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Love & Death : faut-il voir la série sur Netflix ?

13 mars 2026
Par Louise Lepense
“Love & Death” est disponible sur HBO Max et Netflix.
“Love & Death” est disponible sur HBO Max et Netflix. ©HBO Max

L’arrivée de la mini-série offre l’occasion de redécouvrir cette fiction inspirée d’une affaire criminelle célèbre et de revenir sur son accueil critique.

Mini-série portée par Elizabeth Olsen, Love & Death revisite un fait divers qui a profondément marqué l’opinion publique américaine dans les années 1980. Diffusée pour la première fois sur HBO Max en 2023, cette fiction inspirée de l’affaire Candy Montgomery arrive sur Netflix le 14 mars. L’occasion de se pencher sur les critiques qui avaient accompagné sa sortie et d’évaluer ce que vaut vraiment ce true crime télévisé.

Quelle histoire vraie se cache derrière la série ?

Texas, 1980. Candy Montgomery, mère de famille intégrée à une communauté religieuse, entame une liaison avec Allan Gore, mari de son amie Betty. Lorsque cette dernière est retrouvée morte après une confrontation avec Candy, l’affaire prend une ampleur nationale et donne lieu à un procès très médiatisé.

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Accusée d’avoir tué Betty Gore à coups de hache, Candy Montgomery plaide la légitime défense et sera finalement acquittée. Adaptée notamment du livre Evidence of Love, la série s’intéresse moins à l’enquête qu’aux tensions sociales et morales d’une communauté religieuse confrontée à un crime.

Qu’en pensent les critiques ?

Lors de sa diffusion initiale, la performance d’Elizabeth Olsen a avant tout retenu l’attention des critiques.« [Elle] est, sans aucun doute, l’atout majeur de Love & Death. Elle se fond littéralement dans le personnage de Candy », note le magazine Empire, incarnant « une femme fascinante qui semble illuminer chaque pièce où elle entre ». Même constat dans The Guardian, qui l’estime « absolument captivante ». Les Inrockuptibles évoquent de leur côté une « Olsen […] magistrale ».

Love & Death©HBO Max

Plusieurs critiques saluent une série qui dépasse le fait divers. Les Inrocks décrivent une fiction qui explore « le monde normatif des maisons bien alignées », offrant « la radiographie d’un certain mal-être dans les espaces suburbains ». Pour Télérama, ce suspense sert surtout à brosser « le portrait d’une communauté aussi pieuse qu’hypocrite ». Le récit prend ainsi la forme d’une chronique sociale attentive aux frustrations et aux contradictions de l’Amérique conservatrice des années 1980.

Que reproche-t-on à la série ?

Certaines critiques se montrent parfois plus nuancées. Empire estime que la série est « incroyablement captivant[e] dans ses moments les plus choquants, mais un peu lent[e] par ailleurs ». Même réserve chez Télérama, pour qui ce thriller intimiste « ne réinvente pas ce genre à la mode ». Plus sévère, The Guardian juge que « ce spectacle est d’un ennui mortel », regrettant que la série « ne nous apprend pas grand-chose de nouveau » sur cette affaire déjà largement racontée.

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