Article

Les purificateurs d’air, des compagnons pour le printemps (et tout le reste de l’année)

11 avril 2022
Le Purifier Formaldéhyde de Dyson.
Le Purifier Formaldéhyde de Dyson. ©Dyson

Les purificateurs d’air sont particulièrement prisés au printemps, réputé pour être la saison des allergies. Toutefois, ils filtrent bien plus que les pollens et peuvent ainsi rendre service toute l’année pour assainir l’air que nous respirons dans nos logements. Que filtrent-ils ? Comment ? Et quel budget prévoir pour s’offrir un modèle performant ? L’Éclaireur vous dit tout.

Si les allergies engendrent des irritations des yeux, du nez, de la peau, font éternuer, couler le nez, provoquent des gênes respiratoires, elles ne sont pas forcément dues au pollen. En outre, le pollen est loin d’être la seule source d’inconfort et de pollution présente dans nos intérieurs. D’où l’utilité des purificateurs d’air toute l’année et pour tous les publics – adultes et enfants, souffrant d’allergies ou non.

À chaque filtre sa mission

Le principe du purificateur d’air consiste à aspirer l’air présent dans une pièce, le « dépolluer » puis le rejeter purifié. Pour cela, l’air passe par différents filtres : d’abord un préfiltre qui retient les poussières épaisses, les cheveux, poils d’animaux, etc. Puis un filtre à charbon actif pour filtrer les gaz et odeurs, et enfin un filtre HEPA qui retient les particules les plus fines, invisibles à l’œil nu. Sur certains purificateurs, filtre HEPA et filtre à charbon actif sont fusionnés en un seul.

À noter que certains modèles exploitent aussi d’autres technologies comme l’ionisation (qui consiste à produire des ions négatifs pour alourdir les particules en suspension) ou la photocatalyse (qui vise à détruire les polluants par une réaction chimique).

Que filtrent les purificateurs d’air ?

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il y a beaucoup de substances à filtrer dans nos intérieurs, dont l’air peut être 5 à 10 fois plus pollué qu’à l’extérieur. D’ailleurs, certaines activités du quotidien sont sources de pollution sans même qu’on le soupçonne, comme faire le ménage, cuisiner ou bricoler.

©Sharp

Naturellement, l’air de nos logements contient des pollens ou des particules provenant du dehors. Mais certaines substances polluantes sont spécifiques à l’air intérieur. Parmi celles justement capturées par les purificateurs d’air, on peut citer : la poussière, les pollens, les acariens, les moisissures, les particules en suspension, dont les fameuses PM2.5 (d’un diamètre inférieur à 2,5 microns, sachant que toutes celles inférieures à 10 microns sont potentiellement dangereuses, selon l’OMS). Grâce au filtre à charbon actif, les purificateurs capturent également les odeurs et les gaz, notamment les COV (composés organiques volatils). Le plus célèbre d’entre eux est le formaldéhyde, particulièrement présent dans nos foyers. Il provient des matériaux de construction, de l’ameublement et des objets de décoration, des colles, peintures et vernis ainsi que de nombreux produits d’entretien.

Enfin, les purificateurs d’air sont supposés capturer les microbes, virus et bactéries, mais tous les fabricants ne s’engagent pas sur leur efficacité en la matière. Certains ont tout de même fait tester l’efficacité de leurs appareils par des laboratoires indépendants. Par exemple, Sharp a fait certifier l’efficacité de sa technologie de purification Plasmacluster sur le coronavirus. Pour sa part, Beko garantit que son purificateur HygieneShield élimine 99,9 % des bactéries et virus (tests réalisés par Airmid). Nous pouvons encore citer en exemple Rowenta, dont certaines références comme le Pure Air Genius filtrent « jusqu’à 99,9 % des particules en suspension dans l’air aussi petites que des virus ».

Le Rowenta Pure Air Genius.©Rowenta

Quant à l’efficacité sur les allergènes et particules fines, selon les modèles et surtout les filtres utilisés, les purificateurs d’air en filtrent généralement plus de 99 %, parfois jusqu’aux plus fines (jusqu’à 0,1 micron).

Filtration ciblée

Il faut savoir que, selon les intérieurs, les saisons et les besoins particuliers des utilisateurs, certains fabricants promettent de cibler les polluants. Par exemple, Rowenta a développé un filtre spécifique, Nanocaptur, qui détruit le formaldéhyde pour garantir qu’il n’est pas relâché dans l’air. Avec sa gamme Purifier Formaldéhyde, Dyson se propose de détecter le formaldéhyde parmi d’autres substances, de le filtrer puis de le détruire. Certaines marques, comme Electrolux avec son Pure A9, donnent la possibilité à l’utilisateur de choisir des filtres spécifiques, automatiquement reconnus par l’appareil, qui ciblent plus particulièrement les particules fines, les odeurs ou les pollens par exemple.

Le Purifier Formaldéhyde de Dyson.©Dyson

Quel budget prévoir ?

Il existe des purificateurs à tous les prix, à partir d’environ 150 € jusqu’à près de 1 000 €. Le tarif dépend naturellement des technologies embarquées, mais aussi de la surface traitée et du débit d’air (qui a une incidence sur la rapidité de la filtration) – des caractéristiques à prendre en compte absolument. Choisir un petit modèle prévu pour purifier une chambre de 15 m2 pour l’installer dans un grand séjour de 30 m2 serait inefficace.

Certaines options ont également des répercussions sur le prix, par exemple la présence de capteurs qui servent à piloter un mode automatique afin que le purificateur adapte lui-même sa vitesse de fonctionnement à la pollution ambiante (une fonction selon nous indispensable). De nombreux modèles sont également connectés. Enfin, certains cumulent d’autres fonctions à leur rôle de purificateur : humidificateur, déshumidificateur, ventilateur, chauffage…

Nous vous recommandons vivement de faire le point sur vos besoins en matière de surface à traiter, de fonctionnalités, mais aussi d’emplacement et d’esthétique, car ces appareils peuvent parfois être encombrants et pas toujours très décoratifs. Pensez aussi à vérifier le prix des filtres (qui peuvent coûter cher, jusqu’à près de 100 euros) et la fréquence à laquelle il est recommandé de les changer.

À lire aussi

Article rédigé par
Alexandra Bellamy
Alexandra Bellamy
Journaliste
Pour aller plus loin