Actu

Tesla sous le coup d’une enquête pour une fonctionnalité permettant aux conducteurs de jouer à des jeux vidéo

24 décembre 2021
Par Kesso Diallo
L'écran central présent dans les véhicules de Tesla.
L'écran central présent dans les véhicules de Tesla. ©Sergey Kohl / Shutterstock

Inquiète sur le risque de distraction que présente cette fonctionnalité, l’agence américaine chargée de la sécurité routière vient d’ouvrir une enquête concernant plus de 500 000 véhicules de la marque.

Tesla est de nouveau dans le collimateur de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA). Le 21 décembre, l’agence fédérale des États-Unis chargée de la sécurité routière a ouvert une enquête sur le constructeur automobile. Elle concerne une fonctionnalité appelée « Passenger Play », qui permet de jouer à des jeux vidéo sur l’écran tactile central du véhicule. Censée être réservée aux passagers situés à l’avant lorsque la voiture est en mouvement, rien n’empêche vraiment le conducteur d’en profiter. Selon le site spécialisé The Verge, l’utilisateur doit uniquement cliquer sur un bouton confirmant qu’il est passager avant de jouer.

Pour la NHTSA, cette fonctionnalité « peut distraire le conducteur et augmenter le risque d’accident ». L’enquête qu’elle vient d’ouvrir concerne 580 000 véhicules Tesla (Model 3, Model S, Model X et Model Y). L’agence affirme, en outre, que le conducteur peut jouer sur l’écran tout en roulant depuis décembre 2020. Avant, cela était uniquement possible lorsque le véhicule était stationné.

Une fonctionnalité dangereuse

L’enquête de la NHTSA intervient à la suite d’une plainte reçue plus tôt cette année. « Comment se fait-il qu’un fabricant soit autorisé à afficher des vidéos qui empêchent clairement de se concentrer et prennent les deux tiers de l’écran dont le conducteur a besoin pour disposer de toutes les informations sur son véhicule ? », peut-on lire dans la plainte provenant d’un résident de Lake Oswego dans l’Oregon. Le plaignant estime que Tesla crée ainsi une distraction dangereuse pour le conducteur, ce qu’il qualifie de « négligence imprudente ». En France, ce type de dispositif n’est pas autorisé, comme l’indique le code de la route : « le fait de placer dans le champ de vision du conducteur d’un véhicule en circulation un appareil en fonctionnement doté d’un écran et ne constituant pas une aide à la conduite ou à la navigation est interdit ».

Ce n’est pas la première fois que Tesla est visé par une enquête de la NHTSA. En août, cette dernière en a ouvert une à propos du système d’aide à la conduite baptisé « Autopilot », après avoir identifié onze accidents, où des véhicules du constructeur étaient impliqués. Ces incidents ont causé un décès, ainsi que des blessures chez 17 personnes. Pour l’ensemble des voitures Tesla impliqués, le système « Autopilot » ou le régulateur de vitesse était activé.

Lire aussi

Article rédigé par
Kesso Diallo
Kesso Diallo
Journaliste