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Absolute Green Lantern : que propose vraiment ce comics très attendu ?

13 février 2026
Par Sarah Dupont
“Absolute Green Lantern”, le 13 février 2026 en librairie.
“Absolute Green Lantern”, le 13 février 2026 en librairie. ©Urban Comics

Une nouvelle version de Green Lantern arrive en France ce 13 février, avec une approche plus sombre et étrange, bien éloignée des aventures super-héroïques habituelles.

La Lanterne verte change de visage aujourd’hui en librairie. La mini-série Absolute Green Lantern fait son arrivée ce 13 février en France chez Urban Comics, adaptation de la nouvelle continuité alternative lancée par DC Comics. L’éditeur y propose des réécritures complètes de ses figures emblématiques : pas une mise à jour de la chronologie, mais un redémarrage intégral, au ton plus adulte.

Écrite par Al Ewing (Venom War) et dessinée par Jahnoy Lindsay, la série a d’abord été publiée aux États-Unis en avril dernier. Le premier volume français regroupe les six épisodes initiaux et marque l’arrivée d’un Green Lantern, qui ne ressemble plus vraiment à un super-héros.

Que se passe-t-il à Evergreen ?

Dans la ville d’Evergreen, un monolithe extraterrestre s’écrase au sol. Un dôme d’énergie verte isole aussitôt la zone du reste du monde. Les habitants ne sont pas envahis mais observés, jugés par une entité inconnue. Au cœur de ce huis clos, Jo Mullein, Hal Jordan et John Stewart tentent de comprendre ce phénomène. L’un d’eux pourrait toutefois se révéler plus dangereux encore que la créature elle-même.

La mythologie classique disparaît presque entièrement. Plus de police galactique structurée, plus de technologie maîtrisée : le pouvoir vert devient une manifestation cosmique, proche d’une révélation religieuse. Le récit s’apparente à un huis clos apocalyptique, avec des protagonistes tentant de comprendre un événement dont ils ignorent les règles.

Qu’en pense la presse américaine ?

À sa sortie américaine, la presse spécialisée a salué l’ambition du projet tout en soulignant son caractère déroutant. Certaines critiques évoquent « beaucoup moins de space-opera et davantage d’horreur cosmique » (FanFiAddict) et notent que « Ewing adopte une approche inspirée par l’horreur » (Major Spoilers).

Mais l’expérience divise. L’abandon des codes super-héroïques traditionnels trouble une partie du lectorat et la narration mystérieuse peut sembler confuse. La série apparaît ainsi comme une réinvention assumée : appréciée pour son originalité, discutée pour sa radicalité.

Pourquoi cet univers « Absolute » ?

L’Absolute Universe repose sur un principe simple : reconstruire chaque héros autour d’une idée centrale. Ici, Green Lantern devient moins un justicier qu’une question philosophique. Le pouvoir n’est plus une arme mais une force cosmique face à laquelle l’humanité demeure fragile.

Le dessin accompagne ce parti pris. Jahnoy Lindsay adopte une approche expressionniste, silhouettes parfois distordues et décors épurés. Le vert cesse d’être héroïque pour devenir oppressant, participant au malaise général.

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