Google revoit à la hausse ses ambitions sur le marché des ordinateurs portables avec une toute nouvelle gamme de machines attendues l’automne prochain.
Introduction
Impossible de s’y tromper avec un nom pareil : les Googlebook arrivent pour marcher sur les platebandes d’Apple et de ses MacBook. Annoncés en clôture de la conférence The Android Show de la semaine dernière, les nouveaux ordinateurs portables de Google sont conçus comme étant au service de l’IA Gemini et articulés autour du tout nouveau système d’exploitation de la maison : Aluminium OS. On vous explique tout !
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Ce qu’il faut savoir sur les Googlebook
Vous connaissiez les Chromebook, découvrez maintenant leurs petits frères, les Googlebook. À la façon de ses ordinateurs abordables lancés il y a une quinzaine d’années, Google s’associe à des constructeurs tiers pour mettre en chantier une toute nouvelle gamme d’ordinateurs puissants, consacrés à l’intelligence artificielle. Acer, Asus, Dell, HP et Lenovo sont déjà sur le pont pour commercialiser les premiers modèles l’automne prochain.
Mais de quoi parle-t-on, exactement ? Pour l’heure, aucune fiche technique précise n’a été dévoilée. En revanche, on sait que Google ne prévoit pas de remplacer les Chromebook. Ces nouvelles machines sont pensées comme des ordinateurs plus performants, qui se positionneront probablement sur le milieu-haut de gamme. En clair : face au MacBook Neo qui fait les choux gras d’Apple, et au MacBook Air, vendu autour des 1 200 €.
Pour ce prix, les Googlebook miseront une grosse partie de l’expérience sur… un curseur de souris révolutionnaire. Le « Magic Cursor », présenté en grande pompe par Google, permet en effet d’appeler l’assistant Gemini depuis n’importe quel écran et de poser des questions contextuelles à l’IA. Sélectionnez un morceau de texte et demandez-lui de le traduire en mandarin ; entourez les vêtements d’un mannequin à l’écran, et Gemini vous trouvera où dénicher les mêmes ; sélectionnez deux photos dans un dossier et Nano Banana pourra, en quelques secondes, les fusionner. Un assistant omniscient et omnipotent, qui suppose logiquement que Gemini voie tout ce qu’il se passe sur votre écran.
Et Aluminium OS, alors ?
Comme on l’a dit, les Googlebook introduiront un tout nouveau système d’exploitation, baptisé Aluminium OS. Dérivé d’Android, il est plus malléable que ChromeOS et permet d’installer peu ou prou toutes les applications d’un smartphone directement sur ordinateur. Mieux, Aluminium OS propose une expérience de continuité proche, voire supérieure à celle d’Apple avec ses iPhone et ses Mac. L’écran d’un smartphone peut notamment être répliqué sur celui d’un Googlebook, là où cette fonction est toujours bloquée en France côté Apple.
L’idée est de fluidifier les interactions entre appareils et donc de rattraper un certain retard accumulé par rapport à l’écurie d’en face. Toutefois, il faut garder en tête qu’une grosse zone d’ombre reste encore à dissiper, concernant la compatibilité des logiciels avec Aluminium OS. Pour séduire le même public qu’Apple, il est capital de permettre l’utilisation de logiciels professionnels, comme la suite Adobe. Si Alumimium OS se veut plus polyvalent que ChromeOS, l’expérience semble tout de même articulée autour de l’usage du navigateur web comme application à tout faire – aidé, cette fois, par une IA disponible partout, tout le temps.
Google a encore quelques mois pour nous en dire plus sur Aluminium OS et sur ses Googlebook. On ne saurait malgré tout que vous conseiller de modérer vos attentes, notamment en termes de positionnement tarifaire. La crise de la RAM (justement engendrée par l’IA) ne faiblit pas, et pourrait obliger Google à lancer ses ordinateurs à des tarifs moins attractifs qu’il ne l’aurait voulu.