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Il était une fois Sergio Leone

24 octobre 2018
Par Héloïse R.
Il était une fois Sergio Leone

Le réalisateur Sergio Leone est à l’honneur du 10 octobre 2018 au 27 janvier 2019 à la Cinémathèque française à Paris. L’occasion de découvrir ou redécouvrir le parcours unique d’un enfant romain devenu maître du western spaghetti.

En route vers l’Ouest

Pour une poignée de dollars

Fils d’un cinéaste et d’une actrice, le cinéma tend très tôt les bras à Sergio Leone. Il débute sa carrière sur les plateaux en tant qu’assistant-réalisateur et commence à écrire ses premiers scénarios à la fin des années 50. Au même moment, repéré par les producteurs américains, il remplace Mario Bonnard sur le tournage des Derniers jours de Pompei et enchaîne avec la réalisation d’un péplum, Le Colosse de RhodesPuis c’est au début des années 1960, alors que le western américain est en déclin, que le réalisateur s’approprie le genre et réalise un remake du film Le Garde du corps d’Akira Kurosawa : Pour une poignée de dollars. Le film connait un succès mondial et met en lumière un quasi-inconnu : Clint Eastwood, que l’on retrouve également dans les deux opus de la trilogie dite « des dollars ».

Le bon la brute et le truand

Maestro du western spaghetti

Avec ce film, Sergio Leone popularise le western spaghetti et impose son style inimitable. Souhaitant briser les codes du western traditionnel, il s’appuie sur des gros plans, insère des lenteurs exagérées, s’approche presque du cinéma muet, en privilégiant l’image et la musique. Cette dernière faisant partie intégrante de son univers, il s’associe au compositeur Ennio Morricone qui signera la bande originale de tous ses autres films. C’est au travers du troisième volet de la trilogie des dollars, Le Bon, la brute et le truand, que le réalisateur affirme pleinement son style aux côtés des acteurs emblématiques Lee Van CleefEli Wallach, et encore une fois, Clint Eastwood.

Conquérant du vaste monde

Puis, Sergio Leone tente de s’écarter du western et propose aux producteurs américains une fresque mafieuse sur l’Amérique. L’offre est déclinée, on lui conseille de s’en tenir à son genre de prédilection. Alors, en 1968, il réunit les pointures du cinéma Henry Fonda, Charles Bronson et Claudia Cardinale et réalise le cultissime Il était une fois dans l’Ouest. Si le film triomphe en France, il reçoit un accueil plus mitigé aux États-Unis, ce qui n’empêchera pas le réalisateur de lui donner une suite : Il était une fois la révolution. C’est seulement quatorze ans après que le projet de sa vie voit le jour : un tableau balayant un demi-siècle de l’histoire des États-Unis, Il était une fois en Amérique avec pour vedettes, Robert de Niro et James Woods.

Il était une fois dans l'ouest  Il était une fois la révolutionIl était une fois en Amérique

Génie incompris

À la fois boudé par la critique et encensé par des cinéastes de renom comme Scorsese ou Tarantino, Sergio Leone est longtemps resté incompris. Aujourd’hui le réalisateur est considéré pour beaucoup, comme un maître dans son domaine, et son style hors du commun est à présent étudié dans les écoles et inspire de nombreux réalisateurs. Au cours de l’exposition Il était une fois Sergio Leone, on découvre un éternel enfant qui n’a jamais arrêté de jouer aux cow-boys et aux indiens et un homme à l’imaginaire unique qui a changé les codes du western et marqué plusieurs générations. Alors, chaussez santiags et poncho et rendez-vous à la Cinémathèque française, rue de Bercy à Paris.

SERGIO-LEONE-CINEMATHEQUE



Réservez votre place pour l’exposition à la Cinémathèque jusqu’au 27/01/19



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Article rédigé par
Héloïse R.
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