Longtemps considéré comme un sommet du manga, Steel Ball Run arrive enfin en anime. Une relecture audacieuse qui pourrait redéfinir l’expérience JoJo à l’écran.
La saga JoJo change de cap. Avec Steel Ball Run, Netflix offre une nouvelle adaptation de l’œuvre de Hirohiko Araki, mise en ligne ce 19 mars. Cette première saison, composée de 12 épisodes d’environ 25 minutes (dont un épisode inaugural plus long), adapte la septième partie du manga et amorce un tournant : celui d’un univers alternatif, entièrement détaché des arcs précédents.
De quoi ça parle ?
Direction les États-Unis, en 1890. Une course hippique d’une ampleur inédite traverse le continent sur plus de 6 000 kilomètres. Derrière cette compétition spectaculaire se dessine un récit trouble, où s’entremêlent ambitions, luttes d’influence et phénomènes étranges.
Johnny Joestar, ancien jockey prodige devenu paraplégique, croise la route de Gyro Zeppeli, cavalier maîtrisant une technique appelée le Spin. Fasciné par ce pouvoir qui semble lui redonner espoir, Johnny s’engage dans la course. Leur alliance forme le socle du récit.

Autour de ce duo gravitent plusieurs figures : Diego Brando, concurrent redoutable, et Lucy Steel, liée à l’organisation de la course. À mesure que la traversée progresse, la compétition devient le théâtre d’affrontements aux dimensions politiques et surnaturelles. Fidèle à l’ADN de la franchise, Steel Ball Run mobilise des capacités singulières, héritières des célèbres « Stands », tout en introduisant de nouvelles mécaniques.
Pourquoi cet arc marque-t-il un tournant ?
Publié entre 2004 et 2011, Steel Ball Run est souvent considéré comme un renouveau au sein du manga. En abandonnant la continuité initiale, Araki propose une relecture de son univers tout en conservant ses motifs fondamentaux. Cette approche se retrouve dans l’anime produit par David Production.

La réalisation est confiée à Yasuhiro Kimura et Hideya Takahashi, déjà impliqués dans la franchise, avec une supervision de Toshiyuki Kato. Le scénario est signé Yasuko Kobayashi, figure de l’écriture de JoJo depuis ses débuts animés. La direction artistique conserve l’identité visuelle de la série, tout en l’adaptant à un décor inédit, inspiré du western.