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Bien choisir son écran de PC

02 octobre 2023
Par Nicolas Aguila
Bien choisir son écran de PC
©ExplorerBob/pixabay

Un écran de PC est un accessoire que vous allez vouloir garder pendant plusieurs années, il ne faut donc pas avoir peur de prendre son temps pour bien le choisir.

L’écran de votre PC est, à l’évidence, un accessoire indispensable à son utilisation. Mais le choisir peut vite se révéler complexe. Il existe de nombreuses références, détails techniques et autres dénominations parfois confuses, le tout pour un éventail de prix extrêmement large. Voici donc quelques clés pour vous aider à identifier vos besoins et les caractéristiques et modèles qui y répondront.

La définition et la taille de l’écran

Choisir un écran, cela commence par choisir une diagonale en fonction de votre bureau et de vos usages. Par convention, cette diagonale est exprimée en pouces, et les différentes tailles sont rangées par catégories, pour plus de simplicité. De manière générale, les tailles standard représentent des diagonales de 24 pouces, les écrans de 27 pouces présentent un bon compromis entre encombrement et confort, et nous trouvons de plus grandes dalles à partir de 32 pouces et au-delà.

Le deuxième paramètre à prendre en compte concerne la définition de l’écran, c’est-à-dire son nombre de pixels total. La définition est généralement liée à la taille de l’écran et va être déterminante dans le confort visuel que votre moniteur proposera. Elle s’exprime généralement par le nombre de pixels sur une colonne complète de l’écran, et est elle aussi standardisée pour simplifier les choix. Ainsi, le 1080p (Full HD) représente une définition de 1 920×1 080 pixels, le 1440p (WQHD) désigne 2 560×1 440 pixels et le 2160p (4K ou Ultra HD) correspond à 3 840×2 160 pixels. Notez que toutes ces définitions correspondent à un ratio d’image en 16/9, nous allons voir plus tard qu’il en existe d’autres.

Les écrans larges ne sont pas toujours adaptés aux jeux ou aux films, mais ils offrent un confort incomparable en bureautique.©Dell

En dehors de ces quelques standards très courants sur le marché, vous trouverez parfois des modèles qui sortent des carcans. Les écrans dits ultralarges, par exemple, abandonnent le 16/9e hérité du cinéma pour proposer une image beaucoup plus large, en 21/9e. Certains jeux en tireront particulièrement bien parti et la surface étendue peut offrir plus de confort en bureautique, mais ils sont de fait particulièrement encombrants et assez chers. Notez qu’ils utilisent un standard différent pour leur définition afin de s’adapter au nouveau ratio d’image : le 1080p compte 2 560×1 080 pixels, et le 2160p affiche 5 120×2 160 pixels.

La plupart du temps, ces écrans très larges pourront être courbés, afin d’améliorer le confort d’utilisation sur un bureau. Cette courbure est exprimée en fonction du diamètre de l’arc de cercle décrit par l’écran, en millimètres. Par exemple, un écran présentant une courbure affichée à 1000R correspond à l’arc d’un cercle d’un diamètre d’un mètre. En conséquence, plus le nombre indiqué sur la fiche technique sera faible, plus la courbure de l’écran sera importante.

Les technologies de dalles

Une fois votre taille et votre définition d’écran choisies, vous rencontrerez plusieurs types de dalles sur les écrans les plus répandus du marché. Globalement, nous en distinguons quatre, avec chacune ses avantages et inconvénients : le TN, l’IPS, le VA et l’OLED.

Le TN (Twisted Nematic) est une des technologies les plus répandues dans la fabrication d’écrans à cristaux liquides. Elle consiste en un assemblage de diodes qui, lorsqu’elles sont sous tension, vont aligner les cristaux liquides de manière à constituer une image. Peu chère à produire, elle présente l’avantage de proposer des fréquences d’affichage très rapides (jusqu’à 360 Hz), ce qui en fait une technologie de choix dans les écrans dédiés au jeu vidéo, mais son principal inconvénient réside dans sa qualité d’image, notamment des angles de vision très restreints et de faibles contrastes.

La première évolution de cette technologie est l’IPS (In-Plane Switching), qui améliore le TN en utilisant des cristaux liquides sur un axe parallèle au plan de l’écran. Cela permet aux dalles IPS de présenter de bien meilleurs angles de vision que le TN et une image plus « belle », bien que leur coût de fabrication soit plus élevé.

Sur un écran à cristaux liquides, les couleurs sont générées par l’alignement des cristaux lorsqu’une tension est appliquée sur les diodes correspondantes.©Ravedave/Wikipédia

Toujours du côté des cristaux liquides, le VA (Vertical Alignment) est une autre amélioration proposée dans les années 1990 par Fujitsu. Le principe est que les cellules à cristaux liquides sont disposées verticalement sur la dalle et sont opaques. Lorsqu’une tension est appliquée aux diodes, elles s’alignent horizontalement pour laisser passer la lumière et constituer l’image. Cela permet au VA de proposer des noirs profonds et d’excellents contrastes, mais son temps de réponse parfois élevé en fait une technologie assez peu courante pour le jeu.

Enfin, l’OLED se retrouve de plus en plus dans le monde des écrans pour PC après avoir conquis celui des téléviseurs. Contrairement aux précédentes technologies, qui utilisent toutes des cristaux liquides, ce sont directement les diodes qui vont produire à la fois la lumière et la couleur nécessaire à l’image. Cela présente plusieurs avantages, comme une consommation électrique réduite, de très bons contrastes et de meilleurs angles de vision. Mais l’OLED est également la technologie la plus coûteuse à produire, ce qui donne des écrans au tarif souvent plus élevé que la concurrence.

Les méthodes de synchronisation

Enfin, les joueurs auront un point supplémentaire à prendre en compte dans le choix de leur écran. Il s’agit de la technologie de synchronisation proposée par ce dernier. Vous en trouverez généralement deux reconnaissables (le G-Sync et le FreeSync), mais il en existe d’autres. Elles consistent à synchroniser la fréquence d’affichage de l’écran avec celle de votre ordinateur ou console, permettant ainsi de conserver une image aussi fluide que possible et une faible latence tout en supprimant les effets de « tearing » (présent lorsque deux images se superposent à l’affichage).

Le G-Sync de Nvidia nécessite que l’écran dispose d’un composant spécial pour fonctionner, d’où un prix souvent plus élevé.©Nvidia

Le G-Sync, pour commencer, est une technologie développée par Nvidia, qui a la particularité de ne fonctionner qu’avec les cartes graphiques de la marque. Vous trouverez sans peine des écrans compatibles dans toutes les gammes, mais vous devrez prêter attention au label pour avoir accès à certaines fonctions, puisque la compatibilité avec le HDR n’est assurée que par les écrans G-Sync Ultimate. Notons que les modèles compatibles sont souvent plus chers que leurs concurrents, Nvidia imposant aux constructeurs l’ajout de composants spécifiques coûteux afin d’obtenir la certification.

En réponse à Nvidia, le constructeur AMD a sorti par la suite sa propre technologie nommée FreeSync. Elle a l’avantage de fonctionner de manière similaire, mais sur un plus grand nombre de cartes graphiques, puisque les modèles concurrents d’AMD y ont également accès. De même, les écrans compatibles FreeSync sont souvent moins chers, AMD étant moins exigeant sur les spécifications techniques nécessaires pour obtenir le label. Notez toutefois que, là encore, l’accès à des fonctions comme le HDR nécessitera un écran FreeSync Premium, logiquement plus cher.

Enfin, une technologie nommée VRR a récemment fait son entrée dans le monde des consoles, puisque la PlayStation 5 et la Xbox Series sont compatibles avec cette norme. Son fonctionnement est identique à FreeSync et G-Sync, mais elle a la particularité de fonctionner sur une prise HDMI (impossible à l’heure actuelle pour les deux autres technologies). Il est plus rare de trouver un label affichant sa compatibilité dans les fiches techniques des écrans, mais vous pourrez simplement vous assurer que votre modèle est équipé au minimum d’une prise HDMI 2.0 pour avoir l’esprit tranquille : cela fait partie des spécifications obligatoires de cette génération de prise.

Quelques recommandations

Asus VG27AQ

©Asus

Asus propose depuis longtemps d’excellents écrans pour le jeu. Ce modèle présente une dalle IPS de 27 pouces sur une définition en 1440p. En outre, il est compatible G-Sync sur une fréquence jusqu’à 165 Hz et prend en charge le HDR10, tandis que sa prise HDMI 2.0 le rend compatible avec le VRR des consoles, il est donc idéal pour le jeu en toutes situations.

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LG Ultrafine 32 pouces

©LG

Avec sa gamme Ultrafine, LG propose des écrans particulièrement confortables pour le travail bureautique, avec de larges diagonales et une définition 4K, une dalle VA pour les bons contrastes, et une connectique très complète. Il est également compatible HDR et prend en charge le FreeSync d’AMD, malgré la fréquence limitée à 60 Hz.

Corsair Flex Xeneon

©Corsair

Pour un peu d’extravagance, Corsair propose un écran ultralarge (45 pouces, 21/9e) qui a la particularité de présenter une courbure réglable par l’utilisateur. Par défaut, l’écran est plat, et deux poignées sur les côtés permettent de courber l’écran pour un meilleur confort. La courbure est réglable jusqu’à 800R. La dalle, quant à elle, profite de toutes les dernières technologies : OLED, compatible G-Sync et FreeSync, gestion du HDR, et d’une définition de 3 440×1 440 pixels.

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