Sans faire de vagues, Google enrichit le programme de mises à jour de sa dernière tablette en date : elle profitera désormais de cinq ans de mises à niveau.
Google a été le premier constructeur à repousser les limites du suivi logiciel sur les smartphones Android – un aspect sur lequel Apple régnait en maître avec ses iPhone. Aujourd’hui, ses Pixel sont tous assurés de profiter de sept ans de mises à jour, qu’il s’agisse de mises à niveau d’Android ou de patchs de sécurité. Seulement, tous les appareils de la marque n’avaient pas droit au même luxe. C’est notamment le cas de la Pixel Tablet, sortie en 2023, qui ne devait à l’origine bénéficier que de trois ans de mises à jour.
Google offre du rab à sa Pixel Tablet
À l’origine, la dernière tablette Android de Google devait être considérée comme obsolète à compter du mois de juin 2026. Une échéance qui approche rapidement et qui aurait ensuite empêché les possesseurs de ce modèle de maintenir leur appareil à jour. Cela ne rend pas le produit inutilisable, mais il n’aurait plus profité de nouvelles fonctionnalités et s’exposait potentiellement à des failles de sécurité.
Mais, bonne nouvelle, la Pixel Tablet pourra finalement tenir bon jusqu’à Android 18 ! Comme le remarquent nos confrères des Numériques, une petite ligne a changé sur la page de support de la tablette. Elle n’affichait auparavant que cinq ans de patchs de sécurité. La ligne a été réécrite pour y inclure également les mises à jour majeures d’Android.
Une excellente nouvelle pour les actuels possesseurs de la tablette la plus avancée du catalogue Google. On précise « actuels », car tout porte à croire que la Pixel Tablet n’est en réalité plus produite. À part dans une poignée de magasins Fnac, ce produit semble en rupture de stock et le site officiel n’invite qu’à recevoir une notification si les entrepôts se remplissent de nouveau. Chose qui, trois ans après la commercialisation de la tablette, paraît très improbable.
Quand on veut, on peut
Nos confrères des Numériques profitent de cette excellente annonce pour souligner le sous-texte de celle-ci. Si Google peut décider unilatéralement d’offrir deux ans de mises à jour supplémentaires à l’un de ses produits, et a fortiori sans la contrainte de l’Union européenne, alors tous les constructeurs peuvent faire des efforts pour le suivi logiciel de leurs appareils.
Depuis juin dernier, une nouvelle réglementation oblige en effet les smartphones et tablettes commercialisés dans l’UE à offrir au moins cinq ans de patchs de sécurité aux appareils. Mais, concernant les mises à jour majeures apportant des fonctionnalités additionnelles, rien n’est (encore ?) précisé.
Il faut reconnaître que cette loi a déjà agi comme un électrochoc pour nombre de constructeurs. Xiaomi propose désormais au moins quatre ans de mises à jour de l’OS sur ses produits, et Honor va même plus loin avec six ou sept ans en fonction des gammes. Mais d’autres semblent encore réticents à améliorer la durabilité de leurs produits, en ne garantissant que deux, voire trois ans de mises à niveau. La preuve par l’exemple : quand on veut, on peut.