Le comédien américain prête ses traits à ce personnage confronté à l’extinction annoncée du Soleil, dans une adaptation ambitieuse du roman d’Andy Weir.
Attendu comme l’un des grands rendez-vous de science-fiction de 2026,Projet Dernière Chance transpose à l’écran le best-seller d’Andy Weir. Porté par Ryan Gosling, le film arrive dans les salles françaises le 18 mars. Les premiers échos laissent entrevoir une œuvre d’envergure.
De quoi parle le film ?
Gosling incarne Ryland Grace, professeur de sciences devenu astronaute malgré lui. Il se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, et frappé d’amnésie. Peu à peu, ses souvenirs refont surface : le Soleil s’éteint progressivement sous l’effet d’un micro-organisme extraterrestre, l’Astrophage, et l’humanité est menacée d’extinction. Sa mission consiste à identifier l’origine du phénomène et à trouver un remède.

Le récit mêle isolement, enquête scientifique et rencontre avec une forme de vie venue d’un autre système stellaire, surnommée Rocky. Cette relation, centrale dans le roman, semble constituer l’un des piliers émotionnels du film.
Comment Rocky sera-t-il représenté à l’écran ?
Ingénieur extraterrestre lui aussi confronté à la menace, Rocky devient le partenaire scientifique de Ryland. Or, sa matérialisation à l’écran constitue l’un des défis les plus scrutés de l’adaptation.
Interprété par l’artiste de théâtre James Ortiz, le personnage devrait prendre forme grâce à un dispositif mêlant effets numériques et éléments physiques, afin de lui donner une consistance crédible. Son apparence non anthropomorphique et son mode de communication atypique posent un véritable défi. La mise en scène devra en restituer l’altérité sans l’atténuer.
Publié en mai 2021, Project Hail Mary est le troisième roman d’Andy Weir, déjà auteur de Seul sur Mars. L’ouvrage s’inscrit dans la tradition de la hard science-fiction : rigueur, résolution méthodique, tension fondée sur l’intelligence plutôt que sur le spectaculaire.
Le livre repose sur une construction alternant présent et flashbacks, permettant de reconstituer progressivement la genèse de la mission. Les premières images du film suggèrent que cette architecture est conservée, même si cette fragmentation pourrait être resserrée pour le rythme cinématographique.
Qui est derrière la caméra ?
La réalisation est confiée à Phil Lord et Christopher Miller, le duo à l’origine de la saga animée Spider-Verse. Le scénario est signé Drew Goddard, déjà nommé aux Oscars pour l’adaptation de Seul sur Mars. Le casting réunit Sandra Hüller, Ken Leung, Milana Vayntrub et Lionel Boyce.

Aux États-Unis, des projections presse ont précédé la sortie. The Hollywood Reporter évoque des réactions très positives, certains observateurs suggérant qu’un classique du genre pourrait être né.