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Delphine de Vigan est de retour avec Je suis Romane Monnier

15 janvier 2026
Par Sarah Dupont
“Je suis Romane Monnier”, le 15 janvier 2026 en librairie.
“Je suis Romane Monnier”, le 15 janvier 2026 en librairie. ©Gallimard

Roman de l’effacement à l’ère numérique, le nouvel ouvrage de Delphine de Vigan poursuit l’exploration des fragilités humaines et des inquiétudes contemporaines qui traversent son œuvre.

Delphine de Vigan signe son retour en librairie avec Je suis Romane Monnier, disponible depuis le 15 janvier aux éditions Gallimard, dans la collection « Blanche ». Un roman attendu, qui confirme la place singulière de l’autrice dans le paysage littéraire français et convainc de nouveau la critique par son écriture attentive aux failles intimes et aux tensions de l’époque.

Que dit Je suis Romane Monnier de notre époque ?

Romane Monnier, 29 ans, disparaît sans bruit après avoir confié son téléphone portable, accompagné de ses codes d’accès, à Thomas, un inconnu rencontré dans un bar, sans aucune explication. Intrigué, il entreprend d’en explorer le contenu. Messages, photos, notes vocales, réseaux sociaux : au fil de cette immersion, le portrait de Romane se précise, tandis que Thomas se retrouve confronté à ses propres blessures, son enfance marquée par les silences et sa relation avec sa fille.

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Le roman interroge ce qu’il reste de nous à l’ère des données infinies. Dans un entretien accordé à Télérama, Delphine de Vigan confie : « Qui a le temps de se poser et de s’interroger : si je meurs demain, quelles traces numériques vais-je laisser ? » À travers la disparition de Romane, elle explore une fatigue contemporaine, un désir d’effacement face à un monde saturé d’images, de sollicitations et d’injonctions.

Qu’en pense la presse ?

Le Monde souligne la continuité de l’œuvre de l’autrice : « On y retrouve les motifs et obsessions de ses précédents livres », autour de l’exploration des « traces ». Télérama salue « un beau roman, sensible et inquiet », porté par « une grande acuité dans le tableau critique – mais jamais acrimonieux – de nos vies à l’ère numérique ».

De son côté, France Info évoque « un thriller intime », « subtil », explorant ces « nouvelles formes d’aliénation sociale ». « La démonstration est efficace », poursuit le site d’information, mais, « à l’arrivée, l’humanité n’en ressort pas vraiment augmentée », prévient-il.

Qui est Delphine de Vigan ?

Depuis plus de 20 ans, Delphine de Vigan construit une œuvre cohérente et ancrée dans le réel. Révélée avec No et moi, consacrée par Rien ne s’oppose à la nuit, puis par D’après une histoire vraie et Les enfants sont rois, elle observe ce que l’époque fait à nos intimités, à nos liens et à nos fragilités. Je suis Romane Monnier prolonge cette démarche en interrogeant ce que nos vies connectées disent de nous et ce qu’elles laissent derrière elles.

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