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Test Roborock Saros 20 : le robot aspirateur qui veut escalader votre quotidien

01 mars 2026
Par Sofian Nouira
Test Roborock Saros 20 : le robot aspirateur qui veut escalader votre quotidien
©Roborock

Avec son châssis adaptatif et sa puissance record de 36 000 Pa, le Saros 20 de Roborock franchit les derniers bastions que les robots aspirateurs ne pouvaient pas franchir. Nous l’avons mis à l’épreuve.

Les plus et les moins
  • Jusqu'à 8,8 cm de franchissement de seuil !
  • Puissance d'aspiration record (36 000 Pa)
  • Profil ultra-plat de 7,98 cm pour passer sous les meubles bas
  • Brosse DuoDivide anti-emmêlement très efficace (poils, cheveux)
  • Station avec lavage des serpillières à 100 °C
  • Application complète, intuitive et richement paramétrable
  • Gestion intelligente des tapis épais (jusqu'à 3 cm)
  • Détection des liquides avec basculement automatique en mode lavage
  • Les petits objets mal détectés
  • Navigation sensiblement moins précise en faible luminosité
  • La brossette latérale ne se rétracte pas pendant le lavage humide
  • La phase de séchage reste audible pendant un moment
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Aujourd’hui, peu de secteurs sont aussi concurrentiels que celui des aspirateurs robots. Tous les deux ou trois mois, les fabricants repoussent un peu plus loin les limites du nettoyage domestique avec des innovations à tout crin. Cette fois, c’est au tour de Roborock de dégainer son nouveau modèle star, le Saros 20. Dévoilé lors du CES de Las Vegas en janvier dernier, ce modèle haut de gamme ne se contente pas d’aligner des chiffres flatteurs sur sa fiche technique. Il ambitionne de résoudre un problème très concret que rencontrent de nombreux propriétaires, notamment dans l’habitat ancien : les seuils de porte et les différences de niveau entre les pièces.

Test Roborock Saros 20
©L'Éclaireur Fnac

Successeur du Saros 10R, qui nous avait déjà séduits par son format ultra-plat dépourvu de tourelle LiDAR, le Saros 20 conserve cette silhouette discrète tout en embarquant un nouveau châssis motorisé, une puissance d’aspiration portée à des niveaux inédits et une station d’entretien revue en profondeur. Tient-il ses promesses au quotidien ? C’est ce que nous avons cherché à vérifier.

Le système AdaptiLift 3.0

La principale innovation du Saros 20 porte un nom : AdaptiLift 3.0. Derrière cette appellation se cache un système mécanique qui permet au robot de moduler la hauteur de son châssis grâce à un jeu de roues relevables et de bras équipés de roulettes auxiliaires. Le résultat concret ? L’appareil peut franchir des seuils atteignant 8,5 à 8,8 cm de hauteur, à condition toutefois que l’obstacle se présente en deux paliers successifs (environ 4,5 cm puis 4,3 cm). On se situe très au-dessus de ce que gèrent habituellement les robots concurrents, souvent limités à 4 cm tout au plus pour les meilleurs.

Test Roborock Saros 20
©L'Éclaireur Fnac

À l’usage, ce mécanisme se montre fonctionnel. Pas toujours gracieux certes, mais très fonctionnel. Lors de notre test de franchissement d’une mini-marche qui stoppe tous les modèles testés jusqu’ici, le robot a dû s’y reprendre à trois reprises en variant ses stratégies d’approche avant d’y parvenir.

Précisons-le, l’AdaptiLift ne sert pas uniquement à franchir des barres de seuil. Il intervient également lors du nettoyage des tapis épais, jusqu’à 3 cm d’épaisseur. Le robot surélève alors son corps pour se poser sur la surface textile, ajuste sa hauteur parmi plusieurs niveaux possibles et aspire efficacement sans s’embourber dans les fibres longues. Ce comportement adaptatif constitue un véritable atout pour les intérieurs équipés de moquettes ou de grands tapis moelleux, des surfaces que beaucoup de robots traitent encore avec difficulté.

Revers de la médaille : l’enthousiasme du Saros 20 pour l’escalade le conduit parfois à tenter de grimper sur des pieds de meubles sans que cela soit nécessaire. Rien de dramatique. C’est même un peu amusant de le voir se prendre pour un passe-muraille.

Les performances d’aspiration

La puissance d’aspiration affichée par le Saros 20 atteint 36 000 Pa. Un record pour un robot domestique. On se situe très au-dessus de ce que proposent la plupart des concurrents directs, et cette puissance de feu se traduit par des performances tangibles au quotidien.

Sur sols durs (carrelage, parquet, vinyle), l’appareil ne laisse pratiquement rien derrière lui. Miettes, grains de litière, poussière fine : tout est collecté dès le premier passage sans éparpillement, grâce notamment à une brossette latérale dont la vitesse de rotation reste bien calibrée. Le bras extensible FlexiArm, hérité de la génération précédente, se déploie pour longer les plinthes et fouiller sous les meubles bas, complétant efficacement le travail de la brosse principale.

Test Roborock Saros 20
©L'Éclaireur Fnac

Cette dernière, baptisée DuoDivide, nous a particulièrement convaincus. Composée de deux rouleaux coniques tournant à des vitesses différentes, elle dirige les cheveux et poils d’animaux vers le centre de l’aspiration au lieu de les laisser s’enrouler autour de l’axe. Après plusieurs semaines d’utilisation dans un foyer hébergeant un chien et un chat, force est de constater que le démêlage n’est plus un sujet. C’est un gain de confort d’entretien considérable pour les propriétaires d’animaux.

Test Roborock Saros 20
©L'Éclaireur Fnac

Sur tapis à poils ras, les résultats sont tout aussi convaincants, le moteur montant automatiquement en régime dès la détection d’une surface textile. Sur tapis épais, le duo châssis adaptatif et aspiration musclée fait merveille, en traquant méthodiquement les grains de riz volontairement disséminés par nos soins dans des fibres longues, qui ont été récupérés presque intégralement lors de notre test. La consommation de batterie augmente sensiblement sur ces surfaces et le robot ralentit, mais l’efficacité est au rendez-vous.

Le lavage des sols

Le Saros 20 s’appuie sur deux patins rotatifs pour le lavage humide, une technologie éprouvée chez Roborock. Ces serpillières tournent à 200 tours par minute et exercent une pression au sol modulable, passant de 8 à 13 newtons selon le degré de salissure détecté par le capteur DirTect couplé à la caméra RGB. La pression maximale correspond à environ 1,3 kg appliqué sur le sol. De quoi traiter les taches un peu récalcitrantes.

En pratique, les résultats sont probants. Sur un entretien régulier de sols peu encrassés, le robot ne laisse aucune trace derrière lui et longe correctement les bords de murs grâce au patin droit extensible. Face à des salissures plus tenaces comme les traces de café séché, ketchup, dépôts de terre, l’appareil détecte la difficulté, coupe l’aspiration, relève sa brosse principale pour ne pas contaminer ses filtres et multiplie les passages en mode serpillière. Du ketchup séché nécessite par exemple plusieurs allers-retours méthodiques avant de disparaître entièrement. Le résultat final se révèle toutefois impeccable.

Test Roborock Saros 20
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Un point aussi étonnant que gênant subsiste cependant. La brossette latérale continue de tourner pendant les phases de lavage humide. Lorsque le robot rencontre un liquide renversé au sol, cette brossette tourne dedans et en est imprégnée au lieu d’être repliée. C’est d’autant plus surprenant que le Saros 10R, son prédécesseur, la relevait automatiquement dans cette situation. Ce détail sera sans doute corrigé par une mise à jour logicielle à l’avenir. Cependant, en l’état, cela peut provoquer des éclaboussures indésirables et accélérer l’encrassement de la brosse.

On note également l’absence d’un mode oscillant pour le nettoyage sous les meubles profonds, une fonctionnalité que certains concurrents proposent déjà sur leurs modèles haut de gamme. Roborock compense partiellement cette lacune par le système FlexiArm extensible, mais le compte n’y est pas encore totalement pour les espaces les plus confinés.

La navigation StarSight 2.0

Le Saros 20 embarque le système de navigation StarSight 2.0, une architecture qui se distingue par l’absence de tourelle LiDAR classique. À la place, l’appareil combine un LiDAR à semi-conducteurs intégré au châssis, deux caméras ToF 3D (une à l’avant, une à l’arrière), une caméra RGB assistée par intelligence artificielle et un éclairage LED. Ce dispositif lui permet de conserver une hauteur de seulement 8 cm. Suffisamment plat donc pour se faufiler sous la grande majorité des meubles bas.

Test Roborock Saros 20
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La cartographie initiale s’effectue de manière rapide et silencieuse, produisant un plan détaillé du logement que l’application permet ensuite de retoucher facilement, en fusionnant ou séparant des pièces, en plaçant des murs virtuels, en identifiant des tapis et des meubles, etc. Le système gère également jusqu’à 4 cartes différentes, ce qui est parfait pour les habitations avec étages.

Côté détection d’obstacles, Roborock revendique la reconnaissance de plus de 300 objets domestiques. En situation réelle, les résultats sont globalement satisfaisants. L’appareil contourne les câbles posés au sol sans les aspirer, ralentit en présence d’un animal de compagnie et rentre sa brossette latérale pour ne pas l’effrayer, puis nettoie au plus près des pieds de chaises sans les heurter. La gestion des gamelles d’eau, des chaussures abandonnées dans l’entrée et des jouets de taille moyenne s’est aussi montrée très fiable lors de nos essais.

Test Roborock Saros 20
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Cependant, tout n’est pas rose pour autant. Les choses se corsent avec les objets de très petite taille. Une figurine Lego et une voiturette placées sur le passage du robot n’ont pas été détectées lors de notre test. Plus ennuyeux, la navigation peut manquer de finesse en faible luminosité, avec un comportement qui devient alors erratique. Toutefois, dans une pièce bien éclairée, aucun problème, même le soir.

Ces incidents restent de plus ponctuels, même s’ils rappellent tout de même que si l’absence de télémètre laser rotatif autorise un profil ultra-mince, elle impose encore quelques compromis en matière de précision.

La station d’accueil RockDock

La station d’accueil livrée avec le Saros 20 constitue l’autre évolution majeure de cette génération. Son principal fait d’armes est à aller chercher du côté du lavage des serpillières à l’eau chauffée à 100 °C, contre 80 °C sur le modèle précédent. Ce passage à l’eau bouillante améliore significativement le dégraissage des fibres et l’élimination des bactéries. Un progrès vraiment tangible que nous avons pu constater à l’usage. Un mode trempage prolongé est par ailleurs disponible pour les serpillières particulièrement souillées.

Test Roborock Saros 20
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Après le lavage, un séchage par soufflerie d’air chaud à 55 °C prend le relais. Ce cycle dure entre 3 et 4 heures et produit un ronronnement suffisamment audible pour déranger dans une pièce de vie. Heureusement, un mode silencieux permet de différer les opérations bruyantes pendant la nuit ou lorsque vous n’êtes pas là.

La station intègre également un sac à poussière de 2,5 litres ventilé à l’air frais pour limiter les mauvaises odeurs, un réservoir de détergent dosé automatiquement, un bac d’eau propre de 4 litres et un bac d’eau sale de 3,5 litres. L’autonomie en eau permet environ 5 à 6 jours de nettoyage quotidien dans un logement de taille moyenne avant de devoir le remplir. L’application alerte évidemment l’utilisateur lorsqu’un remplissage ou un vidage devient nécessaire.

Test Roborock Saros 20
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Côté encombrement, la station reste dans des dimensions raisonnables. Les bacs d’eau, placés sur le dessus de la base avec leurs poignées, sont aisément accessibles mais restent visibles en permanence. Même si cela reste une affaire de goût et que cela n’a rien de dramatique, l’absence de capot pour les dissimuler pourra en gêner certains sur le plan esthétique.

Test Roborock Saros 20
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L’application

S’il y a bien un domaine où Roborock n’a de leçon à recevoir de personne, c’est celui de l’application. Claire, intuitive et complète, celle du Saros 20 permet de configurer le moindre paramètre de nettoyage, de la puissance d’aspiration sur 4 niveaux au débit d’eau en passant par le parcours (rapide, standard ou approfondi), le nombre de passages par zone ou le sens de nettoyage adapté aux rainures du parquet ou aux joints de carrelage.

Test Roborock Saros 20
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La gestion des tapis est particulièrement soignée puisque l’utilisateur peut ordonner au robot de relever ses serpillières, de les déposer à la station avant d’attaquer un tapis à poils longs, ou d’augmenter automatiquement l’aspiration dès la détection d’une surface textile. Quant au mode SmartPlan, il est enrichi dans cette version et s’appuie sur l’intelligence artificielle pour ajuster ces réglages en temps réel selon le type de sol et le niveau de saleté.

Test Roborock Saros 20
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Ce n’est pas propre à ce produit, mais nous aimons toujours autant la transmission vidéo en direct grâce à la caméra frontale qui transforme le robot en patrouilleur domestique, avec la possibilité de piloter l’appareil à distance, de lancer un appel vidéo ou de recevoir des photos des obstacles détectés sur la carte interactive.

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Pour le reste, le Saros 20 se montre compatible avec les assistants vocaux Google, Alexa et Siri, ainsi qu’avec le protocole Matter pour l’intégration domotique. Il dispose par ailleurs de son propre assistant vocal embarqué, Rocky, qui accepte les commandes de nettoyage ciblé sans passer par un smartphone.

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Article rédigé par
Sofian Nouira
Sofian Nouira
Journaliste
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