Test Labo

Test Labo du Yamaha SR-X50A : un combo parfait pour le son spatialisé

06 mars 2024
Par La rédaction, Régis Bertrand, Fouad Bencheman
Test Labo du Yamaha SR-X50A : un combo parfait pour le son spatialisé
©Yamaha

Polyvalence et modularité, voici les deux maîtres-mots de cet écosystème Yamaha True X SR-X50A, qui regroupe une barre de son, la SR-X40A, et un caisson de basse sans fil, le SW-X100A. Il est également possible d’y adjoindre deux enceintes surround, les WS-X1A. L’idée est de laisser la liberté à chacun de confectionner au fur et à mesure et selon ses besoins un ambitieux système 4.1.2 canaux.

En résumé

Note LABOFNAC

Cette barre de son Yamaha s’accompagne de deux enceintes satellites et d’un caisson de basse généreux pour répondre à sa promesse de son Dolby Atmos 4.1.2. Dans l’ensemble, nous sommes face à un produit très bien équilibré et relativement abordable. Sa courbe de réponse en fréquence donne à voir un spectre surjouant légèrement les médiums, mais négligeant hélas les aigus – ce qui lui vaut sa note un peu moyenne.

En termes de puissance, en revanche, les 97 dB relevés à la sonde par le Labo rassurent quant à la capacité du système à sonoriser correctement un salon ou une salle multimédias. On souligne aussi la bonne facture du produit, qui prévient efficacement la distorsion. En revanche, il est arrivé au Labo de noter de la vibration, ce qui risque de nuire à la qualité du son sur certaines fréquences.

Note technique

Les plus et les moins

Les plus
  • Un kit complet et plutôt abordable
  • Un son assez neutre, chaleureux dans les voix
  • Une bonne spatialisation sonore en 4.1.2
  • Très peu de distorsion
  • Un ensemble puissant pour le salon
Les moins
  • De la vibration intempestive
  • Quelques manquements (flux DTS et 4K/120 Hz, pas de prise en charge de Chromecast ni de Google Assistant et absence de MusicCast)

Détail des sous notes

Réponse en fréquences
La note de réponse en fréquence permet de savoir si le système audio est capable de retranscrire l’ensemble des fréquences de manières fidèles sans suraccentuation ni sous-accentuation
Puissance sonore
Cette note exprime la capacité de l’appareil à produire un son fort, sans déperdition de qualité (sans distorsion)
Distorsion
Cette mesure exprime la qualité du son à un niveau de puissance donné (84 dB). En d’autres termes, si l’on émet un son grave à 70 Hz, il ne faut pas percevoir d’autres fréquences.
Vibration
Plus un produit vibre, et plus il risque d’y avoir des défauts phoniques. Cette note met en avant cette spécificité. Accélération Maximale
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En stock
Note LABOFNAC
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Notre test détaillé

Il y a presque 20 ans déjà, Yamaha révolutionnait l’audio domestique en inventant le concept de barre de son avec sa YSP-1. Depuis, souvent copié, mais rarement égalé, le constructeur japonais s’est forgé une solide réputation auprès des cinéphiles. 

Officialisé lors de l’été 2023, l’ensemble True X se compose d’un pack (SR-X50A) qui regroupe une barre de son et un caisson de basse à tarif préférentiel (899 €). Pour ne pas casser toute sa tirelire d’un coup, il est possible d’acheter la barre SR-X40A du pack séparément (599 €), puis de la renforcer ensuite avec le caisson de basse (349 €) et éventuellement y ajouter les enceintes satellites (170 € l’unité). 

Une modularité qui souhaite s’adapter à tous les budgets, à toutes les envies et à de nombreuses utilisations. En effet, les produits peuvent fonctionner de concert, sans fil et sans boîtier additionnel, ou alors chacun indépendamment. Par exemple, les enceintes surround WS-X1A peuvent sonoriser une pièce, puis être ensuite installées dans un salon pour devenir les voies arrière du système SR-X50A.

Prise en main, design et ergonomie

Commençons ce tour de propriétaire par la SR-X40A. Bien que sobre dans sa conception, cette barre de son s’habille d’un élégant tissu sur ses faces supérieures. En plus d’être joli et agréable au toucher, ce matériau a pour lui deux autres avantages : il ne retient pas les traces de doigts ni la poussière et il n’est pas réfléchissant. Si votre téléviseur est par exemple accroché au mur, c’est un vrai plus.

Bien qu’elle soit longue d’environ un mètre, le reste de ses dimensions reste contenu, avec 6,3 cm de hauteur et 11 cm de profondeur. Elle s’installe donc sans gêne devant un téléviseur de 55, 60 pouces ou plus. Au centre, un panneau de contrôle sommaire regroupant quelques touches sensitives vient parachever son allure.  

Comme d’habitude avec Yamaha, la qualité de fabrication ne souffre d’aucun défaut. Les finitions sur les bords sont impeccables et l’accès à la connectique se fait facilement. Sous la barre, nous retrouvons un port Ethernet (RJ45), une sortie audio optique, une entrée HDMI et une sortie HDMI eARC. 

Bien que ces deux dernières supportent un signal vidéo Ultra HD, l’HDMI eARC n’est pas en mesure de faire transiter des flux en 4K/120Hz, ni de prendre en charge un taux de rafraîchissement variable (VRR). Les gamers les plus intransigeants seront peut-être déçus de l’apprendre. Anecdotique, le port USB-A n’est présent que pour effectuer les mises à jour de la barre de son. 

Pour le reste, la barre est bien évidemment compatible avec le wifi et le Bluetooth (codec AAC et SBC), ainsi qu’avec la technologie AirPlay 2. Elle intègre nativement les plateformes Spotify et Tidal et l’assistant vocal Alexa. Point de Chromecast, en revanche, ni de Google Assistant. Dommage pour les férues de l’écosystème Android. 

Passons au caisson de basse. Comme la barre de son, son design est plutôt conventionnel, mais extrêmement réussi. Ses panneaux de bois sont gracieux, tout comme la plaque de tissu recouvrant le haut-parleur de 16 cm sur le côté droit. 

Attention, toutefois, c’est un beau bébé ! En effet, vu ses dimensions (18,7×40,7×40,9 cm, pour 9,4 kg), son installation requiert un peu de place. D’autant qu’avec le positionnement latéral de son woofer, il faudra veiller à ne pas trop l’enfermer afin qu’il puisse s’exprimer convenablement. 

Dans la même veine, les enceintes surround respirent l’élégance et le sérieux de fabrication. S’habillant du même tissu, elles ont un format très compact (8,8×10,5×8,8 cm) et la partie supérieure lisse où se situent les commandes est de toute beauté. Les touches sont exclusivement utiles pour une utilisation indépendante, autrement dit si l’on utilise les enceintes pour une écoute de musique en Bluetooth. 

Avec un poids contenu, environ 500 g chacune, elles se transportent facilement de pièce en pièce pour une utilisation multiroom. En plus d’être certifiées IP67, et donc d’être totalement étanche pour une utilisation en extérieur, chaque enceinte dispose d’une autonomie d’environ 12 heures selon les données du constructeur.

Maintenant, place aux tests, afin de savoir ce que ce pack Yamaha SR-X50A a dans le ventre ! Avant d’entrer dans les entrailles de ce système, sachez cependant que la barre SR-X40A est capable de lire les Dolby, dont le Dolby Atmos et le Dolby TrueHD. Elle fait malheureusement l’impasse sur les flux DTS. 

Réponse en fréquence

Réponse en fréquences
7.4
La note de réponse en fréquence permet de savoir si le système audio est capable de retranscrire l’ensemble des fréquences de manières fidèles sans suraccentuation ni sous-accentuation
Graphique bande passante
Courbe de réponses en fréquences mettant en évidence, les différences entre la barre de son testée et la meilleure et la pire des barres de son.
©Labo Fnac

Pour répondre à sa promesse d’un Dolby Atmos 4.1.2., Yamaha ne tombe pas ici dans une surenchère de haut-parleurs. Alors que la barre de son Samsung HW-Q600C en propose neuf, Yamaha en intègre « seulement » six sur son produit. Ainsi, on retrouve deux haut-parleurs large bande en frontal, deux autres de 5,2 cm positionnés vers le haut et deux boomers intégrés sur les côtés de 7,5 cm.

De son côté, le caisson se pare d’un woofer de 16 cm positionné, comme nous l’avons vu plus haut, sur le côté droit, tandis que chaque enceinte surround embarque un haut-parleur de 5,5 cm, ainsi que deux radiateurs passifs.

Pour réaliser les mesures suivantes, le Labo a réalisé ses tests dans une chambre anéchoïque. Ce protocole annule les rebonds acoustiques sur lesquels se base la technologie Dolby Atmos. Les résultats se rapportent donc aux simples performances en stéréo avec le caisson de basse. De plus, lors de ces mesures, les effets audio sont désactivés. 

Tout le début de la courbe fait preuve d’une certaine linéarité, caractéristique de la signature sonore des barres Yamaha. Bien que les extrêmes graves commencent un peu bas, rassurez-vous, ce n’est en rien problématique. Tout d’abord, cela leur confère une assise pour s’exprimer en crescendo. Ensuite, dès que l’on active des modes d’écoutes, dont le mode Home Cinema, elles gagnent en puissance. Ainsi, ce léger départ sous les 0 décibel est presque bienvenu. 

Malgré un très léger creux vers 80 Hz, le reste des fréquences basses fait preuve d’une certaine rondeur. Sans à-coups, elles sont enveloppantes, mais pas trop envahissantes. 

Dès que l’on pénètre dans les médiums, il est facile de se rendre compte que ce sont eux les véritables stars. Dès les bas médiums, les principaux instruments de musique apparaissent avec vigueur. Et surtout, les voix sont magnifiquement projetées vers l’avant. C’est assez visible sur les mesures du Labo avec un pic à 5 décibels à 1,25 kHz dans les hauts médiums, qui ne repassera sous la barre des 0 décibel que vers les 2,5 kHz. Résultat, même à volume modéré, les dialogues sont parfaitement intelligibles et les voix parfaitement séparées du reste des éléments. 

Face à cette omniprésence des médiums, les aigus paraissent bien plus pâles. Le niveau de précision est plutôt correct, mais l’ensemble manque clairement de présence. Dès l’entrée du spectre, c’est la chute libre. De 5 kHz à 8 kHz, la courbe baisse jusqu’à atteindre les -10 dB. Si bien que certaines notes, notamment les bruits de cymbales, donnent l’impression d’être étouffées.

Puissance sonore

Puissance sonore
7
Cette note exprime la capacité de l’appareil à produire un son fort, sans déperdition de qualité (sans distorsion)
Puissance (en dB)
97 dB

Avec une puissance sonore mesurée par le Labo à 97 dB, le système de Yamaha est tout bonnement ébouriffant. Cette puissance est amplement suffisante pour sonoriser un salon ou une salle multimédia pouvant atteindre les 30 m2, sans avoir besoin de pousser le volume dans ses derniers retranchements.

Distorsion

Distorsion
8.2
Cette mesure exprime la qualité du son à un niveau de puissance donné (84 dB). En d’autres termes, si l’on émet un son grave à 70 Hz, il ne faut pas percevoir d’autres fréquences.
Distorsion à 70 Hz
7.1 /10
Distorsion à 80 Hz
9.1 /10
Distorsion à 90 Hz
8.3 /10

Pour cette partie, le Labo a réalisé des mesures de distorsion à 70, 80 et 90 Hz sur les harmoniques 2, 3 et 4. Ici encore, le système de Yamaha fait figure de bon élève avec une note moyenne de 8,2. Lors d’une écoute à volume élevé, aucun effet parasite ne s’invitera à la fête et la qualité sonore ne se trouve jamais altérée.

Vibration

Vibration
5.1
Plus un produit vibre, et plus il risque d’y avoir des défauts phoniques. Cette note met en avant cette spécificité.
Accélération maximale
2

D’après les tests effectués par le Labo, Yamaha n’a pas totalement maîtrisé son affaire en ce qui concerne la vibration. Elle apparaît assez tôt sur le spectre, ce qui explique notamment le niveau de graves moins élevés. De plus, ces vibrations sont quelque peu présentes sur tout le reste des autres fréquences également. Ce n’est pas catastrophique, mais suffisamment notable pour le remarquer parfois. Il est donc utile de le prendre en compte lorsque l’on installe et dispose les différents éléments de l’écosystème Yamaha True X SR-X50A. 

Spatialisation et expérience utilisateur 

Pour un test plus « subjectif » du pack Yamaha True X SR-X50A, nous avons utilisé l’ensemble de ces éléments lors de plusieurs sessions de « home cinéma », d’écoute de musique et de programmes sportifs. 

Chaque fois, l’immersion était impressionnante. Les effets vers le plafond sont bien perceptibles sans pour autant tomber dans une surenchère artificielle, tandis que les effets latéraux sont plus discrets, mais toujours opportuns. Cet équilibre permet au caisson de basse de jouer un rôle important, sans être prépondérant. Il sait intervenir avec impact quand c’est à lui de jouer. D’ailleurs, cette manière de ne jamais en faire trop confère une cohérence tonale appréciable.

Enfin, mention spéciale pour les enceintes surround qui ne sont pas là que pour faire joli. Elles se concentrent avec application sur les effets arrière (bruit de Formule 1 ou d’hélicoptère, claquement de porte…) sans jamais déborder sur les voix. Et, pour ne rien gâcher à l’expérience, la synchronisation est parfaite. 

Pour diriger le tout, il est possible d’utiliser les boutons sur la barre de son, une application ou une télécommande. Malgré son aspect très plastique, cette dernière est facile à prendre en main et propose l’essentiel. Disponible sur iOS et Android, l’application Sound Bar Controller de Yamaha permet de gérer les différents éléments. 

Ainsi, il est possible de régler le niveau du caisson et des enceintes surround de manière indépendante. Ergonomique et complète, l’appli sert également de hub audio (Spotify, QQ Music et Tidal) et propose deux options assez pratiques (« Clear Voice » et « Bass Extension ») en l’absence d’un égaliseur. Pour finir, nous regrettons tout de même deux absences. Celle de MusicCast, le système multiroom Yamaha, et d’une fonctionnalité de calibrage qui faciliterait la disposition des éléments. 

Connectiques et fonctionnalités

Présence d’un caisson de basses
Oui
Nombre d’entrées ligne
0
Nombre d’entrées optique
1
Nombre d’entrées coaxiales
0
Nombre de sorties ligne
0
Nombre de sorties optique
0
Nombre de sorties coaxiales
0
Prise jack
Non
Connecteur USB
0
Emplacement carte mémoire
Non
Wifi
Oui
Bluetooth
Oui
NFC
Non

Dimensions

Largeur de la barre de son
1010 mm
Hauteur de la barre de son
62 mm
Profondeur de la barre de son
110 mm
Largeur du caisson de basses
185 mm
Hauteur du caisson de basses
405 mm
Profondeur du caisson de basses
405 mm

Conclusion

Note LABOFNAC

Cette barre de son Yamaha s’accompagne de deux enceintes satellites et d’un caisson de basse généreux pour répondre à sa promesse de son Dolby Atmos 4.1.2. Dans l’ensemble, nous sommes face à un produit très bien équilibré et relativement abordable. Sa courbe de réponse en fréquence donne à voir un spectre surjouant légèrement les médiums, mais négligeant hélas les aigus – ce qui lui vaut sa note un peu moyenne.

En termes de puissance, en revanche, les 97 dB relevés à la sonde par le Labo rassurent quant à la capacité du système à sonoriser correctement un salon ou une salle multimédias. On souligne aussi la bonne facture du produit, qui prévient efficacement la distorsion. En revanche, il est arrivé au Labo de noter de la vibration, ce qui risque de nuire à la qualité du son sur certaines fréquences.

Note technique

Détail des sous notes

Réponse en fréquences
Puissance sonore
Distorsion
Vibration
Article rédigé par
Régis Bertrand
Régis Bertrand
Responsable des tests enceintes et chaînes audio
Fouad Bencheman
Fouad Bencheman
Journaliste
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