Le nouveau shōjo fantastique de Kurokawa suit une relation entre une jeune fille et une créature surnaturelle, construite dans un temps limité.
Une histoire d’amour entre un dieu de la mort et une adolescente : le postulat suffit à retenir l’attention des amateurs et amatrices de shōjo. Paru le 12 février chez Kurokawa, Bride of the Death God prend la vague des romances fantastiques, très populaires ces dernières années. Déjà remarqué en ligne au Japon, le titre adapte un webcomic diffusé sur les réseaux avant sa prépublication en 2022 sur Gangan Pixiv. Illustrateur reconnu, notamment pour la série de romans Hakata Tonkotsu Ramens, Hako Ichiiro signe ici son premier véritable récit long. Plusieurs volumes existent déjà dans l’édition japonaise.
Quelle est l’intrigue de Bride of the Death God ?
Aibi, lycéenne atteinte d’une maladie incurable, n’a plus que quelques jours à vivre. Lorsque le dieu de la mort vient la chercher, elle ne manifeste ni peur ni résistance : elle le remercie. Déconcerté, le shinigami demeure auprès d’elle. Durant la semaine qui lui reste, la jeune fille s’attarde sur des expériences ordinaires – sortir, discuter, observer – tandis que l’entité découvre peu à peu ce que recouvre l’existence humaine.
La narration s’organise autour d’un compte à rebours. Le temps limité transforme chaque scène en moment décisif. La rencontre agit comme une reconnaissance mutuelle : l’adolescente, jusque-là invisible, devient essentielle tandis que le dieu de la mort, réduit à sa fonction, apprend à éprouver.
Quelles sont les influences de Bride of the Death God ?
Le manga s’inscrit dans la tradition japonaise du romantisme surnaturel mélancolique. Il rappelle les amours impossibles de Vers la forêt des lucioles, les récits sous échéance à la manière de Your Lie in April ou encore l’acceptation de la disparition, au cœur de Je veux manger ton pancréas.
Dans la même veine, Wish, de Clamp, et Le conte des parias mettent en scène le lien entre humaine et être céleste/créature, tandis que Orange fait naître la romance sous la conscience permanente d’un futur menacé.