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« Station To Station » : la réédition qui affole les fans de Bowie

02 janvier 2026
Par Lucile B.
« Station To Station » : la réédition qui affole les fans de Bowie
©www.davidbowie.com

Alors que le monde de la musique s’apprête à commémorer les dix ans de la disparition de David Bowie, l’un de ses chefs-d’œuvre les plus énigmatiques refait surface. Cinquante ans après sa sortie initiale, « Station to Station » s’offre une réédition événement pour célébrer son demi-siècle d’existence.

Véritable pont entre musique américaine et expérimentations froides berlinoises, cet opus de 1976 revient dans les bacs. Picture Disc soigné ou vinyle exclusif : retour sur l’album qui a vu naître le Thin White Duke (Maigre Duc Blanc) et qui demeure, un demi-siècle plus tard, une pièce maîtresse pour tout collectionneur.

Le chaos de Los Angeles et la naissance du Duc

Pour comprendre l’importance de cette réédition de Station to Station, il faut se replonger dans le contexte de 1976. David Bowie vit alors à Los Angeles, plongé dans une période que l’histoire du rock qualifie souvent de ténèbres créatives. Un moment d’excès, voire de chaos, qui paradoxalement permettra au chanteur britannique de façonner l’un de ses personnages les plus iconiques : le Thin White Duke.

Contrairement à l’extravagance colorée de Ziggy Stardust, le Duc est un aristocrate glacial, vêtu de noir et blanc, chantant avec une intensité désespérée. Bowie confiera plus tard ne garder presque aucun souvenir de l’enregistrement de l’album. Pourtant, ce dernier fait preuve d’une maîtrise technique et artistique absolue qui continue de marquer toute une génération.

Un album de transition magistral

Musicalement, Station to Station est l’album de la métamorphose. Il ne ressemble à rien d’autre dans la discographie de l’artiste. Bowie sort tout juste de sa période Young Americans (1975), et son regard se tourne vers l’Europe et les sons électroniques de groupes allemands.

L’album ne contient que six titres, mais quels titres ! La face A s’ouvre sur le morceau Station to Station, une épopée de dix minutes qui débute par un bruit de train simulé avant de glisser vers un groove hypnotique. Dans la foulée, Golden Years et son riff imparable gardent un pied dans le funk avant de laisser place au délicat et bien trop méconnu Word on a Wing. Stay et TVC 15, quant à eux, viennent démontrer l’excellence des musiciens entourant le Britannique. Enfin, l’opus se clôt sur Wild Is the Wind, une reprise que beaucoup considèrent aujourd’hui comme l’une des plus grandes performances vocales de Bowie.

En somme, Station to Station est un disque court, mais dense, qui prépare le terrain pour la célèbre Trilogie Berlinoise : Low (1977), « Heroes » (1977), Lodger (1979).

Une édition 50ème anniversaire taillée pour les collectionneurs

Pour célébrer ce cinquantenaire (1976-2026), une réédition (disponible le 23 janvier 2026), déclinée en deux objets collectors, a été pensée pour sublimer l’esthétique minimaliste de l’œuvre originale.

Plus concrètement, les puristes du son se tourneront vers le vinyle en édition limitée, bénéficiant d’un pressage half-speed master, réalisé spécifiquement pour cet anniversaire et garantissant une fidélité audio optimale.

De leur côté, les fétichistes de l’objet préféreront sans doute le Picture Disc, tiré du même master, qui s’accompagne d’une reproduction exclusive du poster promotionnel d’époque, véritable madeleine de Proust pour les fans de la première heure.

Alors que vous souhaitiez redécouvrir la transition funk-rock froide de Bowie ou compléter votre collection à l’approche de l’hommage mondial qui lui sera rendu en janvier, Station to Station reste un arrêt obligatoire.

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Article rédigé par
Lucile B.
Lucile B.
Rédactrice fnac.com
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