Prise en main

Prise en main du Dreame Aura Mini LED S100 : que vaut le premier TV du spécialiste des aspirateurs robots ?

31 mai 2026

Par Sofian Nouira

Illustration
©Dreame

Pour son entrée sur le marché de la télévision, Dreame mise sur une dalle QLED mini-LED 4K, du 144 Hz et un système audio 11 haut-parleurs. Test du 55 pouces.

Introduction

Depuis quelques années, Dreame s’est fait un nom et une réputation en France grâce à ses aspirateurs robots. Mais depuis le CES 2026, on sait que la marque chinoise a désormais des velléités bien plus larges, avec une véritable stratégie d’écosystème à la Samsung ou Xiaomi. Cette stratégie se concrétise en premier lieu chez nous avec une gamme de téléviseurs Aura S100 qui a l’ambition déclarée de rivaliser avec les références établies du mini-LED. Un pari pour le moins ambitieux, surtout quand on sait que le segment est verrouillé par des marques qui peaufinent leurs dalles depuis plus d’une décennie.

C’est dans ce contexte que Dreame nous propose l’Aura S100, que nous prenons ici en main dans sa version 55 pouces. L’appareil existe aussi en 65 et 75 pouces et est proposé à des tarifs assez agressifs sur toutes les tailles. Le téléviseur embarque une dalle QLED mini-LED 4K capable d’afficher du 144 Hz en mode gaming et 120 Hz en visionnage classique, avec un pic lumineux annoncé à 1 000 nits et environ 600 nits en soutenu. La compatibilité HDR couvre l’intégralité du spectre actuel, à savoir Dolby Vision, HDR10+, HDR10 et HLG.

Côté audio, Dreame fait fort sur le papier avec un système 11 haut-parleurs en configuration 4.1.2, 70 watts d’amplification et le support Dolby Atmos. La connectique aligne trois HDMI 2.1, deux ports USB, l’Ethernet, une sortie optique, un jack 3,5 mm, une entrée AV et même une prise antenne satellite en plus de la TNT DVB-T2. Le tout tourne sous Google TV (Android TV 11). Passons maintenant aux choses sérieuses.

On apprécie enfin que Dreame inclue en standard une garantie de trois ans.

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Le design et l’ergonomie

La première chose que l’on remarque en déballant le téléviseur, c’est que Dreame n’a pas cherché à jouer la carte du téléviseur ultra-fin. Le châssis principal mesure environ 5 cm d’épaisseur, mais cela grimpe à une dizaine de centimètres au niveau de la zone qui héberge la barre de son intégrée. Toutefois, ce n’est pas un défaut, mais plutôt un choix assumé dans la mesure où il faut évidemment créer la place physique nécessaire à un système sonore digne de ce nom, plutôt que de tasser des haut-parleurs anémiques contre une vitre.

©Dreame

Le pied central, fixé par quatre vis, a une empreinte d’une vingtaine de centimètres. Il se montre très stable, tout en restant suffisamment compact pour s’accommoder de la plupart des meubles TV. S’il rend bien de loin, sa nature tout-plastique est visible dès qu’on s’en approche un peu. On regrette également l’odeur de plastique bas de gamme particulièrement forte que dégage ce pied et qui accompagne les premiers jours avec le produit. Heureusement, cela finit par s’estomper, mais nous avons tout de même été surpris de retrouver cela sur un appareil avec de telles ambitions.

©L'Éclaireur Fnac

La fixation murale reste bien sûr possible grâce au standard VESA 300×400. Toute la connectique est regroupée sur la partie arrière droite, orientée vers le côté, ce qui simplifie le branchement quand le téléviseur est posé près d’un mur. Notez que le HDMI 1 supporte la 4K à 60 Hz et l’eARC, tandis que les HDMI 2 et 3 prennent en charge la 4K à 120 Hz, indispensable pour exploiter pleinement une PS5 ou une Xbox Series X.

Enfin, la télécommande affiche pour sa part une construction métallique, un bouton personnalisable et le contrôle vocal intégré. L’objet a clairement été pensé pour donner une impression premium dès la prise en main. Même si certains puristes trouveront qu’il y a trop de couleurs dessus. On aurait également aimé que les touches soient rétroéclairées, un oubli qui se fait sentir dès qu’on regarde un film dans le noir.

©Dreame

La qualité d’image

C’est évidemment sur la qualité d’image qu’on attend Dreame au tournant. De ce point de vue, le S100 ne semble pas se manquer. Nous attendrons bien sûr que sa dalle passe sous les sondes de notre Labo Fnac avant de nous prononcer définitivement à son sujet. À l’œil, on constate que le rétroéclairage mini-LED avec ses nombreuses zones de local dimming offre des noirs assez profonds, sans effet de halo lumineux visible sur les scènes sombres. Le HDR apparaît convaincant, de même que la fidélité colorimétrique. On apprécie aussi que la compatibilité HDR se montre aussi complète (Dolby Vision, HDR10+, HDR10, HLG), ce qui est rarement le cas sur ce segment de prix.

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Néanmoins, tout n’est pas parfait pour autant. Si l’upscaling IA des sources en basse définition reste correct, il accuse tout de même un retard sur les algorithmes des leaders historiques du marché. Sur une vieille série DVD ou un flux SD, la différence se voit. Autre point qui nous a chagrinés : l’absence de traitement antireflet efficace impose de privilégier une utilisation dans une pièce peu lumineuse. Vous l’aurez deviné, si votre salon est exposé plein sud avec des baies vitrées, la dalle renverra une bonne partie de l’éclairage ambiant.

Les performances audio

Si la marque était attendue au tournant pour la qualité du rendu de l’image (c’est un téléviseur après tout), elle s’est en revanche mise toute seule la pression du côté de l’audio. Elle promet en effet une expérience très supérieure à la concurrence, avec onze haut-parleurs en configuration 4.1.2, 70 watts d’amplification et le support Dolby Atmos. Rien que ça. À l’usage, l’ensemble n’a pas manqué de nous surprendre.

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Le rendu sonore global est particulièrement convaincant par rapport à la vaste majorité des autres téléviseurs du marché. De même, la spatialisation Dolby Atmos s’avère assez bluffante. Attention toutefois, ce système ne peut pas rivaliser avec une vraie bonne barre de son. Mais pour le commun des mortels, l’achat d’une barre de son externe devient de fait questionnable, ce qui est déjà un énorme bon point. Cerise sur le gâteau, le S100 supporte le DTS, là où LG et Samsung font l’impasse sur ce format.

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Au quotidien

Une fois le téléviseur allumé, c’est Google TV (Android TV 11) qui accueille l’utilisateur. L’interface est familière, l’offre applicative complète, et l’intégration de Chromecast évite d’avoir à brancher un dongle externe. Nous avons un peu grimacé en constatant que Dreame s’est contentée du Wifi 5, une norme à la traîne alors que le Wifi 6 existe depuis des années maintenant et que le Wifi 7 se démocratise petit à petit.

La connectique filaire se montre en revanche mieux fournie. On compte en effet trois HDMI 2.1 (dont un port eARC pour brancher une barre de son externe si vraiment le système intégré ne vous suffit pas), deux USB, Ethernet, sortie optique, jack 3,5 mm, entrée AV, prise antenne TNT DVB-T2 et même une prise antenne satellite. On pourra juste râler sur le fait que plusieurs marques proposent quatre ports HDMI dans cette zone tarifaire.

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Sous le capot, on trouve un processeur MediaTek MT5889 quatre cœurs Cortex-A73 cadencés à 1,3 GHz, épaulé par un GPU Mali-G52, 3 Go de RAM et 20 Go de stockage interne. Rien d’extraordinaire dans l’absolu, mais la configuration suffit largement à faire tourner Google TV sans accroc. Le stockage de 20 Go reste toutefois un peu modeste si vous comptez installer beaucoup d’applications.

Côté gaming, Dreame coche les cases attendues d’un téléviseur 2026, à savoir 144 Hz, VRR (Variable Refresh Rate), ALLM (Auto Low Latency Mode) et un input lag mesuré sous les 10 ms. Combiné aux HDMI 2.1 capables d’encaisser de la 4K à 120 Hz, le S100 a tout pour accueillir une console nouvelle génération ou un PC gaming équipé d’une carte graphique récente. La fluidité est au rendez-vous, et le passage automatique en mode jeu évite d’avoir à plonger dans les menus à chaque session.

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Article rédigé par

Journaliste

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