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Bitdefender vous aide à identifier les arnaques avec un chatbot gratuit

27 mars 2024
Par Pierre Crochart
Bitdefender vous aide à identifier les arnaques avec un chatbot gratuit
©T. Schneider/Shutterstock

À l’heure où les piratages de grande ampleur se multiplient et que les arnaques par SMS fleurissent, le géant de la cybersécurité dégaine un outil qui permet d’y voir plus clair.

Difficile d’imaginer que l’on aura pu échapper aux récents piratages des prestataires de l’assurance maladie ou à celui de Pôle Emploi il y a quelques semaines. Conséquence directe de ce véritable butin de guerre pour les pirates : les campagnes de phishing par SMS ou par mail reprennent de plus belle, et elles sont de plus en plus perfectionnées. C’est là qu’entre en jeu Scamio, le chatbot gratuit et accessible sur ordinateur et smartphone lancé par Bitdefender.

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“Dis, Scamio, est-ce que ce SMS est sûr ?”

L’approche de Bitdefender, éditeur de logiciels de cybersécurité notamment connu pour ses antivirus, est maligne. Elle propose une protection informatique et prend le train de l’IA grâce à un modèle de langage spécifiquement entraîné pour aider à identifier de potentielles arnaques. Alors, comment ça marche ?

Il suffit dans un premier temps de se rendre sur la page du service et de se créer un compte si l’on n’a jamais utilisé de produit Bitdefender par le passé. On accède ensuite à une interface rappelant celle d’un service de messagerie et pour cause, on va bel et bien pouvoir discuter avec Scamio.

On peut, au choix, entamer une conversation avec le chatbot, ou simplement lui fournir une capture d’écran (d’un SMS qu’on a reçu par exemple) pour qu’il l’analyse. Après quelques secondes, le verdict tombe. Scamio explique si le SMS qu’on a reçu paraît légitime ou s’il vaut mieux le supprimer et ne surtout pas cliquer sur le lien qu’il contient.

En cas de doute, pas de doute

Difficile de dire si le chatbot de Bitdefender (par ailleurs aussi accessible par Messenger) rencontrera un grand succès. Le fait est que la démarche de l’entreprise est intéressante, et contribue à faire parler de cybersécurité. Quelques semaines après que la France, pour ne parler que d’elle, a subi d’importants piratages d’institutions publiques, ce n’est pas une mauvaise chose.

Il faut rappeler que le gouvernement travaille sur une plateforme permettant d’alerter sur les risques d’arnaques, mais que celle-ci a pris du retard et n’a plus vraiment d’horizon de sortie. Dans l’attente, toutes les solutions sont bonnes à prendre pour rassurer les internautes.

Rappelons à toutes fins utiles qu’il est la plupart du temps risqué de cliquer sur des liens envoyés par SMS de la part de numéros inconnus. Même s’il s’agit de suivi de colis, mieux vaut passer par le site du vendeur afin d’être sûr qu’un tracker ne s’est pas glissé dans le lien.

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Article rédigé par
Pierre Crochart
Pierre Crochart
Journaliste