Avec De Vinci, Raphaël, Michel-Ange – Renaissance, L’Atelier des Lumières inaugure un nouveau chapitre de son histoire, marquant une évolution majeure qui l’oriente plus que jamais vers l’art du spectacle.
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Hier encore, nous parlions de projections immersives à 360° pour qualifier les expositions de L’Atelier des Lumières. Aujourd’hui, le mot « spectacle » conviendrait davantage, car l’ancienne fonderie du Chemin-Vert s’enrichit de nouvelles installations scénographiques (faisceaux lumineux, lasers et fumée lourde), et surtout d’une narration qui raconte l’une des périodes les plus fondatrices de l’histoire de l’art.
Documenté, mais romancé, le texte a été rédigé avec le concours de l’historien de l’art Florian Métral et prend vie grâce à la voix de Féodor Atkine. Le comédien incarne ici le peintre, architecte et écrivain toscan Giorgio Vasari (1511-1574), témoin essentiel de ce mouvement, et auteur du texte fondateur, Les vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes (1550).

« C’est la première fois que nous intégrons de la narration, du début à la fin, explique Jean-Baptiste Hardoin, directeur de création de L’Atelier des Lumières. Nous souhaitions avoir un fil rouge narratif qui permette au visiteur de se plonger pleinement dans l’histoire. Personnage réel, Giorgio Vasari apparaît comme un passeur, et je suis convaincu que cette dimension pédagogique contribue à susciter des émotions, car, pour moi, comprendre, c’est aussi ressentir. »
Ainsi, la voix de l’artiste nous guide en Toscane, à Florence, berceau de la Renaissance, et nous emmène à la rencontre de trois de ses maîtres emblématiques : De Vinci, Raphaël et Michel-Ange. « Le récit nous permet de donner à voir ces génies, considérés par le public comme des dieux intouchables, de façon un peu plus humaine. Pour ce faire, nous nous sommes basés sur ce fameux texte de Giorgio Vasari. Il y raconte le quotidien des peintres de la Renaissance. Je trouvais intéressant de les replacer dans le contexte de leur époque et de donner quelques clés de compréhension », complète Jean-Baptiste Hardoin.
Une nouvelle écriture narrative et immersive
Ainsi, L’Atelier des Lumières se renouvelle et propose une nouvelle écriture immersive avec les médiums dont il dispose désormais : « La lumière, la musique, la voix, le récit, mais aussi la projection, évidemment, le laser et tous les autres effets. On pourrait ajouter de l’interactivité ou des dispositifs sensoriels et olfactifs ; il n’y en a pas pour le moment, mais cela fait partie des pistes que nous explorons et qui feront partie de l’évolution de ce format. »

Pour l’heure, et en complément des outils digitaux, L’Atelier des Lumières se dote pour la première fois d’effets atmosphériques physiques, comme des faisceaux de lumière et des lasers qui renforcent la tridimensionnalité, mais aussi des fumées lourdes au sol qui permettent par exemple de prolonger les nuages d’une toile dans l’espace et ainsi de les rendre palpables.
La peinture et la sculpture sous des angles inédits
De La Joconde à La Cène, en passant par La Dame à l’hermine, cette création ne fait l’impasse sur aucune œuvre emblématique de la Renaissance et présente même, au plafond, sur une toile tendue pour l’occasion, celui de la chapelle Sixtine : le clou du spectacle, qui par ailleurs s’ouvre sur Berghain, le tube en vogue de Rosalía.

Mais, pour raconter la Renaissance, Jean-Baptiste Hardoin ne pouvait pas faire abstraction de la sculpture, notamment celles de Michel-Ange et son célèbre David. Pour l’inclure dans son programme, il a fait appel à des jumeaux numériques : « Nous avons pu intégrer au programme la bibliothèque laurentienne de Michel-Ange, car, pour les sculptures et les éléments architecturaux, nous avons eu la chance d’avoir accès à un corpus de scans de haute définition. Ils nous ont permis de travailler sur des modèles 3D des œuvres, sur lesquels nous avons pu créer des mouvements et des éclairages. Ainsi, nous les montrons sous des angles inhabituels, auxquels ont généralement seulement accès les conservateurs ou historiens de l’art. »
Le spectacle dévoile alors La Pietà de Michel-Ange, exposée à la basilique Saint-Pierre de Rome, au Vatican, vue de dessus, offrant ainsi la possibilité de la découvrir sous un nouveau jour : tout l’intérêt de ce genre d’exposition immersive.

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