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Avec Le Programme : sectes, mensonges et enlèvements, Netflix confirme sa soif de true crime

06 mars 2024
Par Apolline Coëffet
“Le Programme : Sectes, mensonges et enlèvements” est disponible sur Netflix.
“Le Programme : Sectes, mensonges et enlèvements” est disponible sur Netflix. ©Netflix

Sortie ce 5 mars sur la plateforme, cette mini-série documentaire enquête sur les dérives d’un internat disciplinaire américain.

Si l’Academy at Ivy Ridge se présentait comme un établissement capable de venir en aide aux adolescents en difficulté, la réalité était tout autre. Derrière les thérapies et activités récréatives promises se dissimulait un programme sectaire, fait de violences physiques et mentales. Dans Le Programme : sectes, mensonges et enlèvements, la réalisatrice Katherine Kubler, une ancienne élève encore hantée par cette expérience douloureuse, revient sur les pratiques de cet établissement. 

Les dérives des centres de rééducation

« Pas de conversation. Pas de sourire. Pas de sortie », indique d’emblée le synopsis. Au fil des trois épisodes s’entremêlent des interviews donnant la parole à d’anciens élèves, des documents d’archives et des reconstitutions qui révèlent quel était leur quotidien. Entre 2001 et 2009, cet internat situé à Ogdensburg, dans l’État de New York, aux États-Unis, proposait un cadre structuré, censé pallier les problèmes comportementaux, émotionnels et scolaires des jeunes qu’il accueillait alors. 

Sous la forme d’un documentaire d’investigation, la mini-série dénonce ainsi les dérives qui surviennent bien souvent en ces lieux. Très lucratifs, ces centres de rééducation exploitent la détresse de familles prêtes à tout pour sauver leurs enfants. À cet effet, ceux-ci ont notamment recours à la manipulation et profitent de la crédulité des parents, qui ne savent pas ce qui s’y passe, pour perpétrer de nombreux abus. Le Programme : sectes, mensonges et enlèvements plaira certainement aux amateurs d’histoires vraies et de true crime. La série est disponible sur Netflix à compter de ce mardi 5 mars.

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Article rédigé par
Apolline Coëffet
Apolline Coëffet
Journaliste