Qui eût cru il y a quelques années que les machines à glaces deviendraient un terrain de jeu et surtout d’innovation pour les fabricants d’électroménager ? Fabriques à desserts glacés et autres granitas se bousculent sur les plans de travail. Mais qu’ont-elles de si spécial ?
Introduction
Les machines à glaces et sorbetières sont de plus en plus nombreuses et variées sur les étals. Jusqu’à ce que ces appareils de nouvelle génération se développent, il y a quelques années, on pouvait tout à fait confectionner des glaces et sorbets maison, à l’aide d’une traditionnelle sorbetière ou d’une turbine à glace. Alors qu’est-ce que ces nouvelles machines apportent ? Cela tient en trois mots : praticité, rapidité, variété. On vous explique.
Tous les avantages du fait maison
L’une des raisons pour lesquelles les machines à desserts glacés ont tellement de succès est assez évidente : la confection maison. En plus du plaisir de préparer ses desserts glacés soi-même, on maîtrise aussi ce qu’on met dedans : pas de conservateurs, moins de sucre voire pas du tout, pas d’ingrédients potentiellement allergènes (le lait de vache, par exemple)… Et comme pour toutes les recettes maison, on peut tenter des assemblages qu’on ne trouve pas dans le commerce : mélanger des légumes avec des fruits, ajouter des herbes fraîches, pourquoi pas des épices… Et mine de rien, on maîtrise aussi les coûts.

Des engins plus compacts, donc plus confortables à utiliser
Avant leur apparition, on avait la possibilité de préparer des desserts glacés avec une sorbetière ou une turbine à glace. L’inconvénient de la sorbetière, c’est qu’il faut placer la cuve au congélateur pendant au moins 12 h pour qu’elle soit totalement congelée. Or, le bol est généralement assez imposant ; il faut donc avoir un congélateur avec de grands tiroirs et suffisamment de place dedans. Pas évident pour tout le monde. En outre, lorsqu’elle n’est pas utilisée, ranger sa sorbetière occupe une certaine place aussi.
Autre option : la turbine à glace, qui elle, produit du froid. Elle ne nécessite pas de préparation en amont, pas d’anticipation, ni de faire de la place dans le congélateur. Mais il faut attendre une trentaine de minutes pour que les ingrédients placés dans la cuve se transforment en sorbet ou en crème glacée. Les machines de ce type ne sont pas vraiment compactes non plus, ni très esthétiques dans la cuisine.
Par rapport à ces deux classiques, l’un des premiers atouts des machines de nouvelle génération réside dans leur compacité. Si on prend l’exemple de la Nutribullet Chill, elle mesure moins de 25 cm de large pour 15 cm de profondeur. Le modèle Thomson TH500ICE présente des dimensions semblables. À l’usage, elles font partie des machines qui nécessitent de préparer son mélange de base en amont et de le congeler – la préparation est brassée pour être transformée en glace au moment du service. D’autres appareils, comme la Ninja Creami Deluxe, présentent un fonctionnement semblable. Mais contrairement à une sorbetière classique, les pots sont bien plus petits (ils contiennent généralement 450 à 500 ml environ). Il est donc bien plus facile de les caser dans un congélateur – éventuellement d’en confectionner plusieurs aux saveurs différentes. Toutefois, toutes ne sont pas aussi compactes. La Ninja Slushi ou sa grande sœur Slushi Max, par exemple, sont moins facilement logeables.

Avec ou sans système de refroidissement
Certaines de ces machines récentes embarquent un système de refroidissement. C’est le cas des différents modèles de la gamme Ninja Slushi ou encore du Moulinex Freezi. Le principe est le même que pour une turbine à glace : on place la préparation liquide dans le bac ou la cuve, puis la machine brasse tout en refroidissant. Comptez au minimum 20 à 30 min pour obtenir un dessert glacé. C’est le principal inconvénient : il y a un peu d’attente avant de pouvoir déguster.
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D’autres machines, dépourvues de technologie de refroidissement, brassent la préparation préalablement congelée. C’est le cas des Ninja Creami (Deluxe, Scoop & Swirl et autres variantes), de la Nutribullet Chill ou encore de la Thomson TH500ICE. On prépare la recette à base de laitages (pour une crème glacée) ou à partir de fruits (pour du sorbet) la veille et on la congèle dans les pots dédiés. Une fois la préparation congelée, on place les pots dans la machine ; quelques minutes de brassage suffisent pour en faire une glace onctueuse. L’inconvénient : il faut anticiper et confectionner la base du dessert à l’avance – ces machines peuvent également se révéler un peu bruyantes.

Des programmes automatiques et de la variété
Qu’ils soient équipés d’un système de refroidissement ou pas, ces appareils séduisent aussi par la variété de recettes qu’ils proposent, le plus souvent à travers des programmes automatiques : granités, yaourts glacés, milkshakes, sorbets, crèmes glacées, glaces à l’italienne… Les paramètres de brassages produisent des textures différentes pour varier les plaisirs. Certains proposent aussi des programmes spéciaux pour ajouter des ingrédients en morceaux dans les préparations glacées en les mélangeant sans les broyer : pépites de chocolats, pistaches, noix ou noisettes, graines, fruits confits, bonbons chocolatés…
Parmi les dernières tendances, Ninja a réussi à percer sur le marché avec sa gamme de machines à granités Slushi (qu’on peut aussi utiliser pour préparer des cocktails glacés). En vogue également : la glace à l’italienne comme chez le glacier, servie en spirale dans un cône ou dans un pot – c’est l’une des propositions du Moulinex Freezi ou encore du Ninja Creami Scoop & Swirl. Les deux marques ont poussé jusqu’à prévoir une poignée pour assurer le service comme chez le glacier.

Quid des prix ?
La plupart de ces machines à desserts glacés coûtent généralement plus cher qu’une petite sorbetière basique, mais moins cher qu’une turbine à glace un peu élaborée. Les prix démarrent à partir d’une petite centaine d’euros et grimpent jusqu’à plus de 250 euros selon le type de machine, ses fonctionnalités et la marque. En toute logique, les références embarquant un système de refroidissement coûtent plus cher.