Le Samsung Galaxy S26 est un excellent smartphone compact qui n’affiche pas de véritable lacune, ou en tout cas de défaut véritablement rédhibitoire. Pour autant, nous pouvons regretter le manque de nouveautés et des limites toujours pas corrigées, comme la vitesse de charge, largement en retrait.
En résumé
Samsung fait évoluer sa série Galaxy S par petites touches depuis des années maintenant et ce nouveau millésime ne fait pas exception. Le S26 est très proche de son prédécesseur, sans être bien entendu identique à celui-ci. La principale nouveauté ne se voit pas, puisqu’elle concerne la mécanique du smartphone. Exit la Qualcomm Snapdragon 8 Elite Gen5 et place à une puce maison Exynos 2600. Pour le reste, c’est du détail, avec une batterie légèrement plus grosse et un écran qui gagne 0,1 pouce. La partie photo est identique… Voici donc une évolution qui fait du S26 un smartphone meilleur, mais qui ne surprend pas.
- Qualité de fabrication impeccable
- Très bel écran
- Sept ans de mises à jour !
- Partie logicielle au top
- Mécanique performante
- Autonomie en progrès…
- … mais pas extraordinaire
- Vitesse de charge
- Manque de réelles nouveautés
Notre prise en main détaillée
Dans le face-à-face qui l’oppose à Apple, mais aussi désormais à certains concurrents chinois bien établis, Samsung mise évidemment beaucoup sur ses nouveaux Galaxy S26. Après le porte-étendard S26 Ultra, découvrons ensemble le S26 « tout court », un smartphone qui s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs : il s’agit donc d’un haut de gamme conservant une certaine compacité. Un format encore peu courant dans le monde Android, mais qui a fait la réputation des iPhone de la marque à la pomme.

Le Samsung Galaxy S26 est proposé en deux configurations : 12/256 Go et 12/512 Go. La version 128 Go proposée pour le précédent millésime a donc disparu et c’est plutôt une bonne nouvelle, car cette capacité nous semblait un peu juste, surtout pour les utilisateurs avancés, la cible potentielle des smartphones haut de gamme. Côté tarif, il faudra débourser 999 € et 1 199 €. Le ticket d’entrée est donc plus élevé d’une centaine d’euros que celui du S25, mais il faut prendre en compte le doublement de la mémoire interne.
Au chapitre des couleurs, le Samsung Galaxy S26 s’offre une belle palette, avec pas moins de quatre options : violette, bleue, blanche et la classique noire. Pour notre prise en main, le constructeur coréen nous a confié un exemplaire violet de 512 Go. Le S26 trouvera sur sa route l’iPhone 17 (969 € en 256 Go), la version Pro demeurant nettement plus onéreuse (1 329 € en 256 Go). Le Xiaomi 17 est, chez Android, l’un des plus sérieux concurrents, grâce notamment à sa batterie bien plus généreuse. Il est affiché aujourd’hui au prix de 1 000 € en 256 Go et 1 100 € en 512 Go.
Design et ergonomie
La partie avant du Samsung Galaxy S26 s’inscrit dans la lignée de celle de son prédécesseur… De ses prédécesseurs, peut-on même dire. Difficile en effet de percevoir le seul changement : l’écran gagne 0,1 pouce, passant de 6,2 à 6,3 pouces. Le ratio demeure en 19,5/9e. La dalle intègre la caméra frontale dans un discret poinçon et le lecteur d’empreinte digitale. Celui-ci est très rapide et, surtout, le capteur n’est pas placé trop bas. Le pouce (des droitiers) vient naturellement se poser sur lui.
Pour la protection de l’écran, Samsung fait toujours confiance au verre Gorilla Glass Victus 2, déjà présent sur le S25. Tout ceci semble des plus classiques. Cette nouvelle génération est un peu plus imposante, 149,6×71,7 mm contre 146,9×70,5 mm, pour une épaisseur inchangée de 7,2 mm. Elle pèse 167 g, soit 5 g de plus que le S25, mais 24 g de moins que le Xiaomi 17.

Samsung a revu le design de l’arrière du smartphone, qui abandonne les trois caméras directement intégrées à la coque. Les trois modules verticaux sont désormais regroupés dans un bloc. Celui-ci est logiquement proéminent et l’on peut dire que le S26 perd un peu d’originalité.

La coque est en verre Gorilla Glass Victus 2, dont la finition mate résiste très bien aux traces de doigts. Le cadre en aluminium accueille, à droite, les boutons de mise sous tension et de réglage du volume. Toutes les commandes sont bien placées et seront trouvées sans effort. En bas, le connecteur USB-C côtoie une trappe pour deux nanoSIM. La prise en main du smartphone est très agréable. Son format permet une préhension sûre et permet de glisser le Samsung Galaxy S26 dans toutes les poches. Le smartphone répond à la norme IP68. Du classique, donc.

L’écran
Pas de révolution sur le plan de l’affichage, puisque nous retrouvons la dalle maison. C’est plutôt un point positif, car l’écran des Samsung Galaxy S fait souvent office de référence. La dalle AMOLED affiche une définition de 1 080×2 340 pixels, soit la même chose que pour le S25, mais, avec son 0,1 pouce de plus, elle voit logiquement sa densité légèrement baisser. Elle passe de 416 à 411 ppp, autant dire rien de visible pour l’œil humain. Samsung se montre plutôt conservateur en matière de luminosité, à l’heure où la concurrence annonce des chiffres fous, parfois supérieurs à 5 000 nits. Le constructeur annonce ainsi une luminosité en pic de 2 600 nits, un chiffre identique à la précédente génération.

La technologie LTPO permet de faire varier dynamiquement la fréquence de rafraîchissement entre 1 et 120 Hz pour réduire la consommation électrique du mobile. Les spécialistes du Labo Fnac ne manqueront pas de soumettre le Samsung Galaxy S26 à leurs nombreux tests. Pour notre part, nous avons apprécié l’écran du smartphone coréen. Les couleurs s’adaptent aux goûts de chacun. Les amateurs de colorimétrie précise et naturelle auront leur mode idoine, tandis que les personnes appréciant les couleurs boostées ne devraient pas être déçues par le réglage vif. La compatibilité avec les contenus HDR est présente, mais se cantonne au HDR10+, Samsung tournant le dos au Dolby Vision. On trouve en revanche la technologie Dolby Atmos pour le son. Elle s’exprime notamment au travers de deux haut-parleurs à la puissance moyenne, mais au bel équilibre.

Communication
Du côté des communications, le Samsung Galaxy S26 marche dans les pas de son prédécesseur, puisque l’on retrouve les mêmes technologies, mais avec de nouveaux composants signés Samsung et non Qualcomm. Nous retrouvons donc une 5G théoriquement très véloce, le wifi 7 et le Bluetooth 5.4. Du très classique sur un haut de gamme en 2026. Nous aurions apprécié l’intégration du Bluetooth 6.0 pour anticiper l’arrivée de futurs périphériques tirant profit de cette norme.

En pratique, tout cela fonctionne parfaitement. Le smartphone se connecte rapidement au réseau mobile avec, au bout du compte, des débits très élevés. Les écouteurs Bluetooth s’appairent très facilement, tandis que Google Maps affiche notre position de manière stable et précise. Bien entendu, les mesures menées par le Labo Fnac pourraient venir ternir ce tableau quasi parfait, mais il faudra pour cela faire preuve d’un peu de patience.
Performances et interface
Si, sur le précédent millésime, c’était Snapdragon pour tout le monde, cette année, Samsung reprend le même principe qu’avant en proposant les S26 et S26+ européens avec un processeur maison. Il s’agit en l’occurrence de la nouvelle puce Exynos 2600, qui innove en adoptant une finesse de gravure de seulement 2 nm, une première dans l’industrie du smartphone. Cela permet en théorie d’améliorer l’efficience énergétique du composant et d’en réduire la chauffe. L’Exynos 2600 intègre un cœur C1-Ultra cadencé à 3,8 GHz, trois C1-Pro à 3,25 GHz et six autres C1-Pro à 2,75 GHz. Dix cœurs contre huit, donc, pour le Snapdragon 8 Elite Gen 5. Le circuit graphique est le Xclipse 960.

Évidemment, aucun ralentissement n’est visible au quotidien ou face à des utilisations intensives. Le ressenti en termes de fluidité est identique à celui de smartphones embarquant le processeur de Qualcomm. Nous avons lancé une série de benchmarks assez classiques, tels qu’AnTuTu ou Geekbench et, là aussi, les deux mécaniques sont renvoyées quasiment dos à dos. Nous attendons cependant le verdict du Labo Fnac, dont le protocole de mesure de la performance s’affranchit de toute idée de version pour obtenir un score parfaitement comparable entre les différents smartphones. Nous avons malgré tout remarqué une chauffe sensible au dos du S26.

Côté logiciel, le Samsung Galaxy S26 s’appuie sur le duo Android 16 et One UI 8.5. Esthétiquement, les retouches sont très légères, mais l’essentiel est ailleurs, avec des fonctions d’intelligence artificielle encore plus développées, sachant que Samsung avait déjà une longueur d’avance sur ses concurrents. On notera, par exemple, le grand retour de Bixby, l’assistant vocal maison, qui est désormais capable de conserver en mémoire un fil de conversation. One UI 8.5, c’est aussi l’arrivée de l’IA agentique qui permet de ne plus avoir à jongler entre différentes applications pour, par exemple, organiser un déplacement professionnel.

La fonction Entourer pour chercher s’améliore, puisqu’elle peut désormais travailler sur plusieurs éléments d’une image en même temps. Vous l’aurez compris, nous avons là un univers très riche et, pour en tirer le meilleur, il ne faut pas hésiter à explorer une interface par ailleurs très stable. Samsung annonce des mises à jour complètes durant sept ans. Versions d’Android et correctifs de sécurité seront donc disponibles sur une période vraiment longue. Un atout majeur.

Photo
Le Samsung Galaxy S26 propose les trois mêmes caméras que son prédécesseur. Cela ne signifie pas pour autant que la qualité des photos sera identique, car il dispose d’un ISP différent (la puce de traitement d’image intégrée au processeur) et que des optimisations logicielles peuvent avoir été apportées.

La caméra principale est un grand-angle dont l’optique ƒ/1,8 équivaut à un 24 mm argentique. Le capteur de 50 mégapixels déploie la technologie du pixels binning pour améliorer l’exploitation de la lumière. Le deuxième module combine un capteur de 12 mégapixels et une optique ultra grand-angle ouvrant à ƒ/2,2, pour un champ de capture de 120°. Enfin la troisième caméra est un téléobjectif x3 qui atteint donc l’équivalent d’un 67 mm avec une ouverture ƒ/2,4. Le capteur est le classique 10 mégapixels utilisé par Samsung depuis plusieurs années maintenant.
Avec des caractéristiques techniques somme toute très classiques, le Samsung Galaxy S26 est donc attendu au tournant. En journée, la caméra principale est excellente, avec un beau piqué et de très belles couleurs. Les images produites sont dynamiques, mais elles affichent un peu de bruit, notamment en périphérie. De nuit, les clichés sont plutôt satisfaisants, avec une balance des blancs précise.

L’ultra grand-angle est un ton en dessous avec, comme souvent sur ce type de caméra, une détérioration sensible, en bordure, de la netteté et du niveau de détail. Mais les clichés restent dans l’ensemble réussis et limitent bien la distorsion optique. En basse luminosité, c’est correct, mais la netteté se montre assez aléatoire, bien que le bruit n’envahisse pas toute la scène. Enfin, le téléobjectif étend évidemment les possibilités offertes par le smartphone. Il se montre efficace, y compris lorsque l’on pousse en x10. Au-delà, la dégradation est sensible.

La nuit n’est pas l’environnement de prédilection de cette troisième caméra. Le bruit numérique envahit l’image et les couleurs deviennent plus fantaisistes. La caméra frontale n’évolue pas avec son capteur de 12 mégapixels. Les selfies réalisés sont de qualité, mais, comme pour les modules dorsaux, l’analyse des experts du Labo Fnac fera office de juge de paix.

Le Samsung Galaxy S26 est capable de filmer en 8K à 24 et 30 images par seconde. Il est très performant dans cet exercice, avec en prime l’arrivée de la fonction Horizon Lock pour filmer à l’horizontale quelle que soit l’orientation du téléphone.
Autonomie
Le Samsung Galaxy S26 dispose d’une batterie à la capacité majorée par rapport à celle du S25, puisque nous passons de 4000 à 4 300 mAh. Un progrès notable, certes, mais rappelons que le Xiaomi 17 propose plus de 6 300 mAh ! En utilisation classique, nous avons pu dépasser sans mal la journée d’utilisation, voire flirter avec la journée et demie. C’est mieux que le S25 selon notre ressenti, mais il faudra attendre la mesure du Labo Fnac pour en avoir le cœur net. Dans tous les cas, en pratique, le Samsung Galaxy S26 offre une autonomie pleinement satisfaisante pour un smartphone compact doté d’une batterie de capacité moyenne.

La vitesse de charge n’a jamais vraiment été le cheval de bataille de Samsung. Et cela ne change pas avec cette nouvelle génération qui reprend précisément les chiffres du S25, soit 25 W en filaire et 15 W sans fil. Là encore, le protocole du Labo donnera une durée de recharge extrêmement précise. Le bloc secteur n’étant pas fourni, nous avons utilisé un adaptateur Samsung de 45 W, qui nous a permis de confirmer les données constructeur, avec 55 % en 30 minutes. La pleine charge réclame un peu plus d’une heure.