Sony réédite le casque livré en 1979 avec son premier baladeur cassette. Il garde son allure d’origine mais troque le mini-jack contre l’USB-C, et une version Stranger Things l’accompagne.
Introduction
Sony a dévoilé le MDR-3R, un casque filaire directement inspiré du MDR-3. Ce dernier accompagnait en 1979 le TPS-L2, le baladeur cassette qui inaugurait la lignée Walkman. Le modèle s’appelait alors MDR-3L2. Il se reconnaissait à son arceau en plastique gris, qu’on allongeait grâce à des coulisses métalliques, et à ses petits coussinets ronds de couleur orange. Plus de quatre décennies plus tard, le constructeur japonais remet cette silhouette en circulation, avec quelques concessions à l’époque actuelle.

Sony ne fait pas mystère de ses intentions. Le constructeur explique que le MDR-3R « a été repensé pour les usages modernes, tout en préservant la valeur d’une expérience que le MDR-3 d’origine avait contribué à populariser, celle d’emporter librement sa musique avec soi dans le monde ». Le programme est donc posé, avec un pied dans la nostalgie et l’autre dans la prise USB-C de votre smartphone.

Une silhouette d’époque, une connectique d’aujourd’hui Sur le plan esthétique, Sony s’est contenté de reprendre le dessin d’origine. On retrouve un arceau flexible et réglable, ainsi que des aérations acoustiques visibles sur l’extérieur des coques. L’ensemble ne pèse que 38 g, ce qui le place dans la catégorie des casques qu’on oublie sur la tête. Le souci du détail va jusqu’à la boîte. Deux paires de coussinets, une orange et une bleue, sont fournies, et l’emballage comme le manuel d’utilisation reprennent ceux de 1979.
Le changement le plus visible se trouve au bout du câble. Le mini-jack 3,5 mm de l’ancêtre cède la place à un connecteur USB-C, de quoi brancher le casque directement sur un smartphone, une tablette ou un ordinateur. Notez que le MDR-3R ne propose aucune connectivité sans fil, et que son câble reste solidaire des écouteurs. Aucun câble mini-jack optionnel ne semble par ailleurs prévu. Dommage pour ceux qui auraient voulu le brancher sur un vieux baladeur ou une chaîne hi-fi.

Autre nouveauté absente du modèle de 1979, une télécommande intégrée au câble permet de lancer ou de mettre en pause la lecture, de changer de piste et de régler le volume. Elle embarque aussi un microphone pour passer des appels. Faute de réduction de bruit, ce micro ne devrait toutefois pas être le compagnon idéal pour téléphoner dans la rue ou dans les transports.
Les mêmes transducteurs qu’en 1979
Côté son, Sony a choisi la continuité. Le MDR-3R conserve des transducteurs de 23 mm, comme le MDR-3, et le constructeur assure que ce choix vise à restituer un son proche de celui de l’original. Nous n’avons pas encore pu le vérifier par nous-mêmes.
La forme du casque laisse en revanche peu de place au doute sur un point. Il s’agit d’un modèle supra-auriculaire, posé sur l’oreille, avec de petites coques et de fins coussinets en mousse. Sans surprise, il ne faut pas compter sur lui pour vous isoler du bruit ambiant.

Une édition Stranger Things pour les fans de Max
Sony décline aussi son casque en édition Stranger Things. Celle-ci se distingue par un logo de la série Netflix apposé sur l’arceau et par des coussinets noirs et rouges, le modèle standard conservant ses coussinets bleus et orange. Pour le reste, les deux versions sont identiques. Le clin d’œil a sa logique, puisque Max, l’un des personnages de la série, apparaît à plusieurs reprises avec le duo formé par le Walkman TPS-L2 et le casque MDR-3.

Un objet de nostalgie plus qu’un rival du Bluetooth
Avouons-le, sur le seul terrain de la performance, le MDR-3R part sans doute avec un handicap. À tarif équivalent, des marques comme Xiaomi ou CMF proposent des casques Bluetooth nettement plus aboutis. Le modèle de Sony s’adresse d’abord aux amateurs de néo-rétro et aux nostalgiques, comme un accessoire de mode autant qu’un outil d’écoute.
Il arrive en tout cas au bon moment. Machines à écrire numériques, boomboxes, lecteurs de cassettes, appareils photo instantanés ou téléphones à clapet, le rétro et le filaire ont le vent en poupe. Le contraste avec le Walkman d’aujourd’hui n’en est que plus frappant. La gamme actuelle de Sony se compose en effet de lecteurs multimédias sous Android à écran tactile, soit des baladeurs numériques facturés 5 000 € ! Un tarif évidemment conséquent, mais qui s’explique en bonne partie par des composants plaqués or.
Le MDR-3R sera proposé courant novembre, au prix de 69,99 €, l’édition Stranger Things étant vendue pour sa part à 79,99 €.
