle dernier avec leurs mouvements saccadés, aux images parfaitement fluides des vidéos filmées au ralenti, la technologie a fait un bond. Pour afficher des dizaines d’images par seconde, les dalles d’écran ont augmenté ce qu’on appelle leur fréquence d’affichage.

Plein d’images dans les yeux

100, 200, 400, 600 Hz, au-delà des 1000 Hz… Exprimée en Hertz (Hz), cette valeur souvent mise en avant par les constructeurs indique la fréquence d’affichage de l’écran. Il s’agit tout bonnement du nombre d’images par seconde que la dalle du téléviseur est capable de générer. Plus cette valeur est élevée et plus l’image devrait être fluide, sans scintillement, ou effet de flou.

TV LG UHD

Les rois de l’illusion

En réalité, les constructeurs trichent pour créer l’illusion. Ils combinent la fréquence d’affichage qu’est réellement capable de réaliser l’écran dite « native », avec quelques artefacts qui permettent de la multiplier par deux, trois, ou plus encore. La fréquence native de la dalle est au minimum de 50 à 60 Hz. De nombreux écrans bénéficient du double ou du quadruple avec des fréquences qui grimpent de 100 à 200 Hz pour un écran HD ou Full-HD et débutent à 200 Hz pour un Ultra-HD.

Créer des images qui n’existent pas

Mais voilà, avec de telles dalles rapides, ce sont les séquences vidéo qui ne suivent plus le mouvement. C’est à partir de ce moment que l’écran va faire chauffer ses puces et mettre en œuvre des algorithmes pour multiplier par deux, ou quatre le nombre d’images par seconde. L’électronique va utiliser plusieurs procédés : dupliquer la même image, ou créer artificiellement des images intermédiaires. L’œil n’y voit alors que du feu.

TV Philips 58PUS6809 UHD

Du mouvement sans bouger

Pour aller au-delà de la fréquence native et obtenir des séquences encore plus nettes, les constructeurs vont utiliser d’autres moyens. Pour chaque image, les LED du rétroéclairage vont clignoter très rapidement sur le haut, le milieu et le bas de la scène. L’œil interprète cela comme des images supplémentaires venant enrichir encore la fluidité. C’est ainsi que les chiffres de la fréquence viennent grimper au-delà des 400 Hz. Pour aller encore plus loin et afficher des fréquences supérieures à 600 Hz, d’autres technologies ajoutent des ajustements sur l’intensité du rétroéclairage selon la luminosité de l’image. Bref, en y voyant plus clair, on se rend compte que ces écrans sont très doués en illusions d’optique.

Article rédigé par
Benoît Duval
Benoît Duval
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