Sélection

Saint-Valentin : les films 100% love

09 septembre 2022
Par Clément D.
Saint-Valentin : les films 100% love

Et voilà déjà Valentin qui vous attend au tournant, un sourire en coin, curieux de vous voir souquer, tel un vaillant galérien, pour trouver les mots justes à déclamer à votre moitié, le 14 février. Mais n’est pas Cyrano qui veut ! Une solution ? Trouver des films qui parlent pour vous, qu’ils soient drôles à pleurer ou tristes à mourir, attendrissants ou enflammés. On vous en a sélectionné un petit échantillon, histoire que vous trouviez chaussure à votre pied…

Le plus évident…

Valentine’s Day, Garry Marshall (2010) 

Valentine-s-DayRien que le nom devrait vous mettre sur la piste. Si on devait chosir un film pour passer une belle soirée avec votre moitié, on vous conseille tout d’abord Valentine’s Day de Garry Marshall. L’histoire entrecroisée d’une ribambelle de personnages et leurs pérégrinations sentimentales sur la journée fatidique du 14 février. Gros film choral, Valentine’s Day réunit un casting 5 étoiles. Vous êtes prêts ? à l’appel, nous avons… Jessica Alba, Patrick Dempsey, Kathy Bates, Bradley Cooper, Jamie Foxx, Anne Hathaway, Julia Roberts… Rien que ça !  Valentine’s Day vaut le détour, et saura toucher votre petit cœur d’artichaut. 

Le plus « forever »… 

Coup de foudre à Notting Hill, Roger Michell (1999)

Coup de foudre à Notting Hill

Pour le plaisir d’y retrouver la plume tendre et ensoleillée de Richard Curtis et la coiffure follement volumineuse de Hugh Grant, les deux hommes n’allant plus l’un sans l’autre, tel un pygmalion et son modèle. Pour le (sou)rire inoubliable d’une Julia Roberts décidément très pretty. Pour cette histoire de rencontre improbable entre une star hollywoodienne et un simple libraire… Improbable, certes, mais à laquelle pourtant on croit dur comme fer dans Coup de foudre à Nothing Hill, pris par l’énergie contagieuse de la célèbre Portobello Road, cœur battant de Notting Hill, quartier pittoresque de l’ouest londonien.

Le plus british…

Love Actually, de Richard Curtis (2003)

Love ActuallyPour… Richard Curtis, encore, qui, après ses deux expériences romantiques en tant que scénariste (auxquelles il faut ajouter Le Journal de Bridget Jones, en 2001) se décide enfin à dérouler sa propre romance dans Love Actually. Il y dresse ce merveilleux portrait d’un amour dans tous ses états. Pour la virtuosité de ce récit choral très enlevé, à la fois drôle et émouvant, il entremêle pas moins de dix fils narratifs différents et une distribution terriblement smart : Hugh Grant (tiens donc, étonnant !), Alan Rickman, Bill Nighy, Emma Thompson, Colin Firth, Laura Linney, Keira Knightley, Liam Neeson… Enfin, pour la maestria avec laquelle Curtis a su avec ce film s’imposer définitivement comme l’un des messagers d’Eros les plus séduisants du septième art.

Le plus magnifique… 

Sur la route de Madison, de Clint Eastwood (1995)

sur la route de madison

Pour ces quatre jours d’amour impossible entre deux cœurs égarés. Pour la passion élégante entre cette fermière de l’Iowa et ce photographe de passage. Pour la tendresse et l’émotion à fleur de peau qui émanent de chaque séquence. Pour Meryl Streep qui, après Robert Redford dans Out of Africa de Sydney Pollack, retrouve auprès de Clint Eastwood cette même harmonie, seule capable de transcender le mélodrame et lui éviter ainsi l’écueil de la mièvrerie. Et pour le grand Clint qui a réalisé avec ce film l’une des plus belles déclarations d’amour du cinéma, prenant le temps de saisir toute l’intensité du moindre souffle échangé entre les deux amants. Sur la route de Madison, du grand art !

Le plus Ryan…

N’oublie jamais, de Nick Cassavetes (2004)

N’oublie jamaisPour ce grand cri d’amour poussé par Nick Cassavetes (fils de John Cassavetes et Gena Rowlands), autre et déchirante variation autour du thème de l’amour impossible entre deux êtres que tout sépare : le temps, les préjugés, la maladie. Pour la carte du tout-romanesque jouée par le cinéaste, parfois à l’excès mais toujours de façon assumée. Pour son duo de comédiens 100 % canadien, Rachel McAdams et Ryan Gosling. Pour Sam Shepard, en père magnifique, et pour Gena, bien sûr, qui, pour la troisième fois, continue d’accompagner dans N’oublie jamais son fiston dans ses pérégrinations de réalisateur, inondant le film de son talent et de sa classe. 

Le plus nostalgique…

La Boum et la Boum 2, de Claude Pinoteau (1980, 1982)

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Les deux films qui ont révélé la jeune Sophie Marceau réunis dans un coffret. La Boum et sa suite sont ceux qui ont marqué une génération d’adolescents. Comme la jeune Vic, ils s’émancipent des codes de leurs parents (joués de manière très touchante par le regrétté Claude Brasseur et Brigitte Fossey), et prennent leur indépendance. Sa musique culte (dreeeaaaammm…), l’ambiance très nostalgique qui s’en dégage, couplée à des sujets larges et toujours d’actualité pour des millions de familles… tout cela fait un film qu’il ne faut pas hésiter à voir et revoir, même 40 ans après sa sortie. Un portrait d’une famille typique de l’époque et des histoires d’amour à tous les niveaux : le flirt adolescent comme les histoires des adultes.

Le deuxième plus magnifique…

Le Docteur Jivago, de David Lean (1966)

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Pour l’aura légendaire qui continue de couronner ce mélodrame historique italo-américain réalisé par David Lean en 1965 et adapté du roman éponyme de Boris Pasternak. Pour Omar Sharif qui, après les tempêtes du désert de Lawrence d’Arabie (de David Lean, également), se retrouve ici dans Le Docteur Jivago emporté dans les affres de la révolution d’Octobre, en Russie. Pour Alec Guinness, autre fidèle de Lean, avant qu’il n’aille emprunter les voies impénétrables de l’ordre Jedi sous les traits d’Obi-wan Kenobi dans l’épisode IV de Star Wars. Pour l’ampleur épique du récit (près de trois heures et demie !) et la finesse psychologique des personnages. Pour la splendeur des décors, des costumes et de la musique de Maurice Jarre. 

Le plus moustache de Clark Gable…

Autant en emporte le vent, de Victor Fleming (1950)

autant en emporte le vent

Pour son histoire d’amour, considérée par bien des cinéphiles comme la plus grande de toute l’histoire du septième art. Pour son titre – à vie ? – de plus gros succès du box-office mondial (inflation prise en compte) devant Avatar, Star Wars IV et Titanic. Pour la fascination que continue de susciter cette grande fresque historique qu’est Autant en emporte le vent, fleuron du cinéma mondial. Pour ce face à face passionnel sur fond de guerre de Sécession entre la fière et obstinée Scarlett O’Hara et le très cynique Rhett Butler. Pour le charisme souverain de leurs deux interprètes, Vivien Leigh et Clark Gable. Pour le choix du producteur David O. Selznick de filmer en Technicolor, rendant ainsi à la photographie du film tout son éclat. Et pour l’artiste Hattie McDaniel qui, en pleine tourmente ségrégationniste, fut la première artiste noire à recevoir l’Oscar du Meilleur second rôle féminin pour son rôle de Mamma.

Le plus courageux…

Rafiki de Wanuri Kahiu (2018)

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Oser un film lesbien dans un pays qui l’interdit, il fallait le faire. Et effectivement, Rafiki eut beaucoup de mal à sortir au Kenya et à l’international. Pourtant, l’histoire de Kena et Ziki, deux lycéennes qui prennent tous les risques pour vivre leur romance, émeut, emporte, révolte aussi face à l’intolérance. Un pari risqué mais réussi par son mélange de romance et de drama politique. Rafiki est un témoignage aussi brave que magnifique artistiquement, mené par la sensibilité de sa réalisatrice Wanuri Kahiu.

Le plus hilarant…

L’Impossible Monsieur Bébé, réalisé par Howard Hawks (1938)

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Attachez vos ceintures, L’Impossible Monsieur Bébé, classique de la « screwball comedy », demeure l’un des films les plus rapides et délirants jamais produits. Lorsqu’un paléontologue mal fiancé (Cary Grant) rencontre une exubérante aventurière en compagnie d’un léopard (Katharine Hepburn), son quotidien vole en éclats. Le voilà pris dans une tornade furieuse de péripéties absurdes et une romance explosive avec sa partenaire hors de contrôle. On ressort de L’Impossible Monsieur Bébé le cœur en fête et les zygomatiques épuisés.

Le plus lumineux…

Love, Simon, réalisé par Greg Berlanti (2018)

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Dans Love, Simon, Simon Spier (Nick Robinson) a 17 ans, il est dans le placard et ne sait pas comment se déclarer à un autre camarade de classe gay qu’il ne connaît qu’en ligne. Lorsque ses mails tombent entre les mains d’un maître-chanteur, Simon doit trouver un moyen d’éviter d’être outé tout en cherchant son élu. Romance ado moderne et colorée, impulsée par le ton joyeux typique de Greg Berlanti, Love, Simon a fait l’Histoire (première romance gay ado à Hollywood). Mais le film est aussi une euphorisante comédie romantique lumineuse et drôle. Son succès a donné lieu au spin-off sériel Love, Victor.

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Article rédigé par
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