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Gina Lollobrigida : 5 films qui ont marqué la carrière de l’actrice

17 janvier 2023
Par Lisa Muratore
L'actrice italienne Gina Lollobirgida.
L'actrice italienne Gina Lollobirgida. ©Droits réservés

L’actrice italienne Gina Lollobrigida est décédée à l’âge de 95 ans, ce lundi 16 janvier. Elle laisse derrière elle une carrière internationale, marquée par Fanfan la Tulipe et Notre-Dame de Paris, mais aussi des comédies. Autant de films sur lesquels l’EclaireurFNAC a voulu revenir dans sa sélection.

Gina Lollobrigida, diva du grand écran, nous a quittés à l’âge de 95 ans. Actrice, photographe et sculptrice d’origine italienne, l’artiste est devenue une figure incontournable du cinéma des années 1950 et 1960, après être passée par les Beaux-Arts de Rome, et sur les planches de théâtre italiens. Après une première apparition cinématographique en 1946 dans L’Aigle Noir, et quelques rôles secondaires attribués en raison de son physique avantageux, Gina Lollobrigida, de son vrai nom Luigina Lollobrigida, accédera à la notoriété grâce au cinéma français, en jouant dans Fanfan la Tulipe (1952). Le film marquera le début de la carrière internationale de l’actrice entre la France, l’Italie, et les États-Unis.

Fanfan la tulipe (1952)

Gina Lollobrigida et Gérard Philipe dans Fanfan la Tulipe. ©MaxPPP

Impossible d’évoquer la carrière de Gina Lollobrigida sans parler du film qui l’a révélée, Fanfan la Tulipe. Réalisé par Christian Jaque en 1952, ce long-métrage de cape et d’épée se déroule durant la Guerre de Sept-Ans. Pour échapper au mariage avec une fille de paysans auquel on veut le contraindre, Fanfan (Gérard Philipe) s’engage dans l’armée française, après qu’Adeline (Gina Lollobrigida), une prétendue diseuse de bonne aventure, lui eut prédit une brillante carrière, et même son mariage avec la fille du roi Louis XV. Récompensé par l’Ours d’argent – Grand Prix du jury au Festival de Berlin, le film a permis à son actrice principale d’accéder à la célébrité, et d’enchaîner la même année dans les films Heureuse époque et Belles de nuit.

La Marchande d’amour (1953)

Gina Lollobrigida dans La Marchande d’Amour. ©Electra

L’année suivante, en 1953, Gina Lollobrigida incarne une Madame Bovary des temps modernes dans La Marchande d’Amour. Réalisé par Mario Soldati, ce film italien présenté durant la sixième cérémonie du Festival de Cannes, raconte les mésaventures de Gemma, l’épouse d’un brillant professeur de physique, après que celle-ci ait blessé d’un coup de couteau une pseudo comtesse roumaine du nom d’Elvira.

Pain, Amour et Fantaisie (1953)

Gina Lollobrigida dans Amour, Pain et Fantaisie. ©Titanus

Après plusieurs expériences du côté du cinéma d’auteur italien, Gina Lollobrigida s’est également illustrée dans un genre plus léger, notamment avec Pain, Amour et Fantaisie de Luigi Comencini, comédie paysanne dans laquelle l’actrice donne vie au personnage populaire de Maria De Ritis surnommée La Bersagliera. Le film obtient un franc succès en 1953, et sera suivi dès 1954 de Pain, Amour et Jalousie dans lequel Gina Lollobrigida reprendra son rôle culte. Entre temps, la comédienne s’illustre dans une autre comédie, cette fois-ci outre-Atlantique, intitulée Plus fort que le diable dans laquelle elle donne la réplique à Humphrey Bogart.

La Proie des Vautours (1958)

Gina Lollobrigida et Frank Sinatra dans La Proie des Vautours. ©1959 AP

Quatre ans après Plus fort que le diable, Gina Lollobrigida retrouve le grand écran américain dans La Proie des Vautours dans lequel elle partage l’affiche avec Frank Sinatra et Steve McQueen, sous la direction de John Sturges. Elle incarne une femme fatale, Carla Vesari, face aux deux acteurs de l’Âge d’Or d’Hollywood. Un an plus tard, en 1959, on la retrouvera devant la camera de King Vidor pour Salomon et la Reine de Saba, l’un de ses derniers rôles US.

Notre-Dame de Paris (1956)

Gina Lollobrigida dans le rôle d’Esmeralda dans Notre-Dame de Paris.

Mais le rôle qui aura probablement marqué la carrière artistique de Gina Lollobrigida, c’est bien évidemment celui de la belle bohémienne, Esmeralda dans le film Notre-Dame de Paris. Pour ce long-métrage réalisé par Jean Delannoy, d’après l’adaptation du roman de Victor Hugo par Jacques Prévert, l’actrice remporte le prix de la meilleure actrice durant les Bambis de 1957, prix allemand qui récompense les performances artistiques.

Dans les années 1960, elle tourne dix-huit films au total, majoritairement italiens. Après quoi, les succès se feront plus rares forçant Gina Lollobrigida à s’éloigner des plateaux de cinéma à partir de 1968, avant de disparaître complètement à partir de 1973, à l’issue du tournage de Roses rouges et piments verts de Francisco Rovira Beleta. Dans les années 1990, l’actrice reviendra dans quelques rôles secondaires, notamment sous la direction d‘Agnès Varda dans Les Cent et Une Nuits (1995), avant de se consacrer pleinement à la sculpture et à la photographie.

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Article rédigé par
Lisa Muratore
Lisa Muratore
Journaliste