Anthropic étend la portée de son agent Cowork aux smartphones et navigateurs web, permettant une gestion des tâches par IA en continu, même hors ligne.
Introduction
Cowork est l’agent génératif d’Anthropic conçu pour exécuter des tâches complexes (gestion de fichiers, rédaction de documents, réponse aux emails), au-delà de la simple génération de texte. Initialement limité aux ordinateurs, il devient désormais un assistant autonome capable d’opérer en arrière-plan, sur smartphone, pour simplifier la productivité quotidienne. Un changement de paradigme qui rend l’outil à tout faire d’Anthropic plus ubiquitaire que jamais.
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Une ubiquité accrue pour une productivité sans frontière
La grande nouveauté réside dans la capacité de Cowork à s’exécuter par défaut dans le cloud. Cette architecture permet aux utilisateurs de lancer des tâches complexes (la préparation de documents ou l’analyse de données) et de les laisser s’exécuter en arrière-plan, même si l’ordinateur est éteint. C’est un saut technologique qui transforme le smartphone en véritable « tour de contrôle » : l’utilisateur peut lancer une requête en mobilité et recevoir une notification dès que l’intelligence artificielle a besoin d’une validation ou d’une réponse.
Mais cette mobilité apporte une nuance technique importante sur les capacités de l’agent. En quittant l’interface bureau, Cowork perd son accès direct aux fichiers locaux et sa capacité à manipuler le système d’exploitation. Pour les tâches nécessitant un contrôle direct sur le Mac ou l’accès à des serveurs MCP, l’application desktop reste la référence. En revanche, pour les tâches liées à des données cloud (emails, calendriers), l’expérience reste fluide et très efficace sur mobile, notamment grâce à des intégrations pertinentes avec les outils utilisés au quotidien par les pros (Slack, Google Workspace, Office…).
Enfin, Anthropic simplifie l’expérience utilisateur en unifiant les interfaces. Cowork n’est plus une application à part entière, mais un mode spécifique intégré à l’interface classique de Claude. Lors du démarrage d’une conversation, l’utilisateur choisit simplement son mode : Classique pour la génération de texte pur ou Cowork pour la manipulation active de fichiers et de tâches productives.
Vers une unification des agents et des limites de calcul
Ce déploiement s’inscrit dans une tendance plus large où les outils de production se fondent dans les interfaces de discussion grand public. En unifiant Claude et Cowork, Anthropic copie la stratégie d’OpenAI, qui a fondu l’interface Codex dans ChatGPT.
Pour encourager cette adoption massive, Anthropic a annoncé un doublement des quotas d’utilisation de Cowork jusqu’au 5 août. Bien que l’accès privilégié soit initialement réservé aux abonnés Max (au tarif de 100 €/mois), l’offre de doublement de quota est ouverte à tous les utilisateurs pour tester cette nouvelle liberté de mouvement.
De quoi faire oublier, peut-être, le fiasco en cours au sujet de son nouveau modèle ultraperformant Fable 5, qui est loin de tenir toutes ses promesses (en plus de consommer une quantité indécente de tokens à chaque requête). Preuve que le produit n’est pas tout à fait prêt : initialement lancé pour toutes et tous, il redevient une exclusivité payante à compter de ce 8 juillet.