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Test Razer DeathStalker V2 Pro : un produit qui la joue fine

17 août 2022
Par Antoine Roche
Razer DeathStalker V2 Pro.
Razer DeathStalker V2 Pro. ©Razer

Envie d’un clavier à switchs optiques plutôt que mécaniques ? Le DeathStalker V2 Pro et ses touches low-profile méritent le coup d’œil.

En résumé

Pour les joueurs à la recherche d’un clavier à la fois performant, confortable et discret, le Razer DeathStalker V2 Pro est une excellente pioche. En tout cas dans sa version avec switchs optiques linéaires.

Si on pourra lui reprocher un ou deux oublis heureusement facultatifs pour bien des joueurs (système de macros perfectible, repose-poignet…), la proposition respire la solidité et réussit à la perfection presque tout ce qu’elle entreprend.

Note technique

Les plus et les moins

Les plus
  • Finitions exemplaires
  • Confort de frappe de tous les instants
  • Nombreuses possibilités logicielles
Les moins
  • Pas de repose-poignet
  • Bouton multimédia moyen
  • Système de macros perfectible

Contrairement au massif et mécanique Blackwidow V3 Pro, le DeathStalker V2 Pro de Razer tente de jouer la carte de la finesse et de la discrétion. Toujours à destination principale des joueurs, ce clavier sans-fil à touches low profile est en effet bien plus passe-partout, mais conserve un tarif élevé de 249 euros. Avec ces caractéristiques principales, il se place notamment face au Logitech G915 Lightspeed.

Point important : nous avons testé ici la version dotée de switchs optiques linéaires (rouge), quand des switchs optiques sonores (violet) sont également proposés. Il s’agit des mêmes solutions qui équipent les claviers Razer Huntsman V2. De plus, des versions tenkeyless (219,99 euros) ou filaire (199,99 euros) existent également.

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Test réalisé sur un produit prêté par le constructeur.

Notre test

Ergonomie et design

Toujours emballé dans un packaging irréprochable, le DeathStalker V2 Pro impressionne d’entrée de jeu par sa finesse et sa légèreté. Avec son châssis en aluminium mat, le clavier ne fait que 17 mm d’épaisseur grâce à des touches plates façon PC portable. Il mesure 437×139 mm et pèse 776,5 g.

©Antoine Roche/L’Éclaireur

Au dos, des trépieds peuvent être réglés selon deux positions pour trouver la bonne inclinaison. Sur la tranche arrière, outre le commutateur permettant de passer entre off, Bluetooth et mode sans fil, trois boutons permettent de passer d’un profil Bluetooth à un autre. Sur un bureau en verre, les patins offrent un bon équilibre entre accroche et glisse.

©Antoine Roche/L’Éclaireur
Le trépied à deux positions et le dongle rangé.©Antoine Roche/L’Éclaireur

Pour gagner un maximum de place, Razer a fait une croix sur des touches macros dédiées et a tenté de prendre le moins de place possible avec ses commandes multimédia. La molette de volume (qui aurait pu être un peu moins large) peut être pressée pour couper le son, tandis qu’un unique bouton rond permet de naviguer dans sa bibliothèque musicale.

Appuyer une fois dessus fera office de lecture/pause, deux pressions passeront à la chanson suivante et trois à la précédente. Un coup à prendre, mais on aurait peut-être préféré que ce bouton réalise différentes actions en fonction de la direction dans laquelle il est poussé, comme un joystick.

Les contrôles multimédia.©Antoine Roche/L’Éclaireur

La solidité des matériaux du châssis se retrouve dans les touches. Gravées au laser, elles profitent d’un revêtement doux censé résister à tout, et particulièrement aux aléas du temps (impossible de le confirmer dans ce test, mais à première vue la promesse semble respectée).

L’intensité du rétroéclairage est également à saluer, même si les fonctions secondaires des touches auraient peut-être mérité un peu plus de luminosité. Enfin, on relèvera l’absence étonnante à première vue d’un repose-poignet. Mais, grâce à la faible épaisseur du clavier et à son confort, l’absence de ce dernier est finalement rapidement oubliée.

Utilisation

Comme de nombreux produits gaming sans fil en 2022, ce clavier peut s’utiliser de trois manières : en filaire (avec le câble tressé USB-C fourni, un adaptateur-rallonge USB est également là), en Bluetooth 5.0 (sur trois appareils en même temps) ou en HyperSpeed Wireless 2,4 Ghz (avec un dongle qui peut être rangé dans le clavier). Notez d’ailleurs qu’il est possible de coupler ce clavier sur le dongle d’un autre produit Razer pour n’occuper qu’un port USB. Nous n’avons rencontré aucun souci de latence sur ces trois modes.

©Antoine Roche/L’Éclaireur

La touche “fn” du clavier permet de combler l’absence de certains boutons en les assignant en fonction secondaire à d’autres. Ces dernières sont d’ailleurs éclairées (quand le reste du clavier s’éteint) au moment où la touche “fn” est pressée.

La touche “Fin” permet par exemple d’afficher le niveau de batterie par les cinq LED au-dessus des touches fléchées ; les touches “F11” et “F12” permettent de jouer avec le niveau de rétroéclairage et, surtout, la touche “F9” propose de créer des macros à la volée. La touche “F10” active quant à elle le mode Jeu.

Même le logo Razer est discret.©Antoine Roche/L’Éclaireur

Le système de macros, d’ailleurs, n’est pas des plus pratiques à utiliser. Pas de touche dédiée pour les accueillir, fonctionnement aléatoire, suivi peu clair, remise par défaut d’une touche qui demande parfois de redémarrer l’application… Les utilisateurs de ce genre d’outils préféreront peut-être se tourner vers d’autres solutions.

Appuyer sur “fn” met en évidence certaines touches.©Antoine Roche/L’Éclaireur

Avec ses touches low-profile plates et ses switchs optiques linéaires, le DeathStalker V2 Pro propose un confort de frappe bien plus sobre que son nom le laisse supposer. Silencieux, doux et très confortable, le clavier de Razer est tombé très rapidement sous les doigts de votre serviteur. Et, comme nous le disions, l’absence de repose-poignet s’est vite fait oublier. Aussi bien pour jouer que pour écrire ce test, la solution de Razer a été un véritable bonheur à utiliser.

©Antoine Roche/L’Éclaireur

Concernant la durée de la batterie, dans le cadre d’une utilisation quotidienne relativement classique (journée de travail et de jeu complète, rétroéclairage à fond…), notre modèle de test a tenu un peu plus de trois jours avant de devoir être branché pour la recharge. Une performance suffisante et facile à allonger en se montrant plus raisonnable dans ses usages.

Logiciel

La solution logicielle de Razer est complète, mais un brin envahissante. Le constructeur propose de nombreux outils et modules, regroupés au sein d’un hub baptisé Razer Central. Mais seul Razer Synapse, le logiciel permettant d’interagir avec le clavier, est véritablement intéressant. On se passerait bien également des recommandations (heureusement désactivables dans les options) pour acheter d’autres produits de la marque dans l’interface.

La page d’accueil de Razer Synapse.©Razer

Heureusement, Synapse est plutôt bien pensé et complet. Chaque touche peut aisément être personnalisée (y compris le mode Hypershift, permettant d’obtenir une seconde couche de commandes d’une pression de touche), le mode de jeu configuré à son goût, et la synchronisation sans fil se fait sans soucis. La création ainsi que l’association de profils à des jeux est plutôt claires et fonctionne (ce qui n’est pas toujours le cas avec les applications des marques concurrentes), dans le cloud comme dans la mémoire interne du clavier.

©Razer

C’est également là que se trouvent les macros créées à la main, avec la possibilité de les supprimer. Davantage d’outils pour les modifier et simplement les visualiser auraient été appréciés. Les options d’éclairage (l’atténuer ou l’éteindre après un certain temps) auraient aussi mérité d’être un peu plus nombreuses et fiables : notre clavier ne s’est pas toujours éteint à la coupure du PC. Dommage pour la batterie…

©Razer

Enfin, les amateurs de lumières et d’effets pourront s’en donner à cœur joie dans Chroma Studio. Outre qu’il supporte de nombreux jeux et applications pour en adopter automatiquement les couleurs, le logiciel permet de personnaliser de manière poussée et assez aisée le comportement de chaque touche. Ici, les touches violettes deviennent temporairement vertes quand pressées, et inversement pour les touches vertes. Inutile, donc indispensable.

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Conclusion

Pour les joueurs à la recherche d’un clavier à la fois performant, confortable et discret, le Razer DeathStalker V2 Pro est une excellente pioche. En tout cas dans sa version avec switchs optiques linéaires.

Si on pourra lui reprocher un ou deux oublis heureusement facultatifs pour bien des joueurs (système de macros perfectible, repose-poignet…), la proposition respire la solidité et réussit à la perfection presque tout ce qu’elle entreprend.

Article rédigé par
Antoine Roche
Antoine Roche
Journaliste
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