À l’approche de l’été, les soirées s’allongent mais le plaisir de se retrouver devant un bon film reste intact. Pour ce mois de juin 2026, les rayons DVD et Blu-ray font le plein de pépites cinématographiques majeures : grands blockbusters d’action, drames d’auteur poignants ou comédies populaires, il y en aura pour absolument tous les goûts.
Introduction
Rien ne remplace le plaisir d’un bel objet physique à ajouter dans sa vidéothèque pour enrichir sa collection. Ce mois-ci, le septième art s’invite directement dans votre salon avec des œuvres qui ont marqué les esprits. Des fresques historiques intimistes aux thrillers psychologiques les plus intenses, découvrez notre sélection des indispensables de juin à ne surtout pas manquer.
Un simple accident, Jafar Panahi – 2 juin
À la suite d’un accrochage routier a priori banal en apparence, la vie d’un homme sans histoire se retrouve totalement bouleversée, l’entraînant malgré lui dans les rouages complexes de la bureaucratie et de la justice de son pays.
Avec Un simple accident, Jafar Panahi livre un drame social d’une justesse chirurgicale qui prend la forme d’un thriller intime et politique. Le film frappe par sa mise en scène épurée et son humanité vibrante, parvenant à transformer un fait divers ordinaire en une métaphore universelle sur la liberté et la responsabilité individuelle.
A pied d’œuvre, Valérie Donzelli – 2 juin
Un photographe célèbre abandonne tout pour l’écriture, mais le succès critique de ses romans ne le protège pas de la pauvreté. Pour survivre, Paul (Bastien Bouillon) enchaîne les petits boulots pénibles via une application de services.
Adaptation du roman autobiographique de Franck Courtès, À pied d’œuvre évite le piège du portrait d’artiste christique pour disséquer les rouages d’une société ubérisée. Le film est immanquable car il pose un regard sans concession sur la déconnexion totale entre l’accueil critique d’un auteur et sa réalité matérielle.
Hamnet, Chloé Zhao – 3 juin
En Angleterre, à la fin du XVIe siècle, William Shakespeare (Paul Mescal), un simple professeur de latin fauché, fait la connaissance d’Agnes (Jessie Buckley), une jeune femme sauvage et libre vivant en communion avec la nature. Leur liaison passionnée débouche sur un mariage et la naissance de trois enfants, dont le jeune Hamnet. Alors que son époux s’éloigne pour tenter sa chance comme dramaturge à Londres, Agnes assume seule le quotidien jusqu’à ce que la peste bubonique frappe leur foyer et emporte brutalement leur fils de 11 ans.
Adaptation du roman éponyme de Maggie O’Farrell, Hamnet délaisse les codes du biopic académique pour se focaliser sur le deuil de cette mère protectrice face à la perte d’un enfant. Le film est immanquable car il explore avec une sensibilité sensorielle unique la puissance cathartique de l’art, montrant comment la plus douloureuse des tragédies intimes va donner naissance à l’écriture de la célèbre pièce Hamlet.
Le Mage du Kremlin, Olivier Assayas – 3 juin
Dans les années 1990, alors que l’URSS s’effondre, le jeune artiste et producteur de télévision Vadim Baranov (Paul Dano) devient l’éminence grise et le conseiller le plus influent d’un ancien agent du KGB promis au pouvoir absolu : le futur président Vladimir Poutine (Jude Law). Devenu un rouage central du pouvoir, Baranov façonne les médias et la stratégie politique du Kremlin, de la guerre en Tchétchénie à l’annexion de la Crimée. Quinze ans plus tard, retiré des affaires, il brise le silence lors d’un entretien secret avec un universitaire américain pour dévoiler les coulisses du régime.
Adaptation du roman à succès de Giuliano da Empoli, Le Mage du Kremlin est un thriller politique captivant. Décortiquant avec une précision chirurgicale les mécanismes contemporains de la propagande, de la manipulation médiatique et de la quête de pouvoir absolu, ce long-métrage offre une clé de lecture historique indispensable pour comprendre la marche forcenée de la Russie moderne.
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La Grazia, Paolo Sorrentino – 3 juin
Mariano De Santis (Toni Servillo) arrive au terme de son mandat à la présidence de la République italienne. Soutenu au quotidien par sa fille Dorotea De Santis (Anna Ferzetti), il doit affronter trois décisions cruciales avant de quitter ses fonctions : promulguer ou non une loi controversée sur l’euthanasie qui heurte ses convictions religieuses, et accorder la grâce présidentielle à deux meurtriers ayant agi dans des circonstances atténuantes.
La Grazia délaisse la satire politique habituelle pour livrer un portrait intérieur et intime sur l’usure du pouvoir. En s’attachant aux doutes moraux et aux silences de ce vieux dirigeant, le long-métrage offre une réflexion universelle d’une grande finesse sur la responsabilité politique, le poids du pardon et la mélancolie du temps qui passe.
Le gâteau du président, Hasan Hadi – 4 juin
Dans l’Irak des années 1990, soumis à de strictes restrictions et aux sanctions internationales, Lamia (Baneen Ahmad Nayyef), une écolière de neuf, est tirée au sort pour une mission exigeante : confectionner le gâteau d’anniversaire du président Saddam Hussein.
Le gâteau du président emprunte la simplicité et le dénuement du néo-réalisme pour dresser un portrait percutant de l’absurdité totalitaire. Hasan Hadi privilégie une chronique à hauteur d’enfant, évitant le mélo larmoyant grâce à la débrouillardise et la maturité stupéfiante de son duo d’acteurs amateurs. En opposant la poésie visuelle des cités lacustres à la violence sourde d’une société sous contrôle militaire, ce récit initiatique offre une fable socio-politique poignante sur l’enfance sacrifiée et le traumatisme de la guerre.
Marsupilami, Philippe Lacheau – 10 juin
Pour sauver son emploi, David Ticoule (Philippe Lacheau) accepte de ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud. Il se retrouve à bord d’une croisière avec son ex-petite amie Tess (Élodie Fontan), leur fils Léo et son collègue Stéphane Buisson (Julien Arruti), un benêt dont il se sert pour transporter la marchandise à sa place. Le voyage vire au chaos le plus total lorsque Stéphane ouvre accidentellement la boîte, libérant un adorable bébé Marsupilami.
Marsupilami transpose la célèbre bande dessinée dans le registre d’une comédie d’aventure familiale menée à un rythme effréné. Le film brille par une avalanche de gags visuels burlesques, de cascades inventives et de références pop cultes aux blockbusters américains des années 1980 et 1990.
Send Help, Sam Raimi – 11 juin
Linda Liddle (Rachel McAdams) est une cadre discrète et effacée dont la promotion tant attendue est injustement annulée par Bradley Preston (Dylan O’Brien), le fils odieux et méprisant de son patron. Forcée de l’accompagner dans un voyage d’affaires, elle se retrouve coincée sur une île déserte du golfe de Thaïlande avec son jeune boss, seuls rescapés du crash de leur avion. Alors que Bradley est grièvement blessé et s’avère incapable de survivre seul, la hiérarchie professionnelle s’effondre brutalement au profit de Linda, fan absolue de l’émission Survivor aux compétences pratiques insoupçonnées.
Send Help marque le retour réjouissant du cinéaste à un cinéma de genre féroce, quelque part entre la robinsonnade et le thriller psychologique outrancier. Le long-métrage joue habilement sur le renversement radical des rapports de force et la lutte des classes pour orchestrer un jeu du chat et de la souris particulièrement sadique. Rythmée par des fulgurances gores mémorables et un humour noir corrosif, cette farce sociologique déviante captive grâce à son duel d’acteurs au sommet.
Aucun autre choix, Chan-wook Park – 11 juin
Yoo Man-soo (Lee Byung-hun), ingénieur dévoué dans une usine de papier depuis 25 ans, est soudainement licencié par les nouveaux propriétaires américains de l’entreprise. Terrifié à l’idée de perdre son statut social, sa maison d’enfance et le confort matérialiste de sa femme Mi-ri (Son Ye-jin) et de leurs deux enfants, il ne voit bientôt plus qu’une seule option pour s’en sortir. Face à un secteur d’activité aux débouchés extrêmement restreints, il décide de planifier méthodiquement l’élimination physique de ses principaux concurrents.
Aucun autre choix ou la comédie noire et caustique qui flirte brillamment avec l’absurde et le burlesque. En filmant le meurtre comme une corvée chaotique et maladroite, le long-métrage utilise la virtuosité esthétique de sa mise en scène pour dénoncer la déshumanisation du marché du travail contemporain et la destruction des individus broyés par le système.
Hurlevent, Emerald Fennell – 17 juin
Recueilli enfant par le propriétaire du domaine de Hurlevent, l’orphelin Heathcliff (Jacob Elordi) développe une relation fusionnelle et exclusive avec Catherine Earnshaw (Margot Robbie). Mais à la mort du patriarche, le domaine périclite et Heathcliff est relégué au rang de domestique. Désireuse d’échapper à la misère tout en pensant aider, Catherine accepte d’épouser son riche voisin, l’aristocrate Edgar Linton (Shazad Latif). Blessé par cette trahison sociale, Heathcliff s’enfuit avant de revenir cinq ans plus tard, riche et métamorphosé.
Hurlevent s’approprie le chef-d’œuvre littéraire d’Emily Brontë pour le réinventer sous la forme d’une dark romance résolument pop et charnelle. En accentuant la dimension viscérale, érotique et toxique de cette passion mythique, le film offre une relecture audacieuse et moderne portée par le magnétisme de son duo d’acteurs vedettes.
Marty Supreme, Josh Safdie – 19 juin
En 1952, à New York, Marty Mauser (Timothée Chalamet) partage son temps entre son modeste emploi de vendeur de chaussures chez son oncle Murray et sa passion dévorante pour le tennis de table. Joueur ambitieux et arrogant, il rêve de s’imposer à l’Open d’Angleterre et de devenir une légende mondiale de sa discipline.
Marty Supreme utilise le ping-pong professionnel pour brosser le portrait survolté et cynique d’un « loser magnifique » en quête de gloire. Josh Safdie insuffle au récit son énergie frénétique habituelle, portée par un rythme sous tension constante et une superbe photographie granuleuse. Un long-métrage à la promo légendaire qui s’impose comme une relecture désabusée et originale du rêve américain.
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Le Rêve américain, Anthony Marciano – 24 juin
Rien ne prédestinait Jérémy Medjana (Raphaël Quenard), modeste employé de vidéo-club à Amiens, et Bouna Ndiaye (Jean-Pascal Zadi), agent d’entretien à l’aéroport d’Orly, à conquérir les parquets américains. Sans argent, sans réseau et dotés d’un anglais plus qu’approximatif, ces deux banlieusards passionnés de basket-ball s’associent pour reprendre l’agence Comsport. À force de persévérance et d’une proximité humaine unique avec leurs recrues, ils vont briser toutes les barrières jusqu’à devenir des agents incontournable de la NBA.
Inspiré d’une histoire vraie, Le Rêve américain s’impose comme une comédie biographique et un feel-good movie d’une efficacité redoutable. Le film évite le piège des clichés pour livrer une ode solaire à l’amitié, au dépassement de soi et à la méritocratie. Portée par des dialogues ciselés qui font mouche et la complicité évidente d’un duo d’acteurs au sommet de leur capital sympathie, cette success story à la française captive autant par sa justesse comique que par son authenticité émotionnelle.
Avatar : de Feu et de Cendres, James Cameron – 24 juin
Encore brisés par la perte de leur fils aîné, Jake Sully (Sam Worthington) et Neytiri (Zoe Saldaña) voient la sécurité de leur clan vaciller. Une terrible menace surgit avec l’apparition des Mangkwan, le peuple des Cendres mené par la féroce Varang, une reine Na’vi destructrice qui s’est détournée d’Eywa.
Avatar : de Feu et de Cendres enrichit la célèbre saga de science-fiction avec un troisième opus d’une puissance visuelle monumentale. James Cameron repousse encore les limites de la technologie grâce à une mise en scène immersive en 3D HFR et des séquences d’action aériennes et sous-marines d’un réalisme sidérant. En explorant la face la plus sombre et destructrice de Pandora à travers l’élément du feu, ce blockbuster spectaculaire offre un divertissement épique et visuellement révolutionnaire.
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Scream 7, Kevin Williamson – 25 juin
Un nouveau Ghostface surgit à Pine Grove, la paisible bourgade où Sidney Evans (Neve Campbell) a reconstruit sa vie de famille avec son mari Mark Evans (Joel McHale) et ses enfants. Lorsque sa fille aînée Tatum Evans (Isabel May) devient la cible du tueur masqué, Sidney n’a d’autre choix que de reprendre le combat.
Scream 7 marque le retour salvateur du scénariste historique Kevin Williamson, qui passe cette fois derrière la caméra pour livrer une satire mordante des suites nostalgiques. Le long-métrage délaisse les récents détours de la franchise pour renouer avec ses fondamentaux, offrant une scène d’ouverture brillante et des meurtres particulièrement graphiques et généreux en violence.