Actu

Atlas, le robot de Boston Dynamics, montre ses nouvelles capacités sur un (faux) chantier

20 janvier 2023
Par Kesso Diallo
Atlas est désormais capable de saisir des objets.
Atlas est désormais capable de saisir des objets. ©Boston Dynamics

L’entreprise a dévoilé une nouvelle vidéo montrant que le robot humanoïde est désormais capable de saisir et de lancer des objets, pouvant être utile sur un chantier de construction.

Après la danse et le parkour, Atlas dispose de nouvelles capacités. Une vidéo publiée mercredi par Boston Dynamics montre le robot humanoïde aidant un ouvrier sur un faux chantier de construction en lui apportant son sac à outils au sommet d’un échafaudage. On le voit saisir le sac, le transporter et le lancer, mais aussi poser une planche pour faciliter sa progression, monter des marches et effectuer des sauts. Le tout, sans perdre l’équilibre ni le sac.

Bien que cela soit moins impressionnant que la capacité d’Atlas à danser ou à faire un saut périlleux, cette tâche de manipulation est plus complexe, « nécessitant une compréhension plus nuancée de son environnement ». « Le parkour nous oblige à comprendre les limites physiques du robot, et la danse nous oblige à réfléchir à la précision et à la dextérité du mouvement de tout le corps, explique Robin Deits, ingénieur logiciel de l’équipe de l’équipe de contrôle d’Atlas, dans un article de blog. Maintenant, la manipulation nous oblige à prendre ces informations et à les interpréter de sorte que les mains fassent quelque chose de spécifique ».

Une tâche difficile

Malgré ces nouvelles capacités, Atlas n’est pas prêt d’aider les humains d’une telle manière dans le monde réel. Une vidéo des coulisses montre en effet qu’il a fallu beaucoup de temps et d’efforts pour en arriver là, avec le robot humanoïde, qui est tombé plusieurs fois et des réparations qui ont été nécessaires.

De plus, contrairement aux autres robots de Boston Dynamics, Spot et Stretch, qui sont commercialisés, Atlas est dédié à la recherche. « Il s’agit davantage d’une démonstration de certaines des nouvelles capacités de contrôle du robot et d’un lien amusant avec nos travaux antérieurs », fait savoir Scott Kuindersma, le directeur du projet. « La manipulation est une vaste catégorie, et nous avons encore beaucoup de travail à faire. Mais cela donne un aperçu de la direction que prend le terrain. C’est l’avenir de la robotique », déclare par ailleurs Ben Stephens, responsable des contrôles du robot. Pour lui, les roboticiens sont encore « loin » de créer des robots humanoïdes capables de s’attaquer régulièrement à des tâches salissantes et dangereuses dans le monde réel.

À lire aussi

Article rédigé par
Kesso Diallo
Kesso Diallo
Journaliste