Annoncé en développement au printemps, le zoom professionnel de Nikon est désormais officiel. Le constructeur revendique une première mondiale, une ouverture constante f/2,8 associée à un téléconvertisseur intégré.
Introduction
Le 7 mai dernier, Nikon annonçait le développement d’un zoom téléobjectif très attendu des photographes de sport. Près de six mois plus tard, le 29 octobre, le Nikkor Z 120-300 mm f/2.8 TC VR S est officialisé dans sa version définitive. Il prend la relève, en monture Z cette fois, de l’AF-S Nikkor 120-300 mm f/2,8E FL ED SR VR lancé pour les reflex en janvier 2020. Le constructeur vise en priorité les professionnels du sport, avant les photographes animaliers, deux publics qui devraient apprécier l’argument central de cette optique.
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Un levier pour passer de 300 à 420 mm
La grande nouveauté de ce zoom tient dans son téléconvertisseur 1,4x intégré, une première sur un zoom à ouverture constante f/2,8 au moment de son annonce. Un levier verrouillable, placé sur le flanc du fût, fait basculer instantanément la plage de 120-300 mm f/2,8 à 168-420 mm f/4 sans quitter l’action des yeux. En activant le mode de recadrage DX d’un boîtier plein format, le photographe atteint même un angle de champ équivalent à celui d’un 630 mm. Nikon promet une qualité d’image comparable à celle d’une focale fixe, y compris téléconvertisseur enclenché. Une affirmation ambitieuse.

« Pouvoir passer instantanément de 120 à 420 mm avec un seul objectif et conserver une qualité d’image comparable à celle d’une focale fixe professionnelle, change la manière de travailler sur le terrain », résume Hicham Bou-oulaoun, responsable des produits chez Nikon France.
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Une formule optique bien plus complexe que celle du reflex
La construction aligne 30 lentilles en 24 groupes, dont 8 lentilles en 5 groupes réservées au téléconvertisseur, là où la version reflex se contentait de 25 lentilles en 19 groupes. On retrouve l’arsenal de la gamme S-Line, avec notamment des verres Super ED et SR ainsi que les traitements méso-amorphe et ARNEO destinés à contenir aberrations chromatiques et reflets parasites. Le diaphragme circulaire compte 9 lamelles et les filtres de 112 mm se vissent à l’avant, tandis que des filtres à insérer prennent place à l’arrière.

L’autofocus repose sur un système multigroupe animé par des moteurs Silky Swift VCM, épaulés par un nouvel algorithme de contrôle censé suivre les cadences de rafale les plus élevées. La stabilisation progresse nettement sur le papier, puisque Nikon annonce jusqu’à 6,5 stops de compensation avec le VR Synchro. Le prédécesseur reflex plafonnait à 4 stops. La mise au point minimale descend à 0,98 m à 120 mm et à 2 m à 300 mm, pour un rapport de reproduction maximal de 0,25x avec le téléconvertisseur, et un limiteur permet de restreindre la plage de 6 m à l’infini.
Plus léger que la version reflex reflex, pensé pour le bord de terrain
Avec environ 2 735 g téléconvertisseur compris, le zoom allège la balance de 515 g par rapport à son aîné à monture F, qui affichait 3,25 kg. Le zoom interne conserve une longueur constante de 353,5 mm pour un diamètre de 128 mm, de quoi se glisser, selon le constructeur, dans un bagage à main aux normes internationales. La construction résiste à la poussière et à l’humidité, la lentille frontale reçoit un traitement au fluor et le collier de pied est directement compatible avec les pinces Arca-Swiss à vis. La bague de réglage peut servir de bague de mise au point, et les commandes L-Fn comme la bague Fn sont personnalisables.

Prix et disponibilité
Le Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S sera disponible en France à partir du 12 novembre 2026 au prix public conseillé de 15 749 € TTC. Il est livré avec le pare-soleil, un étui une courroie.