Des riffs incendiaires du hard rock aux synthés flamboyants de la pop, des hymnes new wave aux brûlots glam metal, les années 80 ont érigé la démesure en art majeur. De « Back in Black » à « Purple Rain », en passant par « Thriller » ou « Like A Virgin », certains albums sont tout simplement incontournables pour bâtir (ou compléter) une collection vinyle digne de ce nom. Voici 15 disques essentiels des eighties à (re)mettre sur platine dès à présent.
Entre l’élégance sophistiquée de David Bowie, la précision pop de Michael Jackson, l’audace visionnaire de Prince ou la tension sombre de The Cure, cette sélection capture l’explosion créative d’une décennie sans compromis. Des albums cultes, taillés pour le microsillon, qui retrouvent toute leur ampleur dès que l’aiguille se pose sur le vinyle.
AC/DC – Back In Black (1980)
Avec Back In Black, AC/DC renaît après la mort de Bon Scott et l’arrivée de Brian Johnson. Le groupe australien déploie un hard rock sec et puissant, des cloches de Hells Bells au riff implacable du morceau-titre. Chaque son frappe avec précision et énergie, faisant de cet opus un incontournable sur vinyle.
Michael Jackson – Thriller (1982)
Produit par Quincy Jones, Thriller est le disque qui a redéfini la pop mondiale. Michael Jackson enchaîne les tubes, de Billie Jean à Beat It, avec une précision et une inventivité qui se révèlent pleinement sur microsillon. Une œuvre essentielle pour comprendre l’impact culturel des années 80.
David Bowie – Let’s Dance (1983)
Pour Let’s Dance, David Bowie s’associe à Nile Rodgers et adopte un registre funk lumineux. Modern Love et China Girl captivent par leur énergie et leur groove dansant, confirmant la capacité du chanteur à séduire de nouveaux publics sans perdre son style unique.
The Police – Synchronicity (1983)
Dernieralbum du trio The Police, Synchronicity combine mélodies sophistiquées et tension subtile. Every Breath You Take domine, mais les nuances reggae et jazz des morceaux secondaires soulignent la finesse d’un groupe au sommet de son art avant la séparation.
Madonna – Like A Virgin (1984)
Avec Nile Rodgers à la production, Madonna impose un son pop efficace et irrésistible. Like A Virgin incarne à merveille l’énergie dance des années 80, tout en restant calibré pour les radios et les clubs. Un disque à succès qui propulse l’artiste au rang d’icône mondiale.
Prince – Purple Rain (1984)
Bande originale du film éponyme, Purple Rain montre Prince à l’apogée de son génie créatif. Entre la tension de When Doves Cry et le solo final, l’album fusionne rock, funk et pop avec une virtuosité flamboyante, incontournable sur toute platine.
Dire Straits – Brothers In Arms (1985)
Référence en matière de production, Brothers In Arms des Dire Straits allie clarté et puissance sonore. Le riff de Money for Nothing et l’élégance feutrée de Your Latest Trick démontrent la maîtrise technique du groupe, parfaite pour un pressage vinyle de qualité.
Kate Bush – Hounds of Love (1985)
Audacieux et inventif, Hounds Of Love divise sa structure entre tubes synthétiques et fresque conceptuelle. Running Up That Hill domine la face A, tandis que la face B développe une narration onirique, confirmant Kate Bush comme une chanteuse visionnaire et intemporelle.
Tears For Fears – Songs From The Big Chair (1985)
Avec Songs From The Big Chair, Tears For Fears élève la pop à un niveau orchestral. Shout et Everybody Wants to Rule the World combinent intelligence mélodique et puissance fédératrice : un mélange parfait pour remplir l’espace sonore d’une platine vinyle.
The Smiths – The Queen Is Dead (1986)
Apogée de la collaboration entre Morrissey et Johnny Marr, The Queen Is Dead (The Smiths) capture le rock indépendant britannique dans toute sa singularité. De l’énergie d’ouverture à la poésie suspendue de There Is a Light That Never Goes Out, chaque piste est un bijou de mélodie et de texte.
U2 – The Joshua Tree (1987)
Inspiré par les paysages américains, The Joshua Tree transforme U2 en géants du rock mondial. Les guitares en écho de The Edge soutiennent des classiques tels que With or Without You et Where the Streets Have No Name, pour un voyage sonore et spirituel incontournable.
Depeche Mode – Music For The Masses (1987)
Avec Music For The Masses, Depeche Mode transpose l’electro-pop dans l’arène des stades. Never Let Me Down Again et Strangelove mêlent puissance industrielle et mélodies synthétiques, offrant une véritable expérience immersive sur vinyle.
Guns N’ Roses – Appetite For Destruction (1987)
Rage sauvage du Sunset Strip de Los Angeles, Appetite For Destruction (Guns N’ Roses) est l’album de tous les dangers, porté par la voix de Axl Rose et le toucher de Slash. De Welcome to the Jungle à Sweet Child O’ Mine, c’est le disque de rock le plus incendiaire de la fin des eighties.
The Cure – Disintegration (1989)
Chef-d’œuvre gothique et mélancolique, Disintegration enveloppe l’auditeur dans ses nappes de synthés et ses basses profondes. Lovesong et Lullaby offrent des points d’ancrage dans un océan de tension émotionnelle, rendant l’opus des Cure hypnotique et indémodable.
The Pixies – Doolittle (1989)
À l’aube des années 90, Doolittle (The Pixies) impose la dynamique « calme/tempête » qui inspirera le rock alternatif. Les ruptures de ton de Debaser et Hey, entre punk, pop et étrangeté surréaliste, en font un jalon incontournable pour toute collection.