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Matisse au Grand Palais : pourquoi l’exposition s’impose-t-elle comme le rendez-vous du printemps ?

24 mars 2026
Par Louise Lepense
Henri Matisse, “La tristesse du roi” (1952).
Henri Matisse, “La tristesse du roi” (1952). ©Centre Pompidou/MNAM-CCI/Philippe Migeat/GrandPalaisRmn

Le Grand Palais ouvre ce 24 mars une exposition consacrée aux dernières années de Matisse, visible jusqu’au 26 juillet prochain. Un parcours qui révèle un artiste en pleine réinvention.

Maître de l’art moderne et figure centrale du fauvisme, Henri Matisse est mis à l’honneur dans les galeries du Grand Palais, à Paris. Coproduite par le Centre Pompidou, l’exposition propose un éclairage inédit sur les dernières années de la vie de l’artiste, marquées par la maladie, mais aussi par un élan créatif renouvelé, longtemps resté en marge. Réunissant plus de 300 œuvres issues de collections internationales, elle est présentée jusqu’au 26 juillet 2026.

Que découvre-t-on dans cette exposition ?

Le parcours met en évidence la diversité des pratiques. Peintures, dessins, livres illustrés, vitraux et textiles dialoguent avec les célèbres gouaches découpées. L’exposition montre un artiste qui continue à peindre tout en explorant de nouvelles formes.

Des ensembles structurent la visite, des Intérieurs de Vence à l’album Jazz, jusqu’aux grandes compositions, comme La tristesse du roi ou les Nus bleus. L’accrochage restitue également l’atmosphère de l’atelier, envisagé comme un espace mouvant.

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Affaibli après une lourde opération d’un cancer de l’abdomen en 1941, Matisse entame ce qu’il qualifie lui-même de « seconde vie ». Cette contrainte physique, qui l’empêche de peindre comme auparavant, devient un levier créatif. La gouache lui permet de simplifier le geste tout en intensifiant la couleur.

Comment la presse accueille-t-elle l’exposition ?

Plusieurs médias saluent cette relecture de l’artiste. « On y va à reculons. […] Or, on ressort tout guilleret : enfin Matisse ! … Ou plutôt, le Matisse de la fin, qui ouvre tant de possibilités », note Le Monde. De son côté, Télérama met en avant le « foisonnement créatif » et évoque une « exposition remarquable à tous points de vue ». France Info souligne aussi « l’apothéose » que constitue cette « seconde vie ».

Les critiques félicitent le rassemblement d’œuvres majeures, rarement visibles ensemble. « On n’avait jamais eu sous le même toit […] L’escargot […], Mémoire d’Océanie […], La gerbe […] », commente Le Monde. Enfin, la dimension intime et urgente de cette création tardive retient l’attention, comme le rappelle L’Humanité, qui cite Matisse : « J’ai la sensation […] d’être entré dans une vie spirituelle nouvelle. »

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