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Parler avec les dauphins, bientôt possible grâce à l’intelligence artificielle ?

11 mai 2017
Par Mathieu Freitas

Gavage AB, firme suédoise spécialisée dans la reconnaissance vocale, s’est fixé un objectif un peu fou : traduire le langage des dauphins.

Jusqu’où ira l’intelligence artificielle ? La question s’était déjà posée pour notre dossier sur le sujet, sans que nous puissions y apporter de réponse ferme et définitive. Mais un nouveau cas d’usage se présente au moins aujourd’hui. Et vous n’y aviez sans doute jamais pensé ! Une entreprise suédoise et spécialisée dans la reconnaissance vocale du nom de Gavagai AB s’est donné pour objectif de traduire le langage… des dauphins, à l’aide de l’intelligence artificielle.

Un langage pas si différent du nôtre ?

Ce projet qui pourrait paraître un peu fou ne l’est finalement pas tant que ça. Rappelons tout d’abord que l’intelligence artificielle, et plus précisément le deep learning, est déjà à l’origine des progrès fulgurants réalisés ces dernières années dans la reconnaissance vocale et les domaines qui s’y rattachent, comme la traduction justement. Dès lors, une seule question se pose réellement : le langage des dauphins peut-il être traité comme celui des Hommes ?

Les études sur le sujet semblent indiquer que oui. Il aurait notamment été découvert que les dauphins communiquent dans un langage structuré. Ils formeraient ainsi des phrases à partir de mots, dont l’ordre en déterminerait le sens. Si c’est exact, il n’y a donc, a priori, aucune raison que les techniques de machine learning actuelles ne parviennent pas à décoder leur langage, mais nous devrions être fixés à l’horizon 2021, échéance du projet de Gavagai AB.

Gavagai

Reste encore à savoir à quoi ou qui pourrait bien servir la possibilité de communiquer avec les dauphins, si ce n’est de démontrer une fois encore « l’intelligence » des machines. Le PDG de la firme aurait d’ailleurs lui-même confié à nos confrères de Digital Trends qu’il ne voyait pour l’heure aucune réelle application commerciale.

Article rédigé par
Mathieu Freitas
Mathieu Freitas
Journaliste
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