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Tondeuses robotisées : pourquoi la connectivité est un plus ?

30 juillet 2023
Par Alexandra Bellamy
Tondeuses robotisées : pourquoi la connectivité est un plus ?
©Piotr Wawrzyniuk/Shutterstock

Alors que la saison estivale bat son plein, quoi de plus agréable que de profiter de son jardin ? Le robot de tonte constitue un précieux allié pour bien entretenir ses extérieurs. Et, en matière de tondeuses robotisées, la connectivité est un atout supplémentaire ; on vous explique pourquoi.

Les robots de tonte fonctionnent de manière autonome, en silence, et permettent d’avoir une belle pelouse parfaitement entretenue, sans effort. Une tonte régulière et le principe du mulching (l’herbe tondue est hachée et laissée sur le sol) garantissent en effet un beau gazon. Si les robots tondeuses tendent à devenir connectés, tous ne le sont pas, notamment les modèles d’entrée de gamme. Pourtant, la connectivité peut rendre des services appréciables.

Segway s’est lancé sur le marché des tondeuses robotisées avec sa gamme connectée Navimow. Le réglage de la hauteur de coupe fait partie des fonctions pilotables depuis l’application.©Segway

Ajoutez une dose de connectivité

Certains modèles se connectent en Bluetooth, d’autres en wifi, voire les deux. Chacun des deux systèmes présente des avantages. Le Bluetooth nécessite que l’utilisateur soit à proximité de l’appareil pour effectuer des réglages ou lancer un cycle de tonte (la portée est d’une dizaine à une trentaine de mètres environ). Avec le wifi, il peut déclencher la tonte à distance, où qu’il soit. Toutefois, la portée du réseau ne s’étend pas toujours jusqu’à l’extérieur de la maison, auquel cas le Bluetooth peut prendre le relais ou faciliter les choses. Parmi les accessoires destinés à leurs tondeuses, certains fabricants proposent d’ailleurs des routeurs pour étendre la portée du signal.

Certains modèles sont mêmes connectés via le « réseau cellulaire » (nativement ou en option), une solution qui permet, comme le wifi, d’accéder aux fonctions à distance ou encore de géolocaliser le robot en cas de vol. Une carte SIM prépayée est généralement incluse pour une durée de plusieurs années, variable selon les fabricants.  

L’application STIGA.GO permet par exemple de définir jusqu’à cinq zones de départ de tonte.©Stiga

Pour faciliter la programmation

Dans tous ces cas, l’application permet de lancer un cycle de tonte ou de l’arrêter. Plus intéressant : cela facilite la programmation du robot. On peut en effet définir un planning de tonte (jours et horaires), ce qui est souvent plus intuitif depuis un smartphone que depuis le panneau de commande de l’appareil. 

Certaines de ces tondeuses permettent aussi de définir des zones de départ de tonte, ce qui est bien utile si le robot navigue de manière aléatoire et/ou si le jardin est naturellement aménagé en plusieurs zones (par exemple un espace devant la maison et un autre derrière). Cela évite que l’appareil tonde toujours aux mêmes endroits. 

Selon les modèles, l’application Automower Connect app de Husqvarna permet un contrôle soit en Bluetooth, soit en wifi, soit via le réseau cellulaire (un contrat de données mobiles de 10 ans est inclus). ©Husqvarna

Ou piloter des fonctions plus avancées

La connectivité peut aussi donner accès à des fonctionnalités bien plus élaborées, que l’on pilote alors à partir de l’application. À l’instar des aspirateurs robots, certaines tondeuses sont désormais capables d’établir elles-mêmes une cartographie du jardin. Comme dans le cas des aspirateurs robots encore, cela permet d’accéder à la carte depuis l’application et de la personnaliser en définissant des zones : zones à ne pas tondre, de manière temporaire ou permanente (par exemple pour protéger un massif, des fleurs de saison, de jeunes plantations ou encore l’espace de jeu des enfants), zones à tondre plus ou moins fréquemment en fonction de la rapidité de pousse du gazon pour obtenir une coupe homogène. En effet, l’herbe ne pousse pas à la même vitesse dans une partie du jardin très ensoleillée et sèche ou dans une autre ombragée et plus humide. Autre option possible : choisir des hauteurs de coupe différentes selon les zones. 

Grâce à la technologie LONA de Gardena, le robot cartographie le jardin. Sur la carte, il est possible de créer des zones de tonte différentiées ou des zones interdites. La localisation de la tondeuse peut aussi être suivie en temps réel.©Gardena

Gros avantage : certains de ces modèles permettent de définir les limites virtuelles du jardin, donc de se passer de câble périmétrique (généralement à installer tout autour du jardin et des massifs). Si ces robots sont plus onéreux, ils permettent un gain de temps évident, en réduisant grandement le temps d’installation.

Certaines applications donnent accès au suivi GPS pour suivre la position du robot en temps réel et donc surveiller à distance l’évolution du cycle de tonte. L’utilisateur peut également recevoir une notification si la tondeuse quitte la zone de travail définie.  

Enfin, la plupart des modèles connectés sont compatibles avec l’assistance vocale. Selon les caractéristiques du robot, on peut lui donner des ordres vocaux simples comme lancer un cycle de tonte, ou plus complexes, par exemple tondre la zone principale ou tondre autour du figuier.

La Goat G1 d’Ecovacs se passe de câble périmétrique, remplacé par des balises physiques. Le système de navigation est notamment complété par une caméra et un capteur ToF.©Ecovacs

Saupoudrez d’un soupçon d’intelligence artificielle

Les tondeuses robotisées connectées à Internet peuvent recevoir des mises à jour, pour évoluer, apprendre, corriger des bugs… Elles s’enrichissent aussi de nouvelles fonctionnalités disponibles sur les applications. On peut citer l’exemple de programmes dédiés à la préservation de la biodiversité, qui consistent à laisser une partie du jardin en friche (Rewilding Mode développé par Husqvarna), ou encore destinés à protéger les petits animaux nocturnes comme les hérissons (application de Gardena, qui privilégie les horaires de tonte en journée). 

Certains fabricants ont développé des algorithmes permettant à leur tondeuse d’apprendre et d’évoluer au fil des utilisations pour définir les trajets les plus pertinents ou encore adapter la fréquence des cycles, le temps de tonte et son intensité à la vitesse de croissance de l’herbe. Certains de ces appareils sont en mesure de définir eux-mêmes leur propre planning en tenant compte de ces critères, ainsi que des prévisions météo. 

Worx indique que « l’informatique en nuage » combine les données et élabore chaque jour un algorithme spécifique envoyé à chaque robot.©Worx

Worx, par exemple, prend en compte tous les éléments extérieurs qui ont une incidence sur la croissance du gazon (température, rayonnement solaire, précipitations) et les combine avec des informations renseignées par l’utilisateur, spécifiques à son jardin : type de sol, espèce de gazon, apports d’engrais, présence d’un système d’irrigation permanent…

En bref, la connectivité apporte aux tondeuses robotisées son lot d’intelligence et d’évolutivité, ce qui est loin d’être dénué d’intérêt. Les technologies les plus élaborées, qui permettent notamment d’obtenir une cartographie précise du jardin et de se passer de câble périmétrique, sont encore récentes. Sans surprise, leur coût demeure élevé. Mais, à n’en pas douter, les tondeuses robotisées vont suivre le même chemin que les aspirateurs robots. Ces fonctionnalités vont probablement se démocratiser dans les prochaines années, pour devenir plus répandues et plus accessibles.

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Article rédigé par
Alexandra Bellamy
Alexandra Bellamy
Journaliste