Alors que l’été bat son plein, les soirées cinéma au frais restent le meilleur moyen de conclure une journée ensoleillée. En ce mois d’août 2026, la plateforme au N rouge enrichit son catalogue avec une sélection particulièrement musclée de thrillers sombres, de blockbusters d’action spectaculaires et de comédies cultes. Sélection.
Introduction
Pour vous éviter de passer des heures à faire défiler le catalogue Netflix, nous vous avons préparé un guide sur mesure des longs-métrages indispensables à ajouter à votre watchlist d’août 2026. Du grand spectacle de science-fiction aux pépites originales en passant par des drames humains bouleversants, il y en aura pour tous les goûts et pour toutes les humeurs.
Le Professeur Foldingue, Tom Shadyac – 2 août
Professeur de chimie en surpoids et timide, Sherman Klump (Eddie Murphy) rêve de séduire sa nouvelle collègue Carla Purty (Jada Pinkett Smith). Il décide de tester sur lui-même un sérum amincissant expérimental. La formule fonctionne instantanément mais donne naissance à Buddy Love, un alter ego svelte mais affreusement arrogant et incontrôlable.
Librement inspirée d’un classique de Jerry Lewis, cette comédie phare des années 1990 s’appuie avant tout sur la démonstration d’Eddie Murphy, qui incarne à lui seul sept personnages grâce aux maquillages métamorphosants de Rick Baker. Entre humour décalé et réflexion sur l’acceptation de soi, Le Professeur Foldingue reste un divertissement particulièrement efficace.
En eaux très troubles, Ben Wheatley – 2 août
Cinq ans après une première rencontre traumatisante avec un mégalodon surgi des abysses, une équipe de chercheurs emmenée par Jonas Taylor (Jason Statham) et Jiuming (Jing Wu) replonge dans les profondeurs océaniques pour une mission d’exploration. Leur expédition dérape lorsqu’ils tombent sur une opération d’extraction minière clandestine, les exposant à la fois à des trafiquants sans scrupules et à plusieurs mégalodons affamés.
Digne représentant du film de requin version blockbuster, En eaux très troubles mise avant tout sur la surenchère : créatures préhistoriques, adversaires humains et péripéties en cascade s’enchaînent sans temps mort. Le long-métrage assume pleinement son statut de divertissement estival généreux en action, pensé pour être regardé sans prise de tête.
Zodiac, David Fincher – 6 août
À la fin des années 1960, un tueur en série surnommé le Zodiac sème la terreur à San Francisco, revendiquant ses crimes et défiant la police et la presse à travers des messages codés. Des années plus tard, Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal), dessinateur de presse au San Francisco Chronicle, se prend de passion pour l’affaire et mène sa propre enquête, aux côtés du journaliste Paul Avery (Robert Downey Jr.) et de l’inspecteur David Toschi (Mark Ruffalo).
Porté par un casting solide, Zodiac s’appuie sur une reconstitution minutieuse et une mise en scène clinique fidèle aux faits réels. Le film prend le temps de dérouler une enquête dense, riche en détails et en rebondissements, un choix qui peut désarçonner certains spectateurs par sa longueur mais qui séduit les amateurs de thriller.
Edge of Tomorrow, Doug Liman – 6 août
Dans un futur proche, l’humanité livre une guerre sans merci contre une invasion extraterrestre, apparemment invincible. Le commandant William Cage (Tom Cruise), sans expérience du combat, est envoyé sur le front et meurt en quelques minutes à peine. Il se retrouve alors piégé dans une boucle temporelle, revivant sans cesse la même journée fatale, jusqu’à croiser la route de Rita Vrataski (Emily Blunt), une guerrière aguerrie qui va l’aider à tirer parti de ce don pour changer le cours de la bataille.
Avec son duo Tom Cruise/Emily Blunt très efficace, Edge of Tomorrow exploite d’une très bonne façon le concept de boucle temporelle, mêlant action, humour et rythme soutenu. Le film séduit par son scénario original et son sens du divertissement, même si la fin fait davantage débat.
Ballerina, Len Wiseman – 8 août
Après la mort de son père, assassiné sous ses yeux quand elle était enfant, Eve Macarro (Ana de Armas) est recueillie par la Ruska Roma, une organisation criminelle qui forme des tueurs sous couvert de ballet. Devenue adulte et pleinement formée à l’art du combat, elle se lance dans une traque impitoyable pour retrouver et éliminer les responsables de ce meurtre.
Premier spin-off de la saga John Wick, Ballerina reprend les codes chorégraphiques qui ont fait le succès de la franchise, avec des séquences d’action particulièrement soignées portées par la talentueuse Ana de Armas. Un long-métrage qui convainc par sa mise en scène stylisée et son héroïne charismatique.
Gran Turismo, Neill Blomkamp – 9 août
Jann Mardenborough (Archie Madekwe), jeune gallois passionné par le jeu vidéo Gran Turismo, décroche une place dans la GT Academy, un programme inédit lancé par Nissan pour transformer les meilleurs joueurs du monde en pilotes professionnels. Encadré par Jack Salter (David Harbour), ancien pilote reconverti en mentor exigeant, Jann doit apprendre à transposer ses réflexes de gamer sur de vrais circuits, entre le scepticisme du milieu de la course automobile et les tensions avec son père (Djimon Hounsou), qui juge son rêve irréaliste.
Basé sur une histoire vraie, Gran Turismo réussit le pari d’un film de course crédible et immersif, porté par de belles séquences sur circuit et une relation mentor-élève qui fonctionne à plein régime grâce à un David Harbour grandement investi. De l’adrénaline, du rythme et une vraie tension jusqu’au final.
John Q, Nick Cassavetes – 13 août
John Q. Archibald (Denzel Washington) mène une existence tranquille avec sa femme Denise (Kimberly Elise) et son fils Michael, neuf ans. Le jour où ce dernier s’effondre sur un terrain de base-ball, victime d’une grave malformation cardiaque, John Q. découvre que son assurance ne couvre pas la transplantation vitale dont l’enfant a besoin. Face au refus de la directrice de l’hôpital, Rebecca Payne (Anne Heche), il prend les urgences en otage pour forcer les médecins à opérer son fils.
Porté par un Denzel Washington habité par son rôle de père désespéré, John Q dresse un constat sans concession des failles du système de santé américain. Un thriller social prenant du début à la fin.
Blue Beetle, Angel Manuel Soto – 16 août
Fraîchement diplômé, Jaime Reyes (Xolo Maridueña) rentre dans sa ville natale de Palmera City, où sa famille traverse de lourdes difficultés financières. Alors qu’il cherche sa place, il entre en possession du Scarabée, une relique extraterrestre qui choisit de fusionner avec lui et lui confère une armure aux pouvoirs aussi extraordinaires qu’incontrôlables.
Xolo Maridueña insuffle beaucoup de fraîcheur et de naturel à ce nouveau venu de l’univers DC, entouré d’une famille haute en couleur qui prête au récit une dimension chaleureuse et un ancrage dans la communauté latino-américaine. Blue Beetle assume pleinement les codes classiques de l’origin story, entre action, humour et émotion, le tout avec un capital sympathie certain.
The Whisper Man, James Ashcroft – 28 août
Tom Kennedy (Adam Scott), auteur de romans policiers veuf, voit son fils de huit ans disparaître du jour au lendemain. Pour le retrouver, il se tourne vers son père (Robert De Niro), un ancien inspecteur de police avec qui il est en froid, et découvre que cet enlèvement pourrait être lié à une affaire vieille de plusieurs décennies impliquant un tueur en série d’enfants surnommé The Whisper Man.
Adapté du roman à succès d’Alex North, ce thriller réunit un casting solide : Robert De Niro et Adam Scott, sous la houlette du réalisateur néo-zélandais James Ashcroft, reconnu pour son sens de l’atmosphère oppressante. The Whisper Man s’annonce comme l’un des thrillers les plus attendus de la rentrée.
Restez sains et saufs, Ma, Tate Taylor – 30 août
Sue Ann (Octavia Spencer), une femme solitaire d’une petite ville de l’Ohio, accepte d’acheter de l’alcool à une bande d’adolescents et leur ouvre son sous-sol pour faire la fête, moyennant quelques règles simples. Ravie de se faire de nouveaux amis, elle voit peu à peu son hospitalité virer à l’obsession, transformant ce qui devait être un refuge en un piège pour les jeunes fêtards.
Octavia Spencer surprend dans un rôle à contre-emploi, entre sympathie et malaise grandissant. Plutôt que de miser sur les jump scares classiques du genre horreur, Restez sains et saufs, Ma prend le temps d’installer son ambiance et distille sa tension crescendo, jusqu’à une explosion de violence bien amenée dans son dernier acte. Jouissif.