L’artiste et fondateur du Théâtre équestre Zingaro propose un premier livre original et surprenant, s’inscrivant dans son univers de prédilection.
Après des autobiographies et des recueils de poésie, l’artiste Bartabas, de son vrai nom Clément Marty, sort son tout premier roman, Les cogne-trottoirs, publié aux éditions Gallimard ce 8 janvier 2026.
Dans ce nouveau livre, Bartabas suit la vie d’une petite fille muette qui s’enfuit de chez elle après y avoir mis le feu. Trouvant refuge dans la forêt, elle rencontre un âne et développe une relation amicale unique avec lui. Finissant à Paris, ils rejoignent une troupe de saltimbanques, les Baladins du Temple, et distraient les gens avec leur numéro d’équilibriste, entre spectacles de rue, mendicité et défiance de l’ordre établi. L’adolescente, appelée Cascabelle, va découvrir un nouveau monde et s’adapter à ce milieu étrange, toujours accompagnée de son âne.
Roman d’apprentissage mettant en scène des marginaux, Les cogne-trottoirs est l’un des livres les plus surprenants de cette rentrée littéraire de janvier 2026, en plus de constituer un premier roman ambitieux pour Bartabas.
À 68 ans, l’auteur change ainsi de registre et livre un récit profond aux thèmes universels et intemporels.
Une histoire de “petites gens”
Ce roman de Bartabas aborde plusieurs thématiques proches de l’auteur. Évoquant la place des « sans-voix » et des marginaux, Les cogne-trottoirs parle des artistes de rue, des saltimbanques, des révoltés et des plus précaires, qui tentent de faire la révolution à leur hauteur, malgré la dominance des classes et l’ordre établi.
Le livre rappelle Victor Hugo (des Misérables à Notre-Dame de Paris), tout en se distinguant grâce à la verve de Bartabas, qui dépeint des personnages hauts en couleur avec une touche de comédie et d’absurde. Bartabas, fondateur du Théâtre équestre Zingaro, écuyer et metteur en scène, semble aussi mettre un peu de lui dans ce roman : il parle de la relation entre la fille et son âne, de la place des animaux dans la société et du lien qui peut unir la bête à l’être humain.