Décryptage

Il y a 10 ans sortait… Jennifer’s Body

03 octobre 2019
Par Pierre-Louis
Il y a 10 ans sortait... Jennifer's Body

Il y a 10 ans, Barack Obama obtenait le prix Nobel de la paix, et Rio de Janeiro obtenait l’organisation des jeux 2016. Mais surtout, il y a dix ans, à la Fnac, on était déjà accro au cinéma. Alors, chaque mois, on vous propose de remonter le temps pour vous parler d’un film emblématique sorti en 2009… Au mois près s’il vous plaît ! Et en octobre, c’est Jennifer’s Body, film d’horreur « kitsch », qui est à l’honneur !


Un casting qui a du flair

Outre la star montante Megan Fox (révélée peu de temps avant dans le blockbuster Transfomers), qui joue une jeune fille séduisante mais possédée par un démon, on retrouve Amanda Seyfried (Mamma Mia!Les Misérables) campant le rôle de la douce et un peu naïve Needy, Adam Brody (Newport Beach) en leader psychopathe d’un groupe de rock sataniste, et même le très bankable Chris Pratt (Jurassic Park, Avengers, Les Gardiens de la Galaxie). Pour un film estampillé « teenage movie », on ne peut être qu’admiratif d’un tel casting !

Flashback et flashforward

Jennifer’s Body fait partie de ces films à la construction « complexe ». La toute première scène est en fait la fin du film. Et tout du long, on assiste à des flashbacks qui permettent de comprendre un peu mieux ce qu’il s’est véritablement passé. Attention à ne pas zapper le générique qui vient boucler la boucle !

Au final, c’est une espèce de récit initiatique diabolique, avec une Needy étouffée par la beauté de Jennifer, et qui petit à petit, va voir évoluer son statut de lycéenne timide au rang de démon surpuissant. Certains y voient en creux une prise de pouvoir de la femme, avec deux personnages principaux féminins, des rôles masculins lâches et/ou faibles et/ou bêtes, dominés sur tous les plans, même physique… Vous y verrez ce que vous voudrez, mais on peut dire sans se tromper qu’il existe plusieurs niveaux de lecture de cette oeuvre, décidément pas comme les autres…

Un genre particulier : la comédie d’horreur

Si vous regardez Jennifer’s Body pour frissonner de peur, vous serez déçus… On imagine mal comment vous pourriez sauter du canapé ou vous cachez les yeux devant ce long métrage pas franchement terrifiant. Si on dénombre bien quelques scènes d’horreur, qui tiennent plus du gore qu’autre chose, c’est plutôt l’humour noir instillée par la très excentrique Diablo Cody qui marque le film. Cette scénariste, notamment récompensée pour le magnifique Juno, et accessoirement ex-streapteaseuse-blogueuse, ainsi que la réalisatrice Karyn Kusama, ont créé un ovni cinématographique. Mi-comédie, mi-horreur, et aussi un peu parodique (la ville s’appelle Devil’s Creek !). Un joyeux chantier… De quoi expliquer cette postérité ?

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Article rédigé par
Pierre-Louis
Pierre-Louis
Rédacteur sport, cinéma et séries TV
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