Après des mois de polémique en ligne, l’affaire Emma Paris se prolonge en librairie. Son témoignage revient sur une relation mêlant incarcération, rupture et accusations réciproques.
Introduction
Connue sous le pseudonyme EmmaCakeCup, Emma Paris publie le 22 avril La source, une autobiographie coécrite avec la romancière Anne Akrich aux éditions Flammarion. Le livre revient sur une affaire largement médiatisée sur les réseaux sociaux : sa rupture avec Clara da Costa Bastos, incarcérée pour trafic de stupéfiants, après une infidélité en prison avec une autre détenue, suivie d’accusations et d’un conflit public.
Quels sont les faits à l’origine de l’affaire ?
La relation commence en 2023, après une rencontre sur les réseaux sociaux. En janvier 2025, Clara da Costa Bastos est interpellée au domicile d’Emma Paris dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants. Elle est placée en détention provisoire à la prison de Carquefou. Durant l’incarcération, Emma Paris maintient son soutien. Elle effectue de nombreux déplacements et finance les dépenses de sa compagne. Elle évalue ces aides entre « 35 [et] 40 000 euros » (citée par BFM).
À la sortie de détention de Clara da Costa Bastos, à l’été 2025, Emma Paris constate un changement de comportement. Elle découvre des échanges entre sa compagne et une ancienne codétenue, révélant une relation parallèle. Elle indique également avoir été désignée sous le terme de « la source », en référence à son rôle de soutien financier.
La rupture est suivie de prises de parole publiques. Emma Paris publie une vidéo détaillant les faits. Le contenu devient viral, générant plusieurs millions de vues et une forte circulation sur les réseaux sociaux.
Quelles suites judiciaires et médiatiques ?
À partir de début 2026, le conflit se prolonge en ligne. Emma Paris affirme avoir été visée par des insultes, des menaces et la diffusion d’informations personnelles. Elle dépose plainte. Selon ses déclarations, Clara da Costa Bastos a été reconnue coupable de cyberharcèlement, d’atteinte à la vie privée et de diffusion d’images sans consentement. Elle est condamnée à huit mois de prison avec sursis probatoire, assortis d’une interdiction de contact.
Dans ses prises de parole, Emma Paris qualifie la relation de violente sur le plan psychologique : « Ce que j’ai vécu, c’est grave et ce n’est pas drôle. » (BFM) Elle décrit un climat de contrôle et d’isolement : « J’étais mise sous une chape de plomb, je n’avais pas le droit de sortir. »
Que contient le livre ?
La source propose un récit organisé des faits, depuis la rencontre jusqu’aux développements judiciaires. L’ouvrage y associe des éléments de parcours personnel, notamment son environnement familial et sa trajectoire sur les réseaux sociaux. « Ma vie privée est devenue un spectacle public. Et j’en suis l’attraction principale », déclare-t-elle dans Libération.
Le texte met l’accent sur les mécanismes d’emprise et de dépendance. Emma Paris revient sur les signaux qu’elle affirme ne pas avoir perçus, ainsi que sur le déséquilibre financier de la relation. Elle écrit : « Clara est mon bad boy, mon mafieux, mon danger, mon précipice. »